Jean Rouch : l’art
Faire-part musée Henri Langlois – cinémathèque française (8 juillet 1997)
Jean Rouch
(1997 - 55')
“Ce film réalisé en un après-midi est une “promenade inspirée”, c’est-à-dire la découverte d’une exposition où j’improvise le commentaire. Les cinq plans-séquences successifs suivent l’ordre chronologique de l’Histoire du Cinéma tel que Langlois l’avait conçu il y a une trentaine d’années. Deux semaines plus tard, le Musée était dévasté à jamais par suite de l’incendie du Palais de Chaillot. Alors le petit bout de film que l’on a fait c’est un peu se souvenir.”

Le Beau navire
Jean Rouch
(1990 - 4')
Petit essai autour de la tour Eiffel.

En une poignée de mains amies, fleuve qui par dessous les ponts, ouvre les portes de la mer
Jean Rouch et Manoel de Oliveira
(1996 - 35')
“En dégustant un vieux porto, je parlai avec Manoel des ponts du Douro, et tout de suite, nous fûmes du même avis: de tous ces ponts, la grande œuvre d’art, dans cette capitale de l’architecture moderne, était le pont que Gustave Eiffel y avait jeté avant de construire sa tour à Paris. En mois de cinq minutes, le projet fut construit: Manoel écrirait un poème que nous filmerions avec nos copains. Et comme dans tous les rêves d’enfants, nous le réalisâmes en moins d’une semaine, en sillonnant les rives du Douro à pied, en voiture, en hélicoptère, revenant sur nos pas, à la poursuite de nuages merveilleux, Manoel et moi hurlant les stances d’un poème inspiré par le vent, le fleuve et l’amitié.”

Hommage à Marcel Mauss : taro okamoto
Jean Rouch
(1973 - 15')
Conversation dans l’atelier de Taro Okamoto, artiste japonais exubérant qui fut aussi l’élève de Marcel Mauss en 1938, pour rendre hommage à ce grand sociologue français.

Enigma
Jean Rouch
(1986 - 80')
Un mécène, un faussaire, un tableau jamais peint, de Chirico, Nietzsche et Turin pour une déambulation baroque et surréaliste.