Premier Geste
A côté (s)
Anne Philippe
(2005 - 45' - France)
L’auteur du film retourne dans la ville où elle a vécu, enfant. Elle y rencontre Nenes, Mickey, Def, Béné et Marcus. alors commence une aventure du regard.
Ce dont j’ai envie dans ce projet, ce n’est pas de faire un film sur, ni un film de, mais un film à partir d’échanges nourris de différences les plus grandes. Cela suppose une démarche et un processus d’élaboration particulier, et induit que soient possibles les conditions de l’échange.

A L’Est de Walbrzych
Max Hureau
(2004 - 57' - France - VO Russe (sous-titre : Français))
Le cinéaste Max Hureau a traversé l’Europe de l’Est en filmant et en photographiant au quotidien le travail et les conditions de vie des mineurs du charbon. Sa fascination pour cette profession l’a emmené dans un périple de plus de 7000 km, de la Silésie Polonaise jusqu’à la Sibérie Centrale où s’est dévoilée à lui une insupportable misère humaine.
Le cinéaste a saisi dans l’urgence une profession et une culture qui s’effondrent alors que le nombre des mineurs reste encore considérable.

Azrak-Ramadi (Bleu-Gris)
Mohamad Al Roumi
(2004 - 23' - France - VO Arabe (sous-titre : Français))
De retour sur les lieux de son enfance en Mésopotamie du Nord pour travailler comme photographe sur une mission archéologique, l’auteur apprend que toute cette région va être engloutie dans les eaux du plus important barrage construit sur l’Euphrate en Syrie. Le cinéaste décide de témoigner d’une splendeur vouée à être, à jamais, dérobée aux regards.

Border
Laura Waddington
(2005 - 27' - France/Angleterre - VO Anglais (sous-titre : Français))
En 2002, Laura Waddington a passé plusieurs mois dans les champs autour du camp de la Croix Rouge à Sangatte avec des réfugiés afghans et iraqiens qui essayaient de traverser le tunnel sous la Manche pour rejoindre l’Angleterre. Filmé entièrement de nuit avec une petite caméra vidéo, Border est un témoignage personnel sur le sort des réfugiés et la violence policière qui a suivi la fermeture du camp.

Ça sera beau (from Beyrouth, with love)
Wael Noureddine
(2005 - 30' - France - Liban - VO Arabe (sous-titre : Français))
Beyrouth, ou peut-être n’importe quelle ville en guerre avec elle-même. Ici aucun conflit ne se règle jamais, aucun mur ne se répare. Dans la ville trouée, les déflagrations résonnent mieux. On a le choix entre l’armée et la religion, ou bien alors la religion et l’armée. La dose d’héroïne coûte 5 dollars. Je rends visite à quelques connaissances et j’envoie mes cartes postales.

La Colonie
Vincent Roux
(2004 - 26' - France)
Filmer un lieu pour interroger sa mémoire. Eprouver l’interdit qui tient à distance. Le découvrir en l’observant, en le parcourant, en l’arpentant. Projeter à travers lui des éléments d’histoires, vécues ou imaginaires, impossibles à comparer.

Devant elle
Angela Terrail
(2005 - 18' - France)
Une jeune femme française, noire, vit au Mozambique.
C’est Lise, elle erre dans la ville, observe sans se mêler, reste lointaine.
Quelqu’un la filme dans sa chambre d’hôtel, Lise parle d’elle, avec maîtrise, distance.
Puis peu à peu elle se dévoile, lâche prise, pour un instant.

Donner le jour
Martin Verdet
(2005 - 78' - France)
« La mort de ma mère libéra en moi une intensité telle qu’il me sembla fou de vouloir l’esquiver. »
« Donner le jour » est le journal intime d’un homme qui filme sa femme pendant neuf mois. Son deuil, douloureusement, amoureusement, se cherche et se transforme au quotidien. Les signes de vie et de mort s’entremèlent. Tandis que Paola, allongée aux côtés de sa mère, écoute le récit de sa naissance, Martin, seul avec son père, vide l’appartement de son enfance.
L’expression dit : « faire son deuil ». Ce film nous révèle que c’est aussi le deuil qui nous fait.

Dreyer pour mémoire, exercice documentaire
Olivier Derousseau
(2004 - 59' - France)
"Il existe un lieu à Roubaix (France), la Cie de l’Oiseau Mouche qui accueille et forme des travailleurs / acteurs handicapés. Je veux dire déclarés et identifiés comme tels. Des amis. Qui travaillent. Trente cinq heures par semaine. Cette compagnie domiciliée au lieu dit « le Garage » produit avec ces acteurs des spectacles. Et en reçoit aussi. Ces acteurs sont les protagonistes du film."

La Femme seule (A Woman alone)
Brahim Fritah
(2005 - 23' - France)
Lega Akosse, une jeune femme Togolaise a été victime d’esclavage moderne. Un luxueux appartement parisien est le théâtre des réminiscences de son passé. Ainsi, dans les pièces vides résonne sa voix qui raconte les conditions de sa venue en France, ses souffrances et comment un fragile processus d’affranchissement s’est lentement mis en place, grâce aux objets qui constituaient son environnement quotidien.



Die Herren (Les Messieurs)
Patric Chiha
(2005 - 52' - France / Autriche - VO Allemand (sous-titre : Français))
À la Maison des Artistes de l’hôpital psychiatrique de Gugging, près de Vienne en Autriche, quatorze peintres vivent et travaillent. L’écriture, souvent au centre de leurs œuvres, inspire ce film qui rend compte de leur rapport singulier et émouvant à la folie, à l’art et à l’Autriche, marqué par le souvenir et construit dans l’isolement.

J’ai pas tué Saddam ! (I didn’t kill Saddam !)
Guillaume Bordier
(2005 - 50' - France - VO Dari (sous-titre : Français))
La vie dans une petite auberge dans les montagnes afghanes, au milieu de l’hiver. Deux pièces : une cuisine et une pièce commune où l’on mange et dort à même le sol. On y croise des commerçants, des soldats, des paysans des montagnes voisines, des trafiquants d’héroïne, des patients du dispensaire et... un voyageur occidental avec sa caméra, tombé là par hasard.
Le film retrace les liens créés dans ce lieu isolé, pendant plusieurs semaines, entre le réalisateur et les gens de passage : un échange de regards.

Ningun Lugar en Ninguna Parte (Nulle Part en Aucun Lieu)
Jose Luis Torres Leiva
(2004 - 70' - Chili - VO espagnol (sous-titre : français))
Une journée personnelle à travers l’image et le temps. Le portrait d’un quartier marginal. Une rencontre entre la réalité et la fiction.

Plus loin que la nuit
Robert Cahen
(2005 - 10' - France - sans parole)
Au-delà d’une vision première de la réalité d’un marché de Hanoï, dans l’idée et le désir de faire ressentir la nécessité et la vie, le film déroule un quotidien qui défie le temps et installe par delà sa représentation, une éternelle histoire.
Une femme se coiffe dans la nuit, un train passe entre les maisons, une foule se presse et travaille. Un enfant oublié attend.

Pour vivre, j’ai laissé
collectif
(2004 - 30' - Belgique - VO divers (sous-titre : français))
Septembre 2004

Des cinéastes rencontrent des demandeurs d’asile. Ceux-ci s’emparent de la caméra et filment eux-mêmes leur intimité.
Ils nous font partager des moments et sentiments vécus dans un centre pour réfugiés.



Quelques miettes pour les oiseaux
Nassim Amaouche
(2005 - 28' - France - VO arabe (sous-titre : français))
Rwached, un no man’s land à la frontière, le dernier village en Jordanie avant l’Irak...

Souvenirs d’un voyage dans le Maroc
Christophe Clavert
(2005 - 60' - France)
« Est-il possible de raconter de manière à se satisfaire les événements et les émotions variées dont se compose un voyage ? »

La tercera vida (La troisième vie / The Third Life)
Vanja D’Alcantara
(2005 - 47' - Belgique - VO espagnol (sous-titre : français))
Purificacion Crego est incarcérée depuis 11 ans dans la prison d’Avila, à 100 km de Madrid. Aujourd’hui, elle a 29 ans. Elle est à deux semaines de sa sortie.
La tercera vida est une rencontre avec cette femme prisonnière depuis ses 18 ans, qui est sur le point de retrouver sa liberté. C’est un portrait à huis clos, un témoignage intime et spontané dans lequel se dévoilent les événements de son passé, l’expérience de sa vie carcérale, et les perspectives de sa liberté imminente.

Terra Magica
Fanny Guiard
(2005 - 74' - France - VO anglais (sous-titre : français))
Suivre l’exemple du personnage incarné par Mia Farrow dans le film de Woody Allen « La rose pourpre du Caire » : traverser, comme elle, l’écran du cinéma de quartier pour rejoindre, corps et âme, l’univers du film dans lequel, jusque-là, son esprit seul se projetait.
Traverser cette frontière du raisonnable pour se retrouver du côté de la magie, de la poésie. Du côté du cinéma.
De cette même manière, radicale et déraisonnée, j’ai voulu entrer dans un film du cinéaste suédois Ingmar Bergman. Peu importait lequel, je les aimais tous.

Tweety Lovely Superstar
Emmanuel (aka Eman) Gras (aka Oktaï)
(2005 - 18' - France - VO arabe (pas de sous-titres))
Quatre hommes et un enfant sur un immeuble,
sous un soleil de plomb.
Leur travail: le détruire. Leurs outils: leurs bras.
Le labeur de ce jour est leur labeur de chaque jour.