Manojhara ou la léproserie Sainte Isabelle
Dominique Dubosc
(1969 - 21' - Les Films de la Commune - France - Guarani et espagnol (s/t français))
Quand la maladie devient trop visible, la léproserie reste le seul refuge. Beaucoup de lépreux croient alors que "la vie est finie".
En fait, loin du regard (et de la peur) des bien portants, une nouvelle vie commence : dès lors qu’il accepte l’image de lui-même que lui renvoient les autres malades, l’interné peut trouver "une nouvelle manière d’être".
Dans la léproserie Santa Isabel (Paraguay), les malades se répartissent en deux groupes : ceux du Centre et ceux de la Périphérie.
Ceux qui ne sont pas encore trop atteints, qui gardent une certaine autonomie, restent autant qu’ils le peuvent à la périphérie, et s’efforcent de vivre une vie "normale" (généralement en couple) dans de petits ranchos indépendants.
Les autres, les solitaires, les vieux, les impotents, boivent, plaisantent et rêvent dans les deux pavillons centraux.