Doc concert
 
Alsateh (Le toit)
Kamal Aljafari
(2006 - 63' - Autoproduction - Palestine - Arabe)
Un homme s’en retourne dans son pays, celui de ses parents, la Palestine - l’Israël d’aujourd’hui. Pris dans les contours en pointillé d’existences et de lieux fragmentés, il est à la recherche d’une place et d’un récit cohérent. Tissant les lambeaux de son passé d’adolescent alors incarcéré, son voyage est moins la quête de sa mémoire que la tentative de reconquête d’un présent comme passé vivant. Son cadre formel : l’histoire inachevée qui pèse sur la maison familiale. Loin des stratégies spectaculaires journalistiques ou des enquêtes supposément véristes, loin des causes brandies et de leur logique de victimisation, on ne trouvera pourtant rien d’anecdotique ici. Ou de l’anecdote élevée au rang d’allégorie, qui permet au film d’emprunter les chemins et le rythme de la méditation, de mettre un mur abattu en écho avec un mur que l’on construit. Manifeste politique autant que formel, ce que révèle Kamal Aljafari, c’est davantage que le sens donné à l’absence d’un toit, c’est l’architecture propre à l’identité, au lieu et aux passés encore présents." (source :Jean-Pierre Rehm, catalogue du FID Marseille 2006 )
 
Concert
Djamel Allam
Né en 1947 à Béjaïa, et après un passage au conservatoire de musique de la ville, Djamel Allam part en 1970 à Marseille, puis à Paris où il s’essaye un temps dans les cabarets de la rue Mouffetard, avec un répertoire de chansons françaises.
C’est en 1972 qu’apparaît Djamel Allam en première partie d’Arezki et Brigitte Fontaine, à la salle El Mouggar à Alger. Deux ans plus tard, Claude Villers, avec qui il collabore à l’émission "Pas de panique" sur France Inter, le recommande au producteur des disques Escargot (François Béranger, Gilles Vigneault). La notoriété vient avec Arjouth (Laissez-moi vous raconter), son premier opus, et surtout avec le succès de Maradioughal (Quand il reviendra), régulièrement repris depuis. Suivront cinq albums et de nombreux tubes, des musiques de film (Prends dix mille balles et casse-toi ,La plage des enfants perdus), des prestations de comédien au cinéma (Les Sacrifiés ,Fort Saganne ,Les Folles années du twist ) et plusieurs escapades en Algérie. Aujourd’hui encore, Djamel Allam, le plus vieil hôte algérien de la Fête de l’Humanité à Paris, continue de faire la part belle à des airs de fête têtus comme un refrain.