Parcours Dominique Dubosc
 
Le documentariste ou le roman d’enfance
Dominique Dubosc
(1989 - 42' - Kinofilm & La SEPT (1989) - France)
Dans un beau salon parisien, un homme raconte à sa mère, en feuilletant l’album de famille, l’histoire merveilleuse et tragique de son enfance. Entre deux épisodes de ce "roman", on voit des extraits de six films documentaires réalisés vingt ans plus tard par l’enfant devenu homme.
Le Documentariste ou le roman d’enfance propose ainsi, à la manière de Georges Perec, deux récits indépendants, croisés chapitre par chapitre.
 
Manojhara ou la léproserie Sainte Isabelle
Dominique Dubosc
(1969 - 21' - Les Films de la Commune - France - Guarani et espagnol (s/t français))
Quand la maladie devient trop visible, la léproserie reste le seul refuge. Beaucoup de lépreux croient alors que "la vie est finie".
En fait, loin du regard (et de la peur) des bien portants, une nouvelle vie commence : dès lors qu’il accepte l’image de lui-même que lui renvoient les autres malades, l’interné peut trouver "une nouvelle manière d’être".
Dans la léproserie Santa Isabel (Paraguay), les malades se répartissent en deux groupes : ceux du Centre et ceux de la Périphérie.
Ceux qui ne sont pas encore trop atteints, qui gardent une certaine autonomie, restent autant qu’ils le peuvent à la périphérie, et s’efforcent de vivre une vie "normale" (généralement en couple) dans de petits ranchos indépendants.
Les autres, les solitaires, les vieux, les impotents, boivent, plaisantent et rêvent dans les deux pavillons centraux.
 
Los dias de nuestra muerte (Les jours de notre mort)
Dominique Dubosc
(1970 - 16' - Kinofilm - France)
Choses vues dans les mines d’étain de Bolivie à l’époque du massacre de la Saint-Jean.
 
L’affaire LIP/Le goût du collectif (15’)
Dominique Dubosc
(1976 - 55' - Sonimage – INA - Commission Popularisation LIP (1976) Kinofilm 2006 (pour la version de 55 minutes) - France)
La grève mythique de la manufacture horlogère LIP, plus connue sous le nom de "Conflit LIP", a été par l’importance des questions posées, par ses formes d’organisation, par son ampleur et sa popularité, l’un des grands événements sociaux de la seconde moitié du XX° siècle.Ce film, réalisé sous le contrôle des travailleurs, raconte leur lutte de l’intérieur.
 
L’homosexuel ou la difficulté de s’exprimer
Dominique Dubosc
(1998 - 68' - Kinofilm - France)
Captation de la pièce de Copi : "L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer",mis en scène par Philippe Adrien, en deux plans-séquences.
 
Les quatre jumelles se font belles
Dominique Dubosc
(2002 - 12' - Kinofilm - France - Français)
Extrait des "Quatres jumelles" de Copi. Dans les coulisses de la pièce. Mise en scène de Daisy Amias.
 
Duane Michals
Dominique Dubosc
(1993 - 13' - Emission de la série CONTACT ( ARTE) - France)
Duane Michals est né le 18 février 1932 à McKeesport en Pennsylvanie. En 1957, il obtient son premier emploi professionnel : directeur artistique adjoint du magazine Dance. En 1958, il entre à Time Incorporated en tant que graphiste attaché au département publicitaire. Ses premiers travaux professionnels en tant que photographe sont une série de portraits publicitaires pour la comédie musicale « The Fantasticks ». Il collaborera régulièrement à Show, Mademoiselle, Esquire, puis à Vogue, au New-York Times, à Horizon, au Scientific American. C’est en 1979 qu’il réalise ses premières œuvres où s’allient la photographie et la peinture.
 
Jean Rouch, premier film
Dominique Dubosc
(1991 - 26' - Kinofilm - France)
Le premier film de la filmographie de Jean Rouch "Au Pays des Mages Noirs" n’est pas réellement son premier film : il fut monté à partir d’images tournées par lui en 1947, mais organisées dans un ordre qui n’était pas le sien et surtout, accompagnées d’un commentaire colonialiste dit par un radio-reporter sportif...
Devant nous, Jean Rouch improvise un nouveau commentaire en harmonie avec ses images et termine ainsi, en 1991, son "premier film".
 
Plans lumières
Dominique Dubosc et Robert Kramer
(1995 - 16' - Kinofilm - France)
Série de plans fixes d’une minute à la manière des films réalisés par les opérateurs Lumière.
4 plans sont réalisés par Dominique Dubosc et 12 plans sont réalisés par Robert Kramer
 
Célébrations
Dominique Dubosc
(2000 - 38' - Kinofilm - France)
Du 16 janvier au 28 février 1991, j’ai vécu la guerre du Golfe (sur mon écran de télévision) comme un interminable cauchemar. J’en suis arrivé à une forme de dépression. C’est dans cet état que je suis parti pour New York, où ma femme travaille et où je voulais rencontrer le poète et cinéaste Jonas Mekas. Le film commence réellement sur l’autoroute, entre l’aéroport et Manhattan : est-ce la grandeur du Triboro bridge, la pluie sur le pare brise du taxi, le souvenir d’autres arrivées semblables ? “Quelque chose” en tout cas m’a ramené dans la vie et j’ai su, avec évidence, que je devais “célébrer” cette vie retrouvée, que c’était la seule réponse que je pouvais faire à la guerre. C’est ainsi qu’avant même de le rencontrer, j’ai rejoint Mekas, qui a toujours opposé dans ses Journaux de simples instants de vie aux images sans vie des média.
 
News of the day
Dominique Dubosc
(1998 - 9' - Kinofilm - France)
5 séquences :Un match amical. Sur la plage de Gaza. Alice n’est plus à l’hôtel Impérial. Mohammed retrouve son père. Maha lisait Tchékhov sur la véranda.
 
News of the day
Jonas Melkas
(1998 - 12' - Kinofilm - France - Français/Anglais)
Dans les années 60, un groupe de cinéastes américains de gauche fonde l’agence NEWSREEL pour s’opposer à la désinformation des media.
Fidèle à lui-même, Jonas Mekas filme plusieurs séquences présentant des scènes de la vie quotidienne comme des “News of the day” (des Nouvelles du Jour)...
Ces petits poèmes instantanés n’opposent pas simplement certaines « nouvelles » à d’autres, mais la vie même à la non-vie.
 
Croquis palestiniens
Dominique Dubosc
(2004 - 21' - Kinofilm - France)
Douze croquis de la Palestine occupée quatre ans après le début de la seconde Intifada.
 
La chambre d’écoute
Dominique Dubosc
(2005 - 39' - Kinofilm - France)
Dans l’inconscient où « tout est possible, moi seul impossible »,
où l’on sèche éternellement suspendu à une corde à linge,
où l’on est perdu pour toujours dans sa propre rue, où le rêveur,
aveugle, mort de peur, tombé au pouvoir d’une hyène, se voit dépecé,
où il suffirait d’un geste pour se sauver, un geste qui ne s’accomplit jamais…
dans l’inconscient palestinien pourtant, une jeune fille quelquefois
redresse la situation, une vieille femme dans sa folie surmonte l’humiliation
et les amants séparés traversent librement les murs de la prison.
 
La lettre jamais écrite
Dominique Dubosc
(1990 - 55' - série LIVE produite par ARTE. - France - Français/Anglais)
Toute l’idée de la fameuse série LIVE se ramène peut-être à cette simple proposition : voyons ce que vous êtes capable de raconter en un plan-séquence d’une heure.
Alors je raconte, le plus souvent derrière la caméra, parfois à côté, parfois devant. Je raconte les moments rares où, dans ses dernières années, mon père m’a fait partager son amour du Japon, m’a répété ce qu’il croyait digne d’intérêt, ce qu’il croyait vrai, ce qu’il aurait voulu pour moi.
Et m’a finalement laissé partir sur mes propres chemins. Peu après notre dernière rencontre, un soir d’avril, mon père a décidé de refermer le livre de sa vie, disant à sa femme : de toute façon, je ne refleurirai plus…
J’ai peut-être fait ce film pour lui dire que moi aussi, finalement, j’acceptais de le laisser partir.
 
Réminiscences d’un voyage en Palestine
Dominique Dubosc
(2004 - 38' - Kinofilm - France)
En juillet 2002, le dessinateur Daniel Maja est invité en Palestine par le Consulat de France à Jérusalem et le Ministère palestinien de la Culture, pour relancer un projet d’écoles de dessin à Ramallah et à Gaza. Je décide aussitôt de l’accompagner.
Tout au long du printemps 2003, un jour par semaine, il accepte d’improviser sous l’oeil de la caméra, dessinant des images qui évoquent à la fois la Palestine et un fond plus vaste, peuplé de son bestiaire habituel. De mon côté, je passe plusieurs mois à retravailler les images tournées sur place : à leur donner une qualité picturale et un fond sonore qui en font des réminiscences plutôt que des “notes de voyage”.
Le film qui résulte de ces deux élaborations est la mémoire d’un voyage, ou plutôt, un voyage dans la mémoire des deux voyageurs.
 
Palestine Palestine
Dominique Dubosc
(2002 - 76' - Kinofilm & Les Films d’Ici - France - Français)
Palestine Palestine se présente comme un triptyque, à la manière de certaines peintures flamandes d’autrefois : dans la partie centrale foisonnent des petites scènes de la vie quotidienne dans le camp de réfugiés de Dheisheh, à côté de Bethléem, tandis que dans les deux parties latérales, un marionnettiste et sa femme montrent leur spectacle de villages en villages, malgré les barrages et les dangers de plus en plus grands.