Jean-Daniel Pollet
 
Contre-courant
Jean-Daniel Pollet
(1991 - 10' - Son et Image Gentilly - France)
Sur des images et des photographies d’immeubles et d’objets spécifiques du paysage urbain, sans aucune présence humaine, une voix raconte la recherche d’une chose qu’elle ne connaît pas, cachée à ses regards dans Paris. Cette évocation poétique d’une enquête comparée à une quête mythologique, et
dont l’objet est une rivière, la Bièvre,donne un ton étrange à ce court métrage,
créant une atmosphère de menace contre la ville.
Les lieux de tournage sont les immeubles du Front de Seine, quai de Grenelle (15e), une ruelle à l’abandon.
 
Dieu sait qui
Pierre Borker
(2006 - 45' - La Huit Production - France - Français)
Jean-Daniel Pollet (1936-2004) a laissé une œuvre cinématographique derrière laquelle il s’est efforcé de s’effacer. Ce film est donc une variation autour d’un corps absent, une promenade subjective qui convoque les témoignages de collaborateurs, des souvenirs anecdotiques, des errances dans des lieux dont il aurait tiré matière. C’est aussi l’occasion de s’interroger sur la « méthode » Pollet , un mystère dont il est peu sûr que « Dieu Sait Qui » dévoile toutes les arcanes
 
Jour après jour
Jean-Daniel Pollet et Jean-Paul Fargier
(2006 - 65' - Ex Nihilo - France)
Il habite le monde comme sa maison : immobile. Un grave accident l’a cloué là, en ce point du monde : une maison au milieu d’un grand jardin. Il ne peut plus parcourir le monde : il le contemple jour après jour depuis sa maison. Il est cinéaste. Il n’a vécu que pour faire des films. Toujours un de plus : envers et contre toutes les circonstances. Il imagine faire un film avec toutes ses images fixes, se ranimant par conjonction, juxtaposition, succession. Il en isolerait, dans le lot innombrable, ce qu’il en faut pour voir une année s’écouler, quatre saisons, jour après jour. (source : www.festival-larochelle.org)