Retour au bestiaire
 
Le cinquième quartier
Jean-Baptiste Alazard
(2008 - 53' - France)
Dans une usine d’abattage de bovins du sud de la France,la mécanisation adapte un geste ancestral (mise à mort et découpe d’un animal) aux exigences de productivité contemporaines.
 
Asile
Boris Nicot
(2005 - 17' - France)
En présence du réalisateur.

Quelque part en Provence, une maison. Des bruits de bêtes autour de la maison. Des vestiges, des présences possibles, mais pas d’humains à l’horizon. La vie remue. Pas vraiment la sauvagerie, mais une relative liberté : des animaux ont pris possession du territoire...
 
Supermâché, aire de Pique Nique
Laurent Sfar et Jean Guillaud
(2008 - 13' - France)
En présence du réalisateur.

Le film met en jeu deux grandes figures : une bête sauvage et une grande surface. Il commence par un pique-nique en forêt et se termine dans un surpermarché dont les ingrédients proviennent.
 
Le préparateur
Noëlle Pujol
(2006 - 37' - France)
En présence de la réalisatrice.

Une seule opération tout au long de ce film : la transformation d’un cygne en lui-même. On y suit en effet le travail d’un taxidermiste qui d’abord évide, désagrège le cadavre d’un cygne blanc pour lui redonner progressivement allure, maintient jusqu’au moment ultime de la pose de l’œil qui clôt le processus. La lente métamorphose des couleurs, des matières organiques, des matériaux artificiels et des formes occupe les plans qui sont un hommage rendu à la patience artisanale.


 
Arena (VO)
Anri Sala
(2001 - 5' - Albanie)
Evoque un zoo abandonné en Albanie. On entend les rugissements d’un tigre, alors que d’énormes chiens rôdent à l’extérieur. Tout semble délaissé, décrépi, il y a un sentiment de menace et d’attente. Le film fonctionne comme une métaphore de l’état du pays.
 
Time after Time
Anri Sala
(2003 - 5' - Albanie)
"Il y a en nous une impossibilité à imaginer ce qui n’est pas nous. Par manque de curiosité, manque de pouvoir. En ce qui concerne le cheval que l’on voit dans mon film, beaucoup de gens ont un rapport presque physique à ce qui lui arrive et justifient cette hypersensibilité par le fait qu’ils considèrent le cheval comme un être humain. Mais ce serait peut-être plus juste de penser que, dans ce cheval, la présence humaine qui vit, c’est surtout celle qui a construit ce décor urbain autour de lui, et qui rend sa présence absurde. Penser qu’il signale surtout le dysfonctionnement du monde qui l’entoure." A.S
 
Sur la terre
Ariane Michel
(2005 - 13' - Courtesy Jousse Entreprise)
En présence de la réalisatrice.

Sur un rivage artique, dans un calme si absolu que l’eau ondule comme de l’huile, une respiration profonde s’élève. Hors du temps et du monde humain, le sommeil des morses est vieux comme la pierre, et se laisse à peine troubler par l’approche d’un intrus.
 
Rêve de cheval
Ariane Michel
(2004 - 11' - Courtesy Jousse Entreprise - France)
En présence de la réalisatrice.

Des chevaux sont là. Une jambe sur l’autre, calmes et solides, tapis dans l’hiver. Une rumeur monte au loin, un vent bizarre. Des oreilles se dressent, tous l’ont entendue. Dans leur langage secret, ils se mettent d’accord : ils ont peur et il faut courir…De la panique surgit un animal rayé hybride et inquiétant comme une énigme.
 
Histoire d’oeufs
Emmanuel Roy
(2006 - 43' - Yumi Productions - France)
En présence du réalisateur.

Les sorciers de l’ancien monde effaçaient les traces qui conduisent aux tombeaux. À la fin des funérailles, ils s’éloignaient à reculons, en tamisant la neige ou en couvrant de branches leurs empreintes de pas dans la boue. Tout ça pour éviter que les morts ne les suivent. Ou que les vivants ne soient tentés de rejoindre les morts. Mais certains vivants ne se résignaient pas. En secret, ils rassemblaient leurs souvenirs, s’en faisaient un bagage et partaient sur les traces de l’ami disparu.
 
Sur les traces de la fourmi à miel
Valérie Mégard
(2007 - 47' - AGAT Films & Cie - France)
En présence de la réalisatrice (sous réserve).

Là d’où je viens, en France, j’ai vu une peinture : "Le Rêve de la Fourmi à Miel". Dans ce Rêve il y a des points, des croissants, des lignes... Il n’y a pas de sens pour les regarder. Je suis bouleversée mais je ne sais pas pourquoi. Ces signes sont comme des traces à suivre. Elles m’entraînent dans un désert rouge, le désert australien. A Papunya je vis maintenant avec les Aborigènes du désert.
Je leur demande de me conter l’histoire de la Fourmi à Miel.