Sélection court
 
Un corps vivant
Cécile Ohannessian
(2008 - 5' - France)
En présence de la réalisatrice.

Un micro film, comme un film en macro, vient ausculter le corps et décomposer sa peau. Le corps en négatif est tourné à bout de bras; une traversée en substance éclaire les dessous de ses os. En deçà du souffle, suivre la mort maintenue en tout corps vivant; le temps du film, comme un rêve, ranimer ce corps mourant.
 
Kamel s’est suicidé six fois son, père est mort
Soufiane Adel
(2007 - 9' - LE GREC - France/Mali)
"Un soir dans la semaine, mon grand-père Tahar décède en soins palliatifs. Zouina, sa belle-fille est là. Aziz, son fils est là. Fayçal est là. Je suis là. Dieu n’est pas là ?" Kamel arrive trop tard.
 
L’éclaircie
Jérémie Jorrand
(2008 - 8' - Bathysphere productions - France)
En présence du réalisateur.

Un vieil homme et son fils marchent dans leurs forêts.
Le père s’arrête devant une parcelle et dit à son fils : "Il va falloir couper là, couper un arbre sur deux, pour qu’un sur deux reste debout. Procédons à l’éclaircie."

 
Kreuzung (Croisement)
Florian Huber et Benedikt Ritter
(2008 - 21' - Verein Filmprojekt Kreuzung - Suisse)
Il y a des millions de carrefours dans le monde. Mais le carrefour devant ma fenêtre n’est pas banal - car il est "mon" carrefour. En fait, aucun croisement n’est insignifiant. Point de réunion ou de collision, bifurcation, transition, estuaire, point de fuite, centre de commutation ou aiguille jumelle. Chaque croisement est un centre, un foyer où les chemins de nos vies se touchent et concentrent tous les jours, où le monde global et le monde local interagissent. Où passé et avenir se rassemblent pendant une courte période de présence.

 
Vampire(s)
Arnaud Gerber
(2008 - 28' - France)
En présence du réalisateur.

"J’étais continuellement en proie au désir – vous appellerez ça le désir de tuer – et plus il y en avait, mieux c’était. Oui, si j’en avais eu la possibilité, j’aurais tué des masses de gens."
Ainsi parle Peter Kürten, le tueur en série connu sous le nom de Vampire de Düsseldorf. Recueillies par le Dr Karl Berg après son arrestation en 1931, ses confessions sont le récit mécanique et précis de ses meurtres, comme s’il avait simplement fait son travail. Aujourd’hui encore, ses mots hantent les rues d’une société qui nie sa propre violence.
Je suis, tu es, nous sommes tous des vampires.
 
Eden end
Enrique Baixeras
(2008 - 10')
Les vacances heureuses d’une famille aisée. Une réflexion sur le progrès et la vie moderne où plaisir rime avec excès.
 
Kempinski
Neil Beloufa
(2007 - 14' - France/Mali)
En présence du réalisateur.

Bienvenu à Kempinski,
Les habitants de ce lieu mystique et animiste nous le présentent.

Ce documentaire de science-fiction n’a pas de scripte et son scénario est causé par une règle du jeu spécifique.Les interviewés imaginent le futur et en parlent au présent. L’aspect séduisant de la vidéo mène vers des stéréotypes exotiques et une lecture fictive de ce vrai documentaire d’anticipation.
Kempinski est par ailleurs un groupe hôtelier.
Le montage est mélodique et hypnotique.
Tourné à Mopti au Mali.
 
Nuages apportant la nuit
Stéphane Breton
(2007 - 30' - Les Films d’ici - France)
Un homme marche, ou alors au contraire, c’est moi qui marche. Est-ce le jour ou bien la nuit ? Aucune idée. On dirait une forêt obscure et froide. Une forêt, vraiment ? Et où cela ? Ou plutôt, moi, où suis-je ? Et eux, qu’est-ce qu’ils font là ? Ça ressemble comme deux gouttes d’eau à un pays lointain. Lequel ? Celui qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un rêve que je suis en train de faire. Ah bon. Me voilà donc parti à la recherche de la barbaque. De la barbaque ? Oui. Quelqu’un marche, et c’est moi, et la route est longue, et la nuit tombe.
Vendredi 31 octobre 2008 à 16h00 (Salle 1)

Prix Moulin d’Andé - CÉCI
 
Die Vögelein schweigen im Walde (Dans la forêt se taisent les oiseaux)
Tim de Keersmaecker
(2007 - 18' - Belgique)
En présence du réalisateur.

Un gardien de nuit profite ses temps morts pour exercer sa passion: la chasse. Mais la nature peut se montrer farouche et imprévisible…Un film sur la solitude, la soif de pouvoir, et sur notre quête de sens de l’existence.
 
D’assez courtes unités de temps
Boris Nicot
(2008 - 40' - L’asyndète - France)
5 lieux filmés, 5 sites dont il n’est pas sûr qu’ils parviennent à former paysage, même à faire territoire. Néanmoins ils sont issus d’une géographie : la région de Marseille en France. Ces 5 instants, traversés par des états de la matière qui méritent l’attention, donnent lieu à quelques traces marginales de la production humaine, aussi à certaines occurrences de la condition animale. Sans doute les réunir et les faire jouer ensemble dans ce document est une manière de les ranger dans la catégorie des produits et spectacles, de les situer, comme la chapelle Sixtine, le presse ail ou la fusée Ariane, sur l’étagère hégélienne des grandes réalisations de l’esprit.