Sélection long
 
Guy Gilles et le temps désaccordé
Gaël Lépingle
(2008 - 57' - Bathysphère Productions - France)
1958. Un jeune homme quitte son Algérie natale pour aller faire sa vie.
Cinquante ans plus tard, trois adolescents et un grand appartement donnant sur un boulevard parisien.
Au détour d’une pièce, d’une fenêtre, d’un visage, reviennent les films de Guy Gilles, les traces, les voix et les images d’une œuvre méconnue, désaccordée à son temps.
 
Zirei Kayitz (Semence d’été)
Hen Lasker
(2007 - 63' - Eden Productions - Israël - VO hébreu)
Sept ans après avoir effectué son service militaire féminin au sein de l’armée israëlienne, la réalisatrice revient sur les lieux où, pour la première fois, elle tomba amoureuse d’une femme, son commandant. Le film suit les 66 jours et nuits d’entraînement des femmes soldats d’une des plus rigoureuse armées et se penche sur les relations féminines développées dans le cadre stricte des codes militaires.
 
Les dormants
Pierre-Yves Vandeweerd
(2008 - 63' - Cobra Films, Gsara, Zeugma Films - Belgique/France)
En présence du réalisateur.

Les quatre récits qui habitent ce film nous entraînent de la Belgique aux rives du fleuve Sénégal, des Ardennes françaises aux montagnes du Sahara occidental. Ils ont pour point commun de nous guider à la rencontre de dormants. Des hommes et des femmes évoluant entre deux mondes, celui des absents et celui des vivants, entre deux états, celui de l’éveil et celui du sommeil.
Dans chacune de ces histoires réside un mystère libéré de toute croyance, de toute philosophie, de toute tentative d’explication. Un mystère capable de réenchanter le réel.
 
Année Lumière
Anne Durez
(2007 - 47' - France)
De février à mai 2005, j’ai vécu cette période que l’on appelle l’hiver éclairé, en fin de nuit polaire et jusqu’au jour continu, sur l’Archipel du Svalbard (Spitzberg), la terre habitée la plus proche du Pôle Nord.
Année lumière est le récit de cette expérience en milieu polaire, le questionnement lié au fait d’habiter le paysage.
Année lumière est une relation au voyage. C’est un film entre conte et autobiographie, entre fable et songe, entre pressentiment et souvenir.
 
Accoster
Olivier Derousseau
(2007/2008 - 55' - Chaya Films - France)
En présence du réalisateur.

Dans un « discours » fait à la Femis, Jean Luc Godard disait « à des apprentis » que le cinéma se retirait, qu’il se retirait et que nous devions le sentir, qu’il allait falloir marcher… et souhaitait bonne chance. Enlevons Cinéma et mettons Dieu à la place, et c’est un discours adressé par Bernanos à d’autres étudiants sur l’Europe, en 1947. « Dieu s’en va, vous devez le sentir… ». La belle affaire.
Jeudi 30 octobre 2008 à 18h30 (Salle 1)

Prix des Ecrans documentaires (ex-aequo)
 
Petrole
Cédric Putaggio
(2008 - 80' - Atopic, MYRIA PROD - France)
En présence du réalisateur.

Dans l’imprécision de mes souvenirs d’enfance, celui d’un homme que j’avais connu, s’est récemment affirmé jusqu’à l’obsession.
Occupant le même espace mental, l’image d’une carcasse de pétrolier s’est cristallisée de la même manière.
Il y a presque trente ans déjà, l’Amoco Cadiz s’échouait tout près des côtes de Portsall, un petit port du Nord-Finistère, et provoquait la plus importante marée noire que la Bretagne n’ait jamais connue.
Aujourd’hui, ce lieu m’est étranger, comme imaginé. Pourtant, ces souvenirs sont là, enfouis et bien réels.
 
Elegia del volo (Eloge du vol)
Fabio Tanzarella
(2007 - 71' - Teatri Uniti - Italie/Belgique)
En présence du réalisateur.

Des émigrés venus de Géorgie et leur situation précaire en Belgique - comme prétexte à une réflexion sur l’amour, l’exil et la mort.
Jeudi 30 octobre 2008 à 22h00 (Salle 1)

Prix des Ecrans documentaires (ex-aequo)
 
Les Parents
Christophe Hermans
(2008 - 70' - Ambiances...asbl - Wallonie Image Production - Belgique)
En présence du réalisateur.

Dans un village de Dordogne, Alain et Richard accueillent dans leur maison trois personnes âgées. Une alternative séduisante aux maisons de retraite traditionnelles. Avec des gestes proches de ceux d’un père, Alain et Richard accompagnent des mois, des années durant, les pensionnaires dans leur fin de vie. Ils forment une famille.
Tout le monde l’ignore aujourd’hui mais les deux hommes ont décidé de vendre leur maison pour s’installer aux Antilles…
 
Via de acesso
Nathalie Mansoux
(2008 - 82' - Portugal - VO portugais)
Les derniers habitants du quartier d’Azinhaga dos Besouros, en banlieue de Lisbonne,n’ont pas le droit d’être inclus dans le "Programme Spécial de Relogement". Ils vivent la démolition de leur quartier, où sera prochainement construite une autoroute.
"- Emma, tu paies un café?
- Tu ne vois pas qu’il y a un enterrement? Un café... il est où le café?
- Va demander au policier de te donner un café! Allez!
- Il va me donner des coups de bâton, non?"
 
Tramas
Augusto Contento
(2008 - 100' - Cineparallax, Habo Shibumi - France - VO portugais)
Les protagonistes sont dix hommes et femmes, habitants de la ville qui proviennent de différents milieux sociaux et culturels. A travers leurs itinéraires habituels dans la ville, ils nous racontent leurs sentiments et impressions, partagent leurs expériences personnelles. La caméra est toujours en mouvement, elle les suit dans les trains, les taxis, les métros, en tissant une toile d’araignée qui change l’espace perceptif et nous dévoile les rituels quotidiens, les différents espaces urbains, culturels et sociaux qui caractérisent São Paulo.
 
L’exil et le royaume
Jonathan Le Fourn et Andreï Schtakleff
(2008 - 127' - Château- Rouge Production - France)
Il faut fuir. On franchit les montagnes. On traverse les mers. Et puis on arrive là. Une muraille de mer et de technologie. Avec angoisse on se retourne. Tout est en train de s’effacer. Le monde disparait. Aujourd’hui que Sangatte n’existe plus, il est possible de regarder à côté, de suivre les traces et d’être emmené par les corps de ceux qui sont là.
Samedi 01 novembre 2008 à 15h30 (Salle 1)

Prix des Ecrans documentaires (ex-aequo)
 
La Mère
Antoine Cattin et Pavel Kostomarov
(2007 - 80' - Les Films Hors-Champ, Les Films d’Ici - Suisse/France/Russie - VO Russe)
En présence du réalisateur.

Elle s’appelle Lioubov. En russe, ça veut dire "l’amour". C’est la mère. Elle a 9 enfants, elle en adopte un dixième. Elle court toujours, loin de son mari violent. Vers son fils aîné en prison. De la maternité à l’école. De l’hôpital à la ferme. Juqu’où ira-t-elle encore?