Japon Surface Sensible - Rencontre avec Yann Dedet


 
We don’t care about music anyway…
Cédric Dupire et Gaspard Kuentz
(2009 - 80' - Studio Shaiprod - France - VO japonais (sous-titre français))
Du turntablism radical (Ôtomo Yoshihide) à l’innovation musicale informatique (Numb), en passant par l’audace instrumentale (Sakamoto Hiromichi), la scène de musiques actuelles de Tôkyô constitue une avant-garde que personne ne peut plus ignorer. Tout en présentant des acteurs majeurs de cette scène, We Don’t Care About Music Anyway… propose une vision kaléidoscopique de Tôkyô, confrontant musique et bruit, sons et images, représentation et réalité, fiction et documentaire.
 
Uminitunagaru Sakamichi (Un Chemin montant vers la mer)
Matsui Chieko
(2009 - 60' - Japon - VO japonais (sous-titre français))
À Okinawa au Japon, plusieurs bases militaires américaines existent depuis 60 ans. Les habitants demandent sa diminution, mais les gouvernements américain et japonais envisagent de construire un nouvel aéroport militaire sur la mer de Henoko au nord d’Okinawa.
Le film se focalise sur Takuma, un habitant près de Henoko, qui pour stopper la construction, essaie de faire valoir son pays natal, surtout la mer où vivent les dugongs, un mammifère rare, modèle de sirène. La mer d’Okinawa brillant de sept couleurs lui indique le chemin à prendre.

 
Akio the cat (Akio le chat)
Joëlle Janssen
(2009 - 50' - Ardèche Images Production - France)
La rencontre avec la personne et le travail d’Akio Suzuki est de l’ordre du voyage initiatique et malicieux. Né au Japon il y a près de 60 ans, il a été invité par quelques fous de mes amis de l’association du « Sentier des lauzes », dans une vallée des Cévennes ardéchoises.
Akio nous amène à la rencontre d’un rêve décalé qui échappe au déjà-vu, aux pouvoirs, aux entendus et attendus dominants. C’est un parcours, une initiation à une autre manière d’entendre le monde.

 
Six
Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti
(2009 - 28' - Mediasoken - Japon - VO japonais (sous-titre français))
D’un Styx humain se découpent quelques figures, quelques âmes, dans le tourbillon de la mégalopole Tokyo. Fin de jour, une retraite, une respiration, ce lieu familier de 10 m2, le bar “La Jetée” tenu par “Madame” Kawai San. Ce soir pourtant, une âme manque à l’appel...

 
Rien ne s’efface
Laetitia Mikles
(2008 - 52' - Zeugma Films - France)
Trois cadeaux. Trois moments de confidence autour du cinéma. Au fil de ces trois rendez-vous, la réalisatrice japonaise Naomi Kawase (Grand Prix du festival de Cannes en 2007) révèle le lien sensible et vital qui la lie au cinéma.
Ce questionnement intime dévoile l’univers de la cinéaste. Il interroge aussi notre propre rapport au monde, la fragilité de ce qui nous entoure, la fuite du temps et tout ce qui, malgré tout, s’arrache à l’oubli.

 
Visage écrit (The written face)
Daniel Schmid
(1995 - 90' - Pierre Grise Distribution - Japon / Suisse)
Depuis trois siècles, une loi impériale japonaise impose que les rôles de femmes soient tenus par des hommes, appelés Onnagatas, dans le théâtre Kabuki. Visage écrit se veut une approche de Tamasaburo Bando, le plus prestigieux Onnagata actuel.
Cette approche se déroule en quatre temps : la danse du serpent ivre "Orochi" ; "Tamasuro Bando et ses idoles" : dialogues avec la danseuse geisha Han Takehara qui se dit centenaire, l’actrice Haruko Sugimura, souvent rencontrée chez Ozu, et l’octogénaire danseur classique de Butoh, Kazuo Ohno ; "Twilight Geisha", variations sur le thème de la geisha ; "Sagimusume", pièce de Kabuki dansée par Tamasaburo Bando.

 
Hana No Miyako
Hata Akihiro
(2008 - 26' - La Fémis - France)
Un documentaire sur une maladie mystérieuse nommée « Le syndrome de Paris ». Une enquête pour définir la nature du syndrome qui nous mène vers la frontière entre la réalité et la fiction.
 
Oniro
Anne Fremy
(2009 - 25' - France)
Au Japon, dans la rue et dans les gares, les « Ekisha » lisent l’avenir dans les lignes de la main, à la lueur d’une bougie. D’autres systèmes divinatoires, l’Omikuji ou "l’honorable loterie", le jeu des coquillages, le jeu des cartes poétiques ou le loto des images, associent des images dans un mélange de hasards et de déterminations.
On les interprète comme des signes du destin ou comme un portrait personnel. On peut aussi bien les considérer comme un récit.

 
Taishû Engeki, caméra à l’épaule, côté cour
Yann Dedet et Pascal Griolet
(2008 - 52' - Artisans Producteurs Père et Fils - France)
Une séance de Taishû Engeki, filmée des coulisses. Le Taishû Engeki est ce théâtre populaire japonais, proche des codes du Kabuki, mais repoussé par la gent cultivée car cette forme est en l’occurence music-hallisée si l’on peut dire.
Le film se tient à égale distance de la scène et du public, dont la participation est partie intégrante de la grande vitalité et du charme contagieux de ce spectacle.

 
Koto corse
Yann Dedet
(2008 - 56' - Artisans Producteurs Père et Fils - France)
Rencontre musicale pour un concert entre la kotoïste, interprète et compositrice Mieko Miyazaki, et le groupe de poliphonies corses Voce Ventu. Après le concert dans l’église d’un village corse, ils ne peuvent s’arrêter de chanter ensemble.
 
Toile de pluie, toile de fruits (et légumes)
Yann Dedet
(2006 - 30' - France)
Le peintre Sakata Eizo vit en France depuis une dizaine d’année. De Paris à Nagoya (dont le peintre est originaire), en passant par Cunlhat en Auvergne, on suit la fabrication des toiles du peintre et ses expositions.
 
Suite japonaise
Yann Dedet
(2009 - 90' - Artisans Producteurs Père et Fils - France - VO japonais (sous-titre français))
« Suite japonaise » est un film à la première personne dont je me suis laissé dire par certains proches japonais qu’il charriait un certain nombre d’invariants japonais qui les avaient replongés dans leur pays de façon inattendue. Je suis heureux qu’un regard étranger ait pu, par simple attention au Japon et sans presque s’immiscer, en laisser surgir quelque chose:

Retour à l’Hijigawa (1ère partie)
C’est la petite ville d’Ôzu, dans l’île de Shikoku. Le film(eur), en cherchant à retrouver une personne filmée l’année précédente, questionne ce qu’est une rencontre, voire un coup de foudre, et se demande s’il peut y avoir partage d’un moment cinématographique et humain unique. Mais non, le découvreur est le seul ému, et le cinéma n’a que le pouvoir de l’enregistrement du regret.

L’Autre Côté (2ème partie)
Journal filmé d’un premier voyage au Japon, qui s’intéresse autant aux araignées qu’aux trains, aux femmes qu’aux onnagatas, à Tôkyô qu’à Ôsaka et à l’île de Shikoku, aux petits poissons qu’aux vieilles dames, aux éperviers qu’à tout ce qui est Japonais.
 
Le Pays du chien qui chante
Yann Dedet
(2002 - 95' - Maia Films (repris par Studio 37), CNC, Arte France - France - VO français et japonais (sous-titre français))
Tôyô et Yoshiko Mahiru, deux scientifiques japonais, s’installent dans un petit village du Jura entouré de forêts. Tôyô, musicologue, est à la recherche d’un chien qui chante. Sa femme, elle, mène une étude sur l’habitat religieux ancien en France et au Japon. Tôyô et Yoshito ont tout apporté avec eux – tatamis, algues séchées et portraits d’ancêtres – ne manquant pas de susciter la curiosité des habitants.
Très vite, Tôyô est envahi par une idée incongrue, impérieuse et presque folle : dans le désir qu’il perçoit chez un jeune villageois pour sa femme, il voit le moyen d’assurer une descendance à leur couple encore sans enfant. Il organise alors secrètement sa disparition pour laisser la place au jeune homme auprès de sa femme…