Palmarès

Proclamation du Palmarès de l’édition 2009
 
Vulnérable
Reine Mitri
(2009 - 52' - Luccioni - Liban - VO arabe (sous-titre français))
Ce film est une chronique d’angoisse et de malaise. De 2006 à 2009 j’ai filmé dans mon espace intime, sur l’écran de télé, une violence au quotidien, et sur l’écran de montage, un autre film qui est resté suspendu – celui sur la guerre de juillet 2006. J’ai aussi filmé mes amis ; ceux qui ont quitté le pays et ceux qui y sont restés. Tout au long, des questions se sont posées : quel espace reste-t-il pour la liberté de l’individu, pour l’espoir, la créativité et l’amour ? Le bonheur individuel, peut-il exister au milieu du malheur collectif ? Comment vivre avec la défaite ?
 
Les Oiseaux d’Arabie
David Yon
(2009 - 40' - Le Miroir - France)
À l’aube de la seconde guerre mondiale, des milliers de réfugiés espagnols traversent les Pyrénées pour fuir l’avance des Franquistes. Antonio Atarès est l’un d’eux : un visage parmi d’autres. Arrivé en France, il est interné au camp du Vernet puis déporté aux portes du Sahara, à Djelfa en Algérie. En mars 1941, il reçoit une lettre de quelqu’un qu’il ne connaît pas, la philosophe Simone Weil. Ces deux destins vont se croiser dans la pénombre de l’histoire.
 
A Taste of Honey
Simon Rittmeier
(2008 - 10' - Academy of Media Arts de Cologne - Allemagne)
Comment sortir des images paradisiaques véhiculées par l’industrie touristique sur Cuba ? Dans ce bref essai, le cinéaste met justement en scène des clichés – au sens propre et figuré. Son cadre, la plupart du temps fixe, agence la réalité cubaine : une femme écrasée de chaleur tenant une échoppe dont les rayonnages sont vides, une prêtresse de santeria (culte vaudou afro caribéen) filmée en plein rite sacrificiel, des couples chenus qui dansent en silence, des ventilateurs et des véhicules hors d’âge…
 
Hors saison
Jean-Claude Cottet
(2008 - 42' - Petit à Petit Production - France)
Vendredi 24 mai 1996, dans le hameau de « Gremey » en Haute-Savoie, la maison dans laquelle j’ai grandit vient d’être vendu aux enchères. J’avais vingt ans à l’époque, il fallait quitter cette baraque. Je me suis enfui, loin, ailleurs, tandis que mes parents sont restés là à vivoter dans les alentours de ce petit hameau de moyenne montagne.
Après douze années de relations en pointillé, où l’on ne se voit pratiquement plus, comment revenir ?