En écho
 
Attica
Manon de Boer
(2008 - 10' - Auguste Orts - Belgique)
En collaboration avec plusieurs musiciens, de Boer met en scène une performance de la composition de Frederic Rzewski de 1972, Attica, aussi bien qu’un travail lié, "Coming Together", également composé en 1972.
 
La Terre dessous mes pieds
Sophie Sherman
(2009 - 20' - France - Anglais (sous-titre français))
Une jeune fille erre dans une forêt et creuse des trous dans la terre.
Des versets de la bible semblent être les seules choses auxquelles elle pense.
Errance jusqu’à la perte. Un chant comme seule révélation.
Des versets bibliques - une foi - la folie - le silence.
Une fille suspendue à son errance qui soudain étouffe, cri, chante. Délire.
Un monde où le temps n’a plus d’emprise.

 
Se dissoudre à Mooste
Catherine Dalfin
(2009 - 14' - France)
J’ai cherché le centre de ce village, c’est-à-dire le lieu où se concentre le pouvoir, où se concentre et où s’organise le pouvoir, d’où se dégagerait un certain rappel à l’ordre et d’où émanerait aussi une certaine intensité, et je n’ai pas trouvé, et finalement ça m’a semblé mieux comme ça, un village qui fait obstacle à la pensée qu’il faut un centre et une périphérie, qui vous transmet un état intérieur parce qu’il vous laisse à l’extérieur.
 
The Source (La Source)
Jaap de Ruig
(2009 - 40' - Pays-Pas - VO Roumain)
Hetea est un hameau isolé de Roms en Roumanie. Le temps coule dans ce petit village composé de quelques huttes. La sérénité bucolique qui règne est pourtant bouleversée par une violente dispute éclatant entre les habitants. Cris et insultes, filmés comme précédemment les champs et les bêtes, explosent tout à coup dans le paysage. Menant comme au fouet, par leurs intonations, le rythme de la narration.
 
Two Times 4’33
Manon de Boer
(2008 - 12' - Belgique)
De Boer a invité le pianiste Jean-Luc Fafchamps à jouer la composition éponyme de John Cage 4’33" deux fois devant un public. Une fois en une seule prise, la caméra filme son exécution de la «composition musicale silencieuse». Pour la deuxième représentation, de Boer coupe tous les sons, intervenant seulement avec le clic du minuteur dans les 4’33" de la performance filmée. La caméra se déplace dans un long plan séquence qui commence sur Fafchamps, puis sur chaque membre de l’auditoire et termine sur l’extérieur par la fenêtre du studio.
 
Maniquerville
Pierre Creton
(2009 - 88' - Capricci Films - France - français sous titres anglais)
Le Centre de gérontologie de Maniquerville, dans le Pays de Caux, accueille des personnes âgées, souvent atteintes de maladie neuro-dégénératives.
La comédienne Françoise Lebrun vient régulièrement de Paris faire des lectures aux résidents, stimulant ainsi leur mémoire et leur parole. Un lien très fort s’instaure entre Françoise et Clara, animatrice au Centre.
 
L’Arc d’Iris, souvenir d’un jardin
Pierre Creton
(2006 - 30' - Atlante Productions - France)
Trois semaines de marche dans l’un des endroits les plus hauts du monde, la vallée du Spiti, Himalaya. Des séquences de fleurs cueillies comme un herbier et scandées par la rumeur des villages et le chant des monastères.
 
Deng Guo Yuan
Pierre Creton
(2010 - 24' - France)
« J’ai repensé à Marguerite Yourcenar dans une de ses Nouvelles orientales, Comment Wang-Fô fut sauvé : « Le monde n’est qu’un amas de taches confuses, jetées sur le vide par un peintre insensé, sans cesse effacées par nos larmes ». Découvrant le travail de Deng (entre la peinture traditionnelle chinoise, Claude Monet et Cy Tombly) alors que je terminais « La Trilogie en Pays de Caux », je me suis senti formellement proche, bien que chez lui la figure n’apparaisse pas. Le noir et blanc de ses peintures au lavis sur papier m’a permis dans ce film des passages du noir et blanc à la couleur, comme ils existent avec d’autres sens dans les autres films du recueil : les extraits de Jean Renoir dans Aline Cézanne, les photos du Havre détruit dans Papa, Maman, Perret et moi, les images infrarouges prises par Georges-Arthur Goldschmidt dans Le Paysage pour témoin. Dans l’atelier de Deng, la tentative complètement artificielle de reconstituer la nature m’a frappé. C’est ce que j’ai tenté de capter, essentiellement par le son : le mainate, le grillon, le vent du ventilateur dans les plantes vertes… »

Pierre Creton
 
Papa, Maman, Perret et Moi
Pierre Creton
(2010 - 30' - France - français)
« Parce qu’elles nous enseignent que la destruction n’est jamais absolue – fût-elle continue – les
survivances nous dispensent justement de croire qu’une « dernière » révélation ou une salvation « finale » soient nécessaires à notre liberté. »

Survivance des lucioles Georges Didi-Huberman

« L’enfant a dessiné « les immeubles du Havre ». Bien que le nom de l’architecte Perret lui soit
extrêmement familier, il les a signés de son prénom à lui : Vincent. […] J’ai demandé à Elisabeth et Pierre, ses parents tous les deux guides conférenciers, d’habiter l’appartement témoin comme s’ils étaient chez eux, ce qui n’est pas loin de la réalité et du fantasme des visiteurs (la muséographie du quotidien aidant). Vincent, en dehors du passage incessant du public ne fut pas dépaysé, habitant en temps normal un autre appartement de la reconstruction, lui aussi minutieusement reconstitué par ses parents dans l’esprit moderne de l’après guerre : un projet vieux de soixante ans mis en œuvre par celui qui est devenu le maître à penser de la famille, Auguste Perret. »

Pierre Creton
 
L’heure du berger
Pierre Creton
(2008 - 40' - France)
« Un certain type de vie quotidienne (heures fixes, mêmes personnes, formes et lieux de piété) amenait des pensées surnaturelles. Sortir de ce schéma et les pensées s’envolent. » Cesare Pavese



« J’avais littéralement organisé ma rencontre avec Jean Lambert. Très vite, je redoutais sa mort.
N’avait-il pas tenté de me prévenir : choisir un ami si vieux. La nuit, nous écoutions des javas jusqu’à ce que la peur se dissipe. Nous avions en tous cas bien ri devant la caméra toute seule bêtement en train de nous filmer. » « En septembre 1999 j’achetais la maison de Jean Lambert, qui venait de mourir, pour tenter de finir le film commencé avec lui deux ans auparavant : La Vie après la mort.
Déjà dans ce premier film tout se passait dans sa maison, avec lui, puis sans lui : tentative de filmer son absence. Dans L’heure du Berger c’est sa présence en tant que fantôme que j’ai voulu saisir. C’est un film que je n’ai pas vu venir. Au printemps 2007, alors que cela arrivait régulièrement, Jean est revenu, mais cette fois plus présent. Dans un même mouvement j’ai profité de sa présence et je l’ai nourrie, pour envisager un second film : sept ans après sa mort…toujours dans sa maison. »

Pierre Creton
 
Aline Cézanne
Pierre Creton et Vincent Barré
(2010 - 20' - France)
« Durant l’été 2008, nous avons accompagné notre amie Christine Toffin à Bourron-Marlotte rendre visite à sa tante Aline Cézanne, la petite fille du peintre. Bourron-Marlotte est un village près de Fontainebleau où Auguste Renoir et Paul Cézanne venaient peindre dans leur jeunesse. Puis Jean Renoir y a acheté la Villa Ste El, et fait acheter à son ami Paul Cézanne, le fils, "la Nicottière" - où Aline est élevée.
Un portrait où se croisent la peinture et le cinéma. Une histoire du XX ème siècle qui nous amène à ce seuil d’intimité où la vie et la création se mêlent et révèlent de l’enfance à la vieillesse des survivances – de l’image et de la nature en une sorte de bienveillance, une volonté de dialogue. »

Pierre Creton et Vincent Barré
 
Signer ici- en route avec Roman Signer
Peter Liechti
(1996 - 82' - Liechti Filmproduktion GmbH/ Recycled TV - Suisse)
Signer ici est une sorte de road-movie le long du sillon naturel, chargé de magie, qui traverse l’Europe. Des Alpes suisses à la Pologne orientale, du Stromboli en Islande... Une tentative de grande envergure pour trouver le rythme idéal du voyage. Roman Signer balise nos étapes à l’aide de ses instruments très personnels; interventions d’une concision séduisante et pleines d’humour subtil. Signer ici est aussi un voyage à travers des états d’âme. Un exercice de funambulisme entre l’espièglerie et la mélancolie. Le danger – y compris le danger psychique – stimule les sens.
 
Détour-Johan from Foula
Pierre Creton et Vincent Barré
(2005 - 30' - France)
« Mesurer et arpenter, c’est inventer un diagramme, c’est organiser le temps et l’espace, recoudre le passé et le futur, l’ici et le là-bas. Dans un diagramme, le centre c’est soi. Mais il se déplace, le centre n’est pas propriétaire, il est voyageur. Le monde est une infinité de centres. »
Vincent Barré
 
Le corps amazone
Anja Unger
(2010 - 75' - L’oeil sauvage - France)
En 2000, suite à un cancer, Annick a subi l’ablation d’un sein. Elle a choisi de rester “asymétrique”. Mais le regard que porte les autres sur son corps reste blessant. Pour rompre le tabou et le silence sur les conséquences du cancer, elle monte avec d’autres femmes un projet d’exposition artistique autour de l’idée du “corps amazone.” Le film questionne au-delà de la maladie cette réappropriation du corps qui est aussi un retour à la vie et interroge la vision de la femme et de la beauté féminine.
 
Rond point
Pierre Goetschel
(2010 - 58' - L’oeil sauvage - France)
Promenade monomaniaque d’un mystérieux personnage dans l’univers des rond- points, cette France des rocades, des noeuds autoroutiers, des banlieues périphériques, des ZAC, des ZI, des ZUP… Son voyage, de la Bretagne au Sud de la France, au pays des « logiques de rationalisation », en compagnie d’un représentant en fleurissement urbain, d’un lama tibétain, d’urbanistes, de maires, d’un joueur de vielle, d’un derviche tourneur, d’un sculpteur, d’un anthropologue…, révèle l’absurdité de notre monde « aménagé ».
 
Il était une fois André S.Labarthe
Estelle Fredet
(2009 - 94' - ZEUGMA Films/ AMIP - France)
La pensée de André S. Labarthe est aujourd’hui emblématique d’une forme cinématographique singulière où le documentaire est bouleversé par la fiction. La mise en scène de conversations avec André S. Labarthe se donne comme objectif de révéler comment fonctionne cette hybridation dans ses films, dans ses essais. La forme de ce film, tourné en vidéo et Super 8 mm, travaille cette mixité de document et de fiction, selon diverses strates de réalités. Documents écrits, extraits de films, viennent ponctuer la parole au présent.
 
Dissonant
Manon de Boer
(2010 - 11' - Auguste Orts - Belgique)
Dans Dissonant Manon de Boer filme la danseuse Cynthia Loemij en train d’exécuter une réponse de 10 minutes au 3 sonates pour violon seul d’Eugène Ysaÿe – pièce musicale dont Loemij a des souvenirs très nets. La caméra suit ses mouvements. Une limite temporelle physique - la durée de 3 minutes de la bobine 16mm - interrompt l’enregistrement du mouvement par la caméra. Tandis que la danse continue et le son des mouvements demeure encore audible, l’écran reste noir pendant la minute nécessaire pour remplacer la bobine de film. C’est pendant ces moments d’interruption de l’image, qu’un jeu avec la mémoire des spectateurs se met en route. Comme Loemij qui doit retrouver la musique qu’elle danse dans sa mémoire, le spectateur projette l’image du corps de Loemij dansant sur l’écran noir, aidé par le son et le souvenir de ses mouvements répétitifs. En respectant la durée originelle de la danse ainsi que les durées de chaque bobine individuelle de film, le public est confrontée à la déconcertante dissonance de l’image et du son.
 
Mafrouza - Oh la nuit! (Mafrouza 1)
Emmanuelle Demoris
(2007 - 138' - Les films de la villa - France - VO arabe (sous titres français))
La première promenade à Mafrouza est archéologique. Mais une fête de mariage nous détourne et nous plonge soudain dans le présent du quartier, sa joie tendue et sa vitalité. Une fois passé ce rite d’entrée, l’avancée se poursuit par des rencontres avec plusieurs personnes dont on découvre les combats quotidiens. Abu Hosny, vieil homme solitaire qui écope sa maison inondée. Om Bassiouni, forte femme qui cuit son pain sous la pluie de l’hiver. Les Chenabou, couple de chiffonniers musulmans qui demandent la protection de Saint-Georges. Et enfin, Adel et Ghada, un jeune couple aimant qui se raconte avec une étonnante liberté de parole sur l’amour. Cette première plongée dans la vie du quartier est aussi le temps de l’étonnement, qui laisse place à l’émotion singulière des premiers échanges.
 
Mafrouza / Coeur (Mafrouza 2)
Emmanuelle Demoris
(2007 - 154' - Les films de la villa - France - VO arabe (sous titres français))
Juillet, sous la chaleur. La caméra est de retour, ce qui fait débat à Mafrouza. Face à l’hostilité des uns, s’exprime et se renforce la sympathie des autres avec qui le film poursuivra sa route au fil de l’été dans le quartier. Tout semble avoir été frappé de destruction. Des habitations inondées, un four détruit, un couple au bord du divorce, une joue ouverte par une lame de rasoir. Chacun résiste, se reconstruisant ou reconstruisant le monde autour. Om Bassiouni reconstruit le four. Une amie des Chenabou vient réconcilier le couple déchiré. Hassan, jeune voyou-chanteur, fait recoudre sa joue ouverte par une lame de rasoir. Les gens de Mafrouza opèrent ces reconstructions sous l’oeil de la caméra qu’ils interpellent et questionnent. Leur répondant, la caméra devient personnage du film et trouve ainsi, au gré des échanges et des rencontres, un regard qui se fait amoureux.
 
Que faire? (Mafrouza 3)
Emmanuelle Demoris
(2010 - 152' - Les films de la villa - France - VO arabe (sous titres français))
On partage la douceur de la fin d’été avec quelques personnes de Mafrouza. D’actes graves en passe-temps frivoles, chacun invente les chemins d’une étrange joie de vivre, faite d’ardeur, de transe et d’intériorité. Et chacun raconte aussi ce choix de la liberté, qui s’exprime au fil des errances et des rires, des cigarettes et du thé partagés avec la caméra.
 
La main du papillon (Mafrouza 4)
Emmanuelle Demoris
(2010 - 142' - Les films de la villa - France - VO arabe (sous titres français))
Deux événements en ce début d’hiver à Mafrouza. La naissance du petit garçon d’Adel et Ghada, avec son cortège d’attente, de tensions, de joie et de fête. Et les fiançailles d’une jeune fille, Gihad. Au fond des maisons, entre intime et sacré, entre chuchotements, cris et rituels, les destinées des individus se dessinent. Face à l’agitation collective des familles, tour à tour avec et contre elle, chacun trouve en actes comment exister et construire sa place dans le monde qui l’entoure. En actes mais aussi par la parole, qui vient ici convoquer l’imaginaire pour penser la réalité, la rendre vivable et parler ces zones obscures de la mise au monde où se nouent la vie, la mort et la différenciation sexuelle.
 
Paraboles (Mafrouza 5)
Emmanuelle Demoris
(2010 - 155' - Les films de la villa - France - VO arabe (sous titres français))
Mohamed Khattab tient l’épicerie de Mafrouza. Cheikh, il fait aussi le sermon du vendredi dans la mosquée du quartier. Mais en ces jours de fête où se prépare l’Aïd, des "barbus" viennent s’emparer de ladite mosquée. Les gens de Mafrouza racontent cette prise de pouvoir avec lucidité et calme, c’est-à-dire sans diabolisation et avec la force d’une parole qui recourt aux arguments à la fois du cœur et de la raison. Comme le dit l’ami fidèle de Mohamed Khattab : "Les Frères cherchent à attirer les gens ; si tu aimes quelqu’un, tu n’essaies pas de l’attirer, tu lui parles directement." Blessé, Mohamed Khattab garde sa dignité, son ironie et le secret sur ses intentions. Mais il n’a pas dit son dernier mot. La suite des événements lui donnera l’occasion de "parler directement" pour dire ses stratégies, sa rage et sa résistance, mais aussi sa complicité et sa tendresse pour cette caméra avec qui est venu le temps de la séparation puisque le tournage vient à sa fin, au terme de deux années passées à filmer dans le quartier.
 
Amsterdamned jazz
Daniel Jouanisson
(2000 - 52' - La huit production - France)
Compositeur et arrangeur, saxophoniste et improvisateur, directeur de label (BVHAAST), collaborateur de Johann Van der Keuken, Han Bennink et Misha Mengelberg, Willem Breuker et son Kollektief invente de nouvelles formes musicales depuis près de 25 ans. Le WBK ne joue pas seulement de la musique, il joue avec la musique. Ses concerts échappent à toute définition et à toute catégorie et produisent chez le spectateur une expérience unique et inoubliable. Le film revient sur 25 ans de jazz, de provocations et de réflexions sur la musique d’aujourd’hui.
 
Lucebert, temps et adieux (Lucebert, tijd en afscheid)
Johan van der Keuken
(1995 - 52' - Peter van Huystee Films - Pays-Bas)
Fasciné depuis toujours par l’art de Lucebert (1924-1994), l’un des poètes les plus influents de la littérature néerlandaise, également artiste visuel, Johan van der Keuken lui a consacré trois courts métrages en 1962, en 1967 et en 1994. Ce triptyque est réuni en un seul film dont le dernier volet a été tourné dans l’atelier de Lucebert peu après sa mort.
 
On animal locomotion
Johan van der Keuken
(1994 - 15' - Peter van Huystee films - Pays-Bas)
Ce film a été réalisé dans le cadre du projet Hexagon : six compositeurs néerlandais inspirent six cinéastes. Pour Johan Van Der Keuken et Willemn Breuker, c’était l’occasion de prolonger une collaboration de longue date (une dizaine de films depuis 1967), en franchissant un nouveau pas ensemble. 
Le titre est emprunté à l’oeuvre d’Edward Muybridge, photographe et précurseur du cinéma. Le film est librement construit et totalement orienté vers le mouvement physique : l’animal en locomotion, c’est le cinéma.
 
Musiciens, collectivisons!
Daniel Jouanisson
(2000 - 52' - La huit production - France)
Captation d’un concert du Willem Breuker Kollektief.
 
Sombras
Oriol Canals
(2009 - 94' - Corto pacific/Turkana films/Paradise films - France/Espagne/Belgique)
Chaque année, des réfugiés viennent s’échouer inexorablement sur les côtes de l’Espagne. Comment montrer des personnes qui ont peur d’être vues ? Comment raconter leur histoire, alors qu’ils n’aspirent qu’à oublier?
 
Cara mamma
Silvia Radelli
(2010 - 12' - AUTOPRODUCTION - France)
Une femme s’adresse à sa mère mourante. Lettre d’amour, lettre d’adieu, lettre tardive, pour lui dire ce qu’elle n’a jamais pu.
 
Entering difference
Vincent Dieutre
(2000 - 28' - G.R.E.C. - France)
Il fait extrêmement froid. Ce sont les derniers jours du dernier hiver du 20ème siècle. Je suis à Chicago pour un festival mais également pour réfléchir, savoir où j’en suis avec l’autre. Avec le monde aussi. Là-bas, tout ce qui mine notre quotidien s’exacerbe ; amourette, neige et oubli, ma lettre est la chronique de cet “hiver de l’amour”, le relevé instable de ce gel du réel. Bienvenue dans l’indifférence.
 
L’an prochain la révolution
Frédéric Goldbronn
(2010 - 71' - Cauri films - France)
En faisant le portrait de Maurice Rajfus, Frédéric Goldbronn renoue avec sa propre histoire et semble s’adresser au père qu’il aurait aimé avoir.
 
Le paysage pour témoin
Pierre Creton
(2009 - 43' - France - français)
Né en Allemagne en 1928, Georges-Arthur Goldschmidt est considéré comme l’un des meilleurs traducteurs de l’allemand de notre époque (traductions de Nietzsche, Kafka, Stifter, Handke…). Il est aussi l’auteur d’une œuvre littéraire. Commandé par la FACIM (Fondation Culture Internationale en Montagne) à l’occasion des rencontres littéraires de Chambéry, où Goldschmidt était invité, ce film accompagne Georges-Arthur Goldschmidt sur les lieux où il fut caché enfant pendant la guerre pour fuir le nazisme : un pensionnat, puis des fermes à Megève en haute Savoie. Comment rendre compte de la mémoire de l’écrivain, de la littérature et de l’Histoire ? Entre témoignages et paysages, c’est aussi l’histoire d’une rencontre, celle d’un lecteur avec l’auteur du Recours.
 
Le voyage à Vezelay
Pierre Creton
(2005 - 30' - France)
A la mort de son père, Pierre accompagné de Marie et Bénaïd ses amis, se rend à Vézelay sur la tombe de Georges Bataille. Là-bas, ils sont reconnus par un prêtre qui semble distinguer les touristes des mystiques, ceux qui viennent pour l’écrivain et ceux qui viennent pour Dieu.
 
La vie après la mort
Pierre Creton
(2002 - 23' - France)
Portrait post-mortem de Jean Lambert.

« Vattetot-sur-mer, petite commune du pays de Caux. Derrière l’église, la maison de Pierre Creton ne ressemble à aucune autre. A peine franchi le seuil frappe la singulière densité du vide. Tout semble disposé, rangé, pour que rien ne perturbe les lignes, n’encombre l’œil par une complication inutile.
Peu de maisons semblent pourtant aussi précisément, rigoureusement habitées. Creton confirme,
l’habitation est une de ses préoccupations majeures : « Habiter où, comment, avec qui ? C’est le vide et le plein. Et habiter cette maison, ce fut d’abord habiter chez quelqu’un ». L’histoire de la maison est aussi celle d’un film, La vie après la mort. »
Cyril Neyrat
 
Le cinéaste est un athlète, conversations avec Vittorio De seta
Vincent Sorrel et Barbara Vey
(2010 - 80' - France - VO italien (sous titres français))
Avec ce portrait d’un cinéaste à part, il s’agit de saisir l’essentiel du rapport de Vittorio de Seta à ceux qu’il a filmés, les plus humbles, qu’il a portés avec élégance et en couleurs, dès les années 1950, sur le grand écran du Cinémascope.
C’est chez lui, en Calabre, que le cinéaste se remémore ses épopées de cinéma. À partir du son de ses premiers films, des courts-métrages documentaires, cet artisan du cinéma et pionnier du son nous raconte comment il est allé filmer et enregistrer sur les barques de la pêche à l’espadon, au fond de mines de souffre ou au sommet du Stromboli.
Puis, en évoquant ses films de long-métrage, "Journal d’un instituteur", "Un homme à moitié" et "Bandits à Orgosolo"..., Vittorio de Seta nous explique comment filmer les autres, c’est aussi "chercher à l’intérieur de soi".

 
Chantal Akerman, de cà
Gustavo Beck et Leonardo Luiz Ferreira
(2010 - 62' - Brésil)
Dans cet entretien filmé en plan séquence, sans coupure ni dissimulation, Chantal Akerman évoque son travail et sa méthode, ses influences mais aussi son échec à faire des films plus commerciaux. Si les réalisateurs ne parviennent pas toujours à satisfaire leur curiosité, ils révèlent toute la particularité de la cinéaste belge avec humour.

 
Un étrange équipage
Boris Nicot
(2010 - 72' - INA/ Cinécinéma - France)
Ce film part de la place singulière de Stéphane Tchalgadjieff dans la production française des années soixante-dix. Artisan invisible du cinéma d’auteur,
profondément marqué par la contre-culture de cette époque, il a produit pendant une dizaine d’années à un rythme soutenu une série de films particulièrement
significative. Pour en donner l’idée il suffit de citer OUT 1 de Rivette, d’une durée de 12h30, India Song de Marguerite Duras, mais aussi Le Diable Probablement de Robert Bresson ou encore Les Enfants du Placard de Benoît Jacquot...
L’enquête menée par le réalisateur réinterroge cette filmographie et le "milieu" où elle s’est développée, c’est-à-dire l’ensemble des complicités qui se sont nouées à cette période pour rendre possibles de tels films. La liberté que manifestent ces œuvres de cinéma aurait-elle rapport avec leurs circonstances de production, la qualité des rencontres qui les ont favorisés, l’esprit d’un temps ?
Portrait d’une époque autant que portrait d’un producteur, il s’agit d’un film-enquête, d’un voyage dans le passé du cinéma d’auteur français.
 
Sharunas Bartas, an army of one
Guillaume Coudray
(2010 - 51' - France/ Lituanie - VO (sous titres français))
En Lituanie, au fond de la forêt de Vilnius, un filet de fumée s’élève d’une vieille bâtisse en bois. C’est le repaire du cinéaste Sharunas Bartas, qui s’est imposé comme l’un des auteurs les plus singuliers du cinéma contemporain. Ses longs plans figés et inquisiteurs, soutenus jusqu’à l’extrême, inscrivent son œuvre à la limite du territoire cinématographique.
C’est le cinéaste des questions sans réponse, de la solitude et de l’épuisement. Il y a une dizaine d’années, fasciné par son art, j’ai voulu m’approcher de lui. Je me suis glissé dans son équipe, dans sa famille. J’ai installé mon lit dans un coin de son bunker-studio, dans cet étrange laboratoire de création, unique et sauvage ...
 
Daniel Schmid, le chat qui pense
Benny Jaberg et Pascal Hofmann
(2010 - 83' - Suisse)
Daniel Schmid, né en 1941, était le fils d’un hôtelier de Flims. Stimulé par les histoires de sa grand-mère, l’enfant doué découvre l’art de l’expressivité: le hall de l’hôtel de ses parents devient une scène et lui-même un conteur d’histoires qu’il restera pendant toute sa vie. Le filmr essemble à un mystérieux kaléidoscope de personnages et de lieux. Il nous entraîne dans un impétueux voyage cinématographique à travers la vie et l’oeuvre de l’un des artistes les plus extraordinaires du cinéma suisse. Quand il était enfant, Daniel Schmid savait déjà que le monde commençait derrière la montagne du Flimserstein. Un monde entre la réalité et la fiction.
 
Nos yeux se sont ouverts
Rudolf Di Stephano et Sol Suffern Quirno
(2010 - 54' - France)
Dans une salle de cinéma, toutes les semaines, on y projetait des films qu’une femme et un homme ont faits. L’homme, Jean-Marie Straub, était là à presque toutes les séances. Nous aussi, nous étions là. Et là, dans une salle obscure : nos yeux se sont ouverts. Ce film a pour sujet la pratique cinématographique et problématise le rapport qui existe entre les films eux-mêmes et une parole possible sur eux.
 
Jean le bienheureux- trois tentatives d’arrêt du tabac
Peter Liechti
(2003 - 90' - Liechti Filmproduktion GmbH/ Schweizer Fernsehen/ DRS - Suisse)
C’est l’histoire d’un homme qui se met en marche pour arrêter de fumer. C’est pourquoi il entreprend de se rendre à pied de son lieu de résidence actuel, Zurich, à sa ville natale, Saint-Gall, où son tabagisme a commencé. Il est prêt à recommencer ce voyage – en empruntant à chaque fois un chemin différent – aussi souvent qu’il le faudra pour atteindre son but : enfin non-fumeur ! Ce film est un règlement de comptes et une déclaration d’amour. Un road movie pour piéton, un film local pour déracinés. Un hommage à tous les fumeurs et autres maniaques, à tous les pauvres diables qui ont su (malgré tout) garder la tête haute.
 
Le chant des insectes- Rapport d’une momie
Peter Liechti
(2009 - 88' - Liechti Filmproduktion GmbH, Schweizer Fernsehen, DRS - Suisse)
Au coeur de l’hiver, le chasseur S. trouve, dans un coin perdu de forêt, la momie d’un homme. Grâce à une observation minutieuse de son corps, on apprend que l’homme s’est suicidé l’été précédent en se laissant mourir de faim. Une approche très personnelle sur un texte de fiction, lui-même basé sur des faits réels. Un manifeste cinématographique en faveur de la vie – suscité par un renoncement radical à exister.
 
Correspondances
Laurence Petit-jouvet
(2010 - 58' - Association Avril - France/Mali - VO français, soninké, bambara (sous-titres français))
Des femmes de la diaspora malienne vivant à Montreuil en Seine-Saint-Denis, s’adressent dans une « lettre filmée » à une personne de leur choix, réelle ou imaginaire. Des femmes de Bamako et de Kayes au Mali s’en inspirent ensuite librement, pour réaliser à leur tour leur « lettre filmée ». Chacune était invitée à parler de son travail, chacune a saisi l’occasion pour dire ce qui est important pour elle. Toutes ont participé aux étapes successives de la fabrication de ces courts- métrages, dans le cadre d’ateliers de création audiovisuelle menés en France et au Mali par Laurence Petit-Jouvet. L’ensemble forme un film qui enjambe les distances, fait résonner ces voix qui expriment les frustrations, les passions, la résistance de ces femmes.
 
Calle de la pieta
Karine de Villers et Mario Brenta
(2010 - 60' - belgique - VO italien (sous titres français))
Calle de la Pietà est une chronique entre réel et imaginaire sur la dernière journée de la vie de Titien, le 26 août 1576.
Pour la première fois de sa vie, Titien est le commanditaire de sa propre oeuvre: une Pietà destinée à son tombeau. Si l’art est une illusion, une impossible tentative de retenir un instant de vie volé au temps qui passe pour le rendre immortel, cette dernière oeuvre l’est particulièrement car Titien est surpris par la mort avant de la terminer.
Dans ce scénario de mort (Titien meurt durant une épidémie de la peste qui causa rien qu’à Venise des milliers de morts), une jeune femme l’accompagne. Qui était-elle ? Une modèle, une servante, une courtisane? Personne ne l’a jamais su comme personne n’a jamais su quel était son nom. Madeleine, peut-être?
Ce qui est certain, c’est que ce personnage représente la vie, la vie qui, plus elle s’accroche à elle-même, plus elle s’approche inexorablement de la mort.
Pas loin de Venise, à l’image de Titien dans son atelier, les pestiférés de l’île de Lazzaretto Nuovo, renfermés par milliers dans les grands pavillons, tentent désespérément de laisser des traces de leur existence en décorant les murs de petits dessins, de figures symboliques, ou seulement de leurs noms. Traces sans espoir, abandonnées au temps et contre le temps, comme autant d’anonymes Pietà.
Au début, il y avait l’idée de faire un film de fiction, mais on le sait, les idées changent. Le passé est le passé.
Faire un film sur le passé aurait semblé faux. Plus qu’une narration, le film est une réflexion sur l’existence, la fonction de l’art qui n’est au fond que le désir de dominer le monde mais surtout de dominer le temps.
 
Cent visages pour un seul jour (Miat wajh li yom wahed)
Christian Ghazi
(1969 - 90' - Baalbeck Studios - Liban - VO arabe (sous titres français))
Entrelaçant narration dramatique et images documentaires, ce film pionnier montre, caméra au poing, le combat des militants communistes de la cause palestinienne au Liban au début des années 1970. Il s’agit de l’unique œuvre qui a survécu à la destruction de la filmographie de Christian Ghazi.
 
Fix me
Raed Andoni
(2010 - 98' - Akka Films/ Arte France cinéma/ Dar Films productions/ Rouge International/ les films de Zayna - Palestine/ France/ Suisse - VO arabe (sous titres français))
Raed, auteur réalisateur palestinien, a mal à la tête. Au sens propre comme au figuré. Ça l’empêche de travailler. Il décide de se faire soigner et se rend au service de Santé mentale du Croissant Rouge de Ramallah. Le chef de service lui promet de le guérir en vingt séances. La salle de consultation est séparée d’une pièce mitoyenne par un miroir sans tain. Ce dispositif qui sert habituellement à la formation des internes, permettra à Raed de filmer sa thérapie. Et au spectateur de pénétrer la psyché de cet étrange personnage, sorte de cousin palestinien de Woody Allen, et de découvrir son monde.
 
Le monde de Ramette
Guillaume Allaire
(2009/ 2010 - 52' - France)
Philippe Ramette est un artiste contemporain. Il se définit comme sculpteur. Sa vision de notre monde est originale. Il nous invite à le suivre dans la réalité et l’intimité de la conception artistique.
 
Les ailes brisées
Gilles Delmas
(2009 - 50' - LARDUX - France)
À Anvers, lieu de création du spectacle « Apocrifu » pour le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, les trois danseurs Sidi Larbi Cherkaoui, Yasuyuki shuto et Dimitri Jourde collaborent dans un mélange de codes et de langages, marqué par la différence de leur style et de leur formation, contemporaine, classique, ou circassienne; autant d’écoles que de nationalités, magnifiquement sculptés par les chants corses de A Filetta, qui les accompagnent dans cette expérience.
Les artistes sont devenus messagers d’un langage international et brillent comme l’étoile du poète, ils nous interpellent car ils parlent de l’artiste en général, et dénoncent les artifices des religions, des groupes, de leurs règles, et défendent le respect du droit humain, et de la liberté.

Ce film documentaire nous fait découvrir l’origine du processus créatif entre trois danseurs de renommée internationale, Sidi Larbi Cherkaoui, Yasuyuki Shuto, et Dimitri Jourde, et un groupe de polyphonies corses « A Filetta », leur contact, leur envie de créer ensemble un spectacle intitulé « Apocrifu », pour le Théâtre de la Monnaie à Bruxelles.
« Apocrifu » est une introspection de l’art, de la chorégraphie, des corps, des polyphonies corses, des hommes, et de la religion, et de la poésie. 

 
Living Chiaying
Gilles Delmas
(2010 - 13' - France)
Le portrait d’une danseuse contemporaine à Taiwan, un travail cinématographique en couleur à la pause B, en pixilation. un film frontal ou la gestuelle du corps correspond à celle de la caméra. une interaction entre la rencontre chorégraphique et cinématographique qui décrit au plus proche la tragédie de la solitude de l’artiste. Une réflexion visuelle sur la résilience, les vibrations, les états modifiés de conscience de l’artiste
 
La plainte de l’impératrice
Pina Bausch
(1989 - 98' - L’Arche éditeur - France)
Un essai de la célèbre chorégraphe en forme de méditation sur les questions de l’articulation du mouvement du corps, des images et du sol.
 
Regards libres
Romain Delange
(2005 - 11' - France)
Des enfants observent, commentent et critiquent un tableau. Le spectateur, lui, imagine...
 
Alamar to the sea
Pedro González-Rubio
(2009 - 70' - Mantarraya Produccione/ Epicentre Films - Mexique - VO espagnol (sous titres français))
Durant les vacances, le petit Nathan retrouve son père au Mexique pour quelques jours. Tous deux embarquent en pleine mer, destination Banca Chinchorro, l’une des plus grandes barrières de corail de la planète. Dans ce cadre idyllique, un lien complice se resserre entre le père et son fils.
Un beau voyage écologique !
 
Musiques
Souad Kettani
(2009 - 52' - Senso Films/ - France - français)
Saint-Denis dans le 93. Le conservatoire de musique est un lieu à part, loin de la grisaille des cités et des rues bruyantes du centre-ville. Dans les couloirs, un air insolite se fait entendre qui mêle les sons épars des divers instruments, chaque élève suivant sa partition et sa leçon particulière.

Les personnages principaux sont des enfants et adolescents de banlieue qui s’initient à cet art d’une grande exigence, vont et viennent d’un monde à l’autre et se dévoilent sous un jour inhabituel.
 
Praï Chang
Marie Gaumy et Michaël Lheureux
(2010 - 50' - BIZIBI - France - VO Thaïlandais (sous titres français))
Dans un hôpital pour éléphants en Thaïlande, hommes et bêtes se côtoient durant de longs mois. Le destin des uns s’imbrique à celui des autres. L’hôpital est un lieu d’attente où le temps s’étire, partagé entre les soins aux bêtes et les confidences des hommes. Bien plus que la chronique d’un lieu, c’est celle d’une disparition dont il s’agit. De cet hôpital émane des relents de paradis perdu, d’eden moribond. Les corps malades des éléphants, les visages et les corps bruts de leurs gardiens, les histoires et les anecdotes ancestrales : tout est en suspens pour bien peu de temps encore.
 
Elle veut tout la jeunesse
Actualités démocratiques, élèves du collège Rosa Parks Gentilly
(2010 - 11' - France)
La jeunesse s’ennuie ? Quelle place est donnée à la jeunesse à Gentilly ? Plusieurs élèves s’expriment sur ces questions, et ont rencontré pour en discuter des professeurs et personnels des équipements de la ville.

Ce court métrage a été réalisé dans le cadre d’un projet « actualité démocratique » avec l’association Son et Image, soutenu par les services culturels de Gentilly, la DDJS et la région Ile de France.
 
Des jours et des vies
Elèves du collège Pierre Curie de Gentilly
(2006 - 20')
Comment évoquer la mémoire du collège ? L’idée que les élèves eux-mêmes construisaient la mémoire de demain a été un fil conducteur. Leur vie au collège et leur regard sur le collège constituent le film.
La notion de patrimoine, abordée indirectement, s’est initiée dans le projet à travers un lent travail d’apprentissage du regard et de l’écoute: regarder les couloirs, les fenêtres, les différents matériaux utilisés pour les sols et les murs, les couleurs, tout ce qui fait la marque de ce bâtiment datant des années 30 et qui lui donne sa place dans le patrimoine architectural.
L’écoute, c’est prendre le temps d’écouter le silence de l’intercours ou les voix des professeurs, les bruits de pas, la rumeur de la ville qui rentre dans le collège ou bien recréer d’autres sons pour ajouter un sens aux images.

 
Tous au Larzac
Christian Rouaud
(2011 - 118' - ELZEVIRE Films - France)
Marizette, Christiane, Pierre, Léon, José… sont quelques-uns des acteurs, drôles et émouvants, d’une incroyable lutte, celle des paysans du Larzac contre l’Etat après l’annonce en 1971 de l’extension du camp militaire sur leurs terres. Un combat déterminé et joyeux, mais parfois éprouvant et périlleux. Dix ans de résistance, d’intelligence collective et de solidarité, qui les porteront vers la victoire.
 
Equi voci
Thierry de Mey
(2011 - 56' - Charleroi danses - Belgique)
Equi Voci, est un polyptique. Matrice originelle de cette oeuvre, l’enchanteur Ma Mère l’Oye se voit entouré du Prélude à la mer, nouveau film basé sur la chorégraphie d’Anne Teresa De Keersmaeker. La Mer de Debussy et La Valse de Ravel viennent parachever cette suite à quatre temps.
 
Wayne Mac Gregor, Going somewhere
Catherine Maximoff
(2011 - 80' - Les Films du présent - France)
Wayne McGregor ne regarde jamais en arrière.
Il multiplie les expériences qui sont pour lui des sources d’expérimentation et d’enrichissement infinies. Ponctué d’extraits chorégraphiques virtuoses voire extrêmes, le documentaire nous fait découvrir cet artiste passionné à la créativité contagieuse.
 
Alphéa
Chloé Scialom
(2010 - 19' - Batoutos - France)
Alphéa est toujours danseuse à 85 ans. Dans sa pratique elle cherche, plutôt que le geste, l’énergie profonde qui conduit au mouvement. Poème chorégraphique. Un chemin intérieur. De la parole à l’acte.
 
Der tod in Jenem Garten (La Mort en son jardin)
Jean-Laurent Csinidis
(2011 - 13' - Amour Fou Filmproduktion / Compagnie d’Avril - Autriche / France)
Une danseuse traverse un jardin japonais situé à Vienne, où se promènent des personnes âgées dans une ambiance apaisée. Une étrangeté diffuse accompagne les rituels de chacun, au rythme à la fois doux et implacable d’un shishi-odoshi.
 
Les Pas sur le pont
Laurent Aït Benalla
(2011 - 30' - France / Algérie)
Extraits et rencontre autour du film en cours de montage sur les répétitions du spectacle "Nya". Premier fruit du projet de coopération franco-algérienne pour le développement d’échanges artistiques en faveur de la danse porté par la Compagnie La Baraka nommé "Pont Culturel Méditerranéen".
 
Le Cercle des noyés
Pierre-Yves Vandeweerd
(2006 - 75' - Cobra films / Zeugma Films / Gsara - Belgique / France)
Le Cercle des noyés est le nom donné aux prisonniers politiques noirs en Mauritanie, enfermés à partir de 1986 dans l’ancien fort colonial de Oualata. Ba Fara est l’un de ceux-ci.
Ce film donne à découvrir le délicat travail de mémoire livré par l’un de ces anciens détenus qui se souvient de son histoire et de celle de ses compagnons. En écho, les lieux de leur enfermement se succèdent dans leur nudité, dépouillés des traces de ce passé.
 
Les Dormants
Pierre-Yves Vandeweerd
(2008 - 63' - Cobra films / Zeugma Films / Gsara - Belgique / France)
Les quatre récits qui habitent ce film nous entraînent de la Belgique aux rives du fleuve Sénégal, des Ardennes françaises aux montagnes du Sahara occidental. Ils ont pour point commun de nous guider à la rencontre de dormants. Des hommes et des femmes évoluant entre deux mondes, celui des absents et celui des vivants, entre deux états, celui de l’éveil et celui du sommeil.
 
Territoire perdu
Pierre-Yves Vandeweerd
(2011 - 80' - Zeugma Films / Cobra films - Belgique / France)
Traversé par un mur de 2400 Km construit par l’armée marocaine, le Sahara occidental est aujourd’hui découpé en deux parties, l’une occupée par le Maroc, l’autre sous contrôle du Front de Libération du Sahara occidental (Polisario). A partir de récits de fuite et d’exil, d’interminables attentes, de vies arrêtées et persécutées, venus des deux côtés du mur, ce film témoigne sur le peuple sahraoui, sur son territoire, sur son enfermement dans les rêves des uns et des autres.
 
Innisfree
José Luis Guerin
(1991 - 110' - Espagne)
José Luis Guerin part en Irlande à la recherche des traces laissées à Innisfree par le tournage du film mythique de John Ford, L’Homme tranquille.
 
Tren de sombras el espectro de le Thuit
José Luis Guerin
(1996 - 88' - Espagne)
Dans cet hommage aux origines du cinéma, José Luis Guerin cherche les secrets que recèlent des images amateurs, censément tournées par un certain Gérard Fleury dans les années 20. Mystère et jeux silencieux des apparitions, disparitions, recréations et correspondances....
 
En Construcción
José Luis Guerin
(2001 - 125' - Espagne)
Dans un quartier populaire de la ville de Barcelone, au cours de travaux de réhabilitation, il est construit un immeuble de résidence. La caméra s’attache à comprendre et connaître au travers de cette construction immobilière les habitants de ce quartier : les jeunes qui jouent au football, un vieux marin, un commis de travaux, un couple de jeunes à la dérive.
 
Guest
José Luis Guerin
(2010 - 133' - Espagne)
En tournée mondiale pour promouvoir son précédent film, Dans la ville de Sylvia, le réalisateur s’en va rencontrer l’envers du décor des pays qui l’accueillent et saisir ainsi des tranches de vie laissées trop souvent dans la marge. Il livre ici un carnet de voyage à part.
 
Dos Carta a Ana
José Luis Guerin
(2010 - 28' - Espagne)
Une légende rapporte comment une jeune femme grecque, désespérée par le départ de son mari à la guerre, crée le profil de celui-ci en projetant à l’aide d’une bougie son ombre sur le mur. Elle aura ainsi pour toujours l’illusion de dormir à côté de lui.
 
La Chouette aveugle
Raoul Ruiz
(1987 - 105' - Maison de la Culture du Havre, La Sept, Light Night prod, Radio Télévision Suisse Romande - France)
Un immigré arabe, projectionniste dans un vieux cinéma délabré, tombe un jour amoureux de la danseuse du film.
Peu après, il fait la connaissance d’un vieillard qui prétend être l’oncle de cette femme.
 
Qui je suis
Bertrand Bonello
(1996 - 41' - Autoproduction - France)
En 1966, atteint d’un grave ulcère, Pasolini revient sur sa vie et son oeuvre. Il rédige alors un long poème autobiographique, en prose, qu’il remanie avant de le délaisser. Trente ans après sa mort, Bertrand Bonello décide d’en faire un film, en hommage à cet artiste survolté.
 
Sur la plage de Belfast
Henri François Imbert
(1996 - 40' - Libre Cours - France)
Par un jeu de hasard, le réalisateur s’est trouvé en possession d’un film Super 8 dans une caméra offerte par son amie de retour d’un voyage à Belfast. Il découvre des images d’une famille s’amusant au bord de la plage et décide de se rendre en Irlande du Nord pour la retrouver.
 
Portret
Sergei Loznitsa
(2002 - 28' - St. Petersburg Documentary Film Studios - Russie)
Un village russe. Les habitants posent avec leur chien, dans leur jardin, devant leur maison, dans la plus parfaite immobilité. Portrait d’une communauté paysanne à travers les saisons dans ses gestes les plus simples.
 
Aboïo
Marilia Rocha
(2003 - 73' - Autoproduction - Brésil)
Dans les régions reculées du Brésil, des gardiens de troupeaux continuent à communiquer avec leur bétail par l’Aboïo, des appels et des chants qui trouvent leur origine dans une musique importée par les Maures dans la Péninsule ibérique, au cours de sept siècles d’occupation.
 
Nulla si Sa tutto s’immagina, secondo Fellini (Rien n’est certain, tout est dans l’imagination... selon Fellini)
Susan Gluth
(2002 - 56' - HFF Munich - Allemagne)
Amours, solitudes et rêves dans une Italie belle et nostalgique, telle qu’on peut la rêver, avec pour guide Federico Felllini.
 
Dithyrambe pour Dionysos
Béatrice Kordon
(2007 - 56' - Atelier 46 - France)
Dionysos-le-dieu-du-vin, fils de Zeus et d’une simple mortelle, est l’être le plus singulier de la mythologie grecque.
Mi-homme mi-dieu, ni homme ni dieu, tout à la fois mortel et immortel, Dionysos, nous ouvre à un monde où les identités ne sont pas tranchées et le temps non linéaire.
 
Grèce, une expérience unique
Camille Lotteau
(2010 - 105' - Autoproduction - France)
Le 6 décembre 2008, un adolescent est tué à Athènes par une balle policière. D’importantes manifestations s’organisent dans les villes grecques. Le week-end suivant, je vais promener une caméra dans les rues d’Athènes aux côtés des manifestants.
 
Tunnel of Mondialisation - Le Mec et la Nana qu’ont un peu d’mal à enchaîner - Les Mecs qui réalisent qu’y a un truc qui va pas
Jean-Charles Massera
(60')
Projections et Rencontres

Le Mec et la Nana qu’ont un peu d’mal à enchaîner
2010, 7min16, France
Ou le détournement / retournement d’un sitcom en sept tableaux où la nana d’un couple pète un câble et explique à son mec que la perte généralisée du désir et la captation de son énergie libidinale par le capitalisme c’est pas de d’sa faute.


Les mecs qui réalisent qu’y a un truc qui va pas
Work in progress. Extraits des trois premières scènes du long métrage inspiré de la pièce éponyme.
Trois cadres pas tout à fait dans les clous de la culture d’entreprise réalisent qu’il y a un truc qui va pas avec les femmes.
Récit d’une prise de conscience progressive de l’étendue des dégâts en matière de ségrégation sexuelle dans un monde et une culture où l’inégalité des genres est vécue comme naturelle et non problématique.

Tunnel of mondialisation
Clip, 7 min



 
Mille et une mines
Ouahib Mortada, Laurent Thivolle et Caroline Beuret
(En présence des réalisateurs Ouahib Mortada, Laurent Thivolle et Caroline Beuret (Numéro Zéro))
2007. Premières images filmées par Ouahib, de retour dans sa région natale de Jerada, cité minière de l’Est Marocain. Le film se fabrique ensuite en miroir, autour de ses auteurs, abordant l’histoire de l’abandon des industries minières, pour remonter jusqu’à la réappropriation des richesses de ces terres, par leurs habitants.
 
Alamar
Pedro González-Rubio
(2009 - 70' - Mantarraya Produccione / Epicentre - Mexique - Espagnol sous-titré français)
Durant les vacances, le petit Nathan retrouve son père au Mexique pour quelques jours. Tous deux embarquent en pleine mer, destination Banca Chinchorro, l\’une des plus grandes barrières de corail de la planète. Dans ce cadre idyllique, un lien complice se resserre entre le père et son fils. Un beau voyage écologique !
 
Le Premier Rasta
Hélène Lee
(2010 - 86' - Kidam - France)
Qui sont vraiment les Rastas ? Qui a fondé le mouvement, et comment ? Cette histoire n’a jamais été racontée. Pourtant, de nombreux fondateurs du Pinnacle sont encore en vie. Leurs témoignages, étayés d’un travail d’archives, feront du film un document unique et précieux.
 
La Mort de Danton
Alice Diop
(2011 - 64' - Mille et Une Films - France)
Steve a décidé de devenir acteur. Il a suivi durant trois ans les enseignements délivrés au Cours Simon. Steve vit en Seine-Saint-Denis, dans un quartier populaire, il est noir et il rêve de tenir le rôle de Danton...
 
L’Eté de Giacomo (El estate di Giacomo)
Alessandro Comodin
(2011 - 78' - Faber Film, Les Films Nus et Les Films d’Ici - Italie / Belgique / France - Italien sous-titré français)
Un été, dans le nord-est de l’Italie.
Giacomo, garçon sourd de dix-neuf ans et son amie Stefania s’écartent des sentiers battus et finissent par se perdre. La sensualité les accompagne jusqu’à ce qu’ils prennent conscience que cette aventure n’est que le souvenir doux amer d’un temps déjà perdu.
 
Zanzibar Musical Club
Philippe Gasnier et Patrice Nezan
(2009 - 89' - lesfilmsduprésent - France)
Zanzibar Musical Club est une invitation à explorer une culture millénaire où les traditions se transmettent en musique, à pénétrer une réalité musulmane où la musique est le lien social par excellence, et à découvrir un monde nourri de tonalités multiculturelles.