Trilogie sahélienne / Pierre-Yves Vandeweerd

Pierre-Yves Vandeweerd est un cinéaste belge.
Né de la rencontre, parfois aussi de la confrontation avec le réel, son cinéma tente de tisser des liens entre les hommes et le monde, entre des histoires singulières et universelles. A la fois esthétiques, philosophiques et politiques, ses films sont autant de questionnements sur le monde et ses enjeux, sur l’existence ici et ailleurs.

Territoire perdu dans la filmographie de Pierre-Yves Vandeweerd est le dernier volet d’une trilogie commencée avec Le Cercle des noyés et Les Dormants. Ces trois films s’ancrent dans un territoire sahélien comme dans la vie personnelle du cinéaste.
 
Le Cercle des noyés
Pierre-Yves Vandeweerd
(2006 - 75' - Cobra films / Zeugma Films / Gsara - Belgique / France)
Le Cercle des noyés est le nom donné aux prisonniers politiques noirs en Mauritanie, enfermés à partir de 1986 dans l’ancien fort colonial de Oualata. Ba Fara est l’un de ceux-ci.
Ce film donne à découvrir le délicat travail de mémoire livré par l’un de ces anciens détenus qui se souvient de son histoire et de celle de ses compagnons. En écho, les lieux de leur enfermement se succèdent dans leur nudité, dépouillés des traces de ce passé.
 
Les Dormants
Pierre-Yves Vandeweerd
(2008 - 63' - Cobra films / Zeugma Films / Gsara - Belgique / France)
Les quatre récits qui habitent ce film nous entraînent de la Belgique aux rives du fleuve Sénégal, des Ardennes françaises aux montagnes du Sahara occidental. Ils ont pour point commun de nous guider à la rencontre de dormants. Des hommes et des femmes évoluant entre deux mondes, celui des absents et celui des vivants, entre deux états, celui de l’éveil et celui du sommeil.
 
Territoire perdu
Pierre-Yves Vandeweerd
(2011 - 80' - Zeugma Films / Cobra films - Belgique / France)
Traversé par un mur de 2400 Km construit par l’armée marocaine, le Sahara occidental est aujourd’hui découpé en deux parties, l’une occupée par le Maroc, l’autre sous contrôle du Front de Libération du Sahara occidental (Polisario). A partir de récits de fuite et d’exil, d’interminables attentes, de vies arrêtées et persécutées, venus des deux côtés du mur, ce film témoigne sur le peuple sahraoui, sur son territoire, sur son enfermement dans les rêves des uns et des autres.