#1 Ainsi continue la nuit dans ma tête multiple*

Pour la deuxième année consécutive, le festival des Écrans Documentaires invite des réalisateurs à revisiter leur travail ou à présenter un projet en cours de construction. Une proposition qui se déploie en deux rencontres et trois temps, pour se clôturer par une programmation de films courts proposée en partenariat avec le MAC/VAL.


Rencontre avec Béatrice Kordon
Jeudi 03 novembre 2016 à 14h00 (Salle 2)

Situés à la croisée des pratiques documentaires, des arts plastiques et du cinéma expérimental, les films de Béatrice Kordon sont d’intenses et troublantes expériences esthétiques. Entre obscurité et lumière, ils explorent des zones intermédiaires qui échappent à notre contrôle ou à notre compréhension. Et sont inséparables de modalités sensorielles propres à créer des états de consciences situés à la lisière des rêves. À l’invitation des Écrans Documentaires, la réalisatrice viendra nous parler des différents modes d’écritures convoqués dans ses œuvres, à travers la projection de ses propres réalisations et de documents sonores, textuels ou visuels.

Éric Vidal

En présence de Sharmila Naudou (comédienne)


*titre d’une composition de Luc Ferrari
 
Dithyrambe pour Dionysos
Béatrice Kordon
(2007 - 56' - L’atelier 46 - France - Français)
Dionysos-le-dieu-du-vin, fils de Zeus et d’une simple mortelle, est l’être le plus singulier de la mythologie grecque. Mi-homme mi-dieu, ni homme ni dieu, tout à la fois mortel et immortel, Dionysos nous ouvre à un monde où les identités ne sont pas tranchées et le temps non linéaire. Au-delà de l’histoire, le film cherche à retrouver le sens du geste mythique — recréer, à partir d’une réalité contemporaine, un récit intemporel, an-historique, évoquant les rapports que l’homme entretient avec le monde.
 
Les Insensés, fragments pour un passage
Béatrice Kordon
(2015 - 58' - Acis Productions : vanessa.ramonbordes@acis-productions.com / Le Fresnoy - France - Français)
Enfermé dans le navire d’où on n’échappe pas, le fou est confié à la rivière aux mille bras, à la mer aux mille chemins, à cette grande incertitude extérieure à tout. Il est prisonnier au milieu de la plus libre, de la plus ouverte des routes. Il est le passager par excellence, c’est-à-dire le prisonnier du passage. Et la terre sur laquelle il abordera, on ne la connaît pas, tout comme on ne sait pas, quand il prend pied quelque part, de quelle terre il vient.