Expérience documentaire jeune public

Le festival consacre aux jeunes publics une programmation puisant dans l’immense diversité formelle et thématique du cinéma documentaire.
Immuable, l’enjeu de chaque accompagnement de séance se veut un cheminement, pas à pas, partiel ou plus abouti, de l’objet du film à la langue cinématographique de son auteur.


 
Laetitia
Julie Talon
(2013 - 81' - Zadig Productions - France - Français)
A 26 ans, Laetitia était la plus forte. Elle a travaillé dur pour ça. Championne du monde de boxe thaï, elle n’a pas vu le vent tourner, et les autres la dépasser. Mauvaise élève surdouée, elle veut encore la gloire… mais sans les sacrifices. Laetitia désespère son entraineur, n’en fait qu’à sa tête. Mais de toute façon, elle sait qu’elle n’a pas le choix, elle n’existe que par la boxe. A l’entendre, sa vie n’est rien, sauf sur un ring. Difficile d’admettre qu’il faudra un jour raccrocher les gants, renoncer à ce qui vous a fait, à ce pour quoi on a été aimé. Le film commence alors qu’elle attend une date pour un grand combat. Avec 12 kilos de trop.
 
Une minute Lumière : Football
Alexandre Promio
(1887 - 1' - Institut Lumière - France)
Un extrait, en plan fixe, d’un match de football filmé à Londres.
 
Combat de boxe
Charles Dekeukeleire
(1927 - 7' - Autoproduction - Belgique)
Quand Charles Dekeukeleire réalise COMBAT DE BOXE, il a vingt-deux ans et est fou de cinéma. Il est également enthousiasmé par Vertov et sa conception du "cinéma-oeil". Un poème de Paul Werrie a servi d’argument à ce film qui fonctionne sur des gros plans et un travail lié au rythme. La violence du combat, la présence du public, la tension entre la foule et le ring, sont portés par un montage fulgurant et chorégraphique.
 
Vive le Tour!
Louis Malle
(1962 - 18' - NEF Diffusion - France - Français)
Court métrage où Louis Malle porte un regard amusé et tendre sur le Tour de France en filmant la queue du peloton. Loin de l’image des sportifs huilés comme des machines, Louis Malle donne au Tour de France un visage humain et Jean Bobet lui prête sa voix.
 
Giant
Salla Tykkä
(2014 - 13' - Misha Jaari - Finlande - Anglais, roumain)
GIANT superpose les images d’entraînement de jeunes gymnastes roumaines dans deux gigantesques bâtiments mythiques de l’ère soviétique et leurs témoignages en voix off. Portant un soin particulier à la composition de ses plans, la cinéaste et artiste visuelle Salla Tykkä explore de façon tactile la géométrie aérée et implacable des espaces vides, l’ambiance oppressante et l’impact violent que subissent les jeunes corps déjà brisés. L’atmosphère anxiogène des lieux, héritage d’un passé totalitaire pas tout à fait disparu, n’est que renforcée par l’absence totale d’émotion des jeunes athlètes. Programmées pour souffrir et gagner, ces dernières font preuve d’une force de caractère qui impressionne et donne froid dans le dos.
 
Plongeons (Hopptornet)
Axel Danielson et Maximilien Van Aertryck
(2016 - 16' - Plattform Produktion - Suède - Suédois)
Des gens, seuls ou à deux, grimpent en haut d’un plongeoir de dix mètres... Par son minimalisme, un documentaire saisissant sur la peur et la possibilité de la vaincre.
 
L’Homme d’Aran (Man of Aran)
Robert Flaherty
(1934 - 76' - Gainsborough Pictures, Gaumont British Picture Corporation - Royaume-Uni - Anglais)
Sur une île irlandaise, une famille de pêcheurs vit au quotidien entre les quelques plantations de pommes de terre et la chasse au requin... Au cours d’une pêche mouvementée, un énorme squale est capturé par un groupe de marins. Il assurera, pour quelques temps, la survie de la petite colonie qui perdra un bateau lors d’une mémorable tempête. Une œuvre d’une rare intensité, d’une indéniable beauté, devenue un classique du septième art et une référence dans le documentaire.