Rencontre avec Vincent Pouplard

RENCONTRE AVEC VINCENT POUPLARD

Dans la continuité des éditions précédentes, Les Écrans Documentaires proposent une rencontre avec le réalisateur Vincent Pouplard autour de son travail, nourri notamment de la sociologie, de la littérature (Jean Genet, Fernand Deligny) ou encore de la musique (Bérurier Noir, Mariane Oswald, entre autres). L’occasion de revenir sur une œuvre passée ou en cours de construction, où se mêlent différentes pratiques: photographie, création sonore, documentaire ou art vidéo. L’occasion, aussi, de (re)voir, notamment « Pas comme des loups » (Prix des Écrans Documentaires et prix du Moulin d’Andé 2016), ainsi que d’autres corpus d’images et de sons plus hétérogènes.

Eric Vidal


Nous pourrions réfléchir la pratique du cinéma documentaire à partir de cette phrase de Georges Didi-Huberman: « Rendre sensible voudrait dire, à strictement parler, rendre sensibles les failles, les lieux ou les moments à travers lesquels, les peuples affirment à la fois ce qui leur manque et ce qu’ils désirent.» Nous pourrions aussi y réfléchir au regard d’un tableau de Gustave Courbet: « Un enterrement à Ornans ». Nous pourrions convoquer des moments fondateurs, des rushes éclairés, des films anciens et des films à venir. Il pourrait être question des recherches et des rencontres qui nous mettent en mouvement, du geste de filmer qui dévisage espace et temps, des moteurs qui nous entraînent, du plaisir et de la rage au coeur de nos actes.

Vincent Pouplard
 
Le Silence de la carpe
Vincent Pouplard
(2009 - 14' - Cinédoc - France)
À la recherche de leurs limites physiologiques, les apnéistes imposent à leur corps un régime différent de l’exercice habituel et régulier de leurs poumons. Il y a les corps et cette retenue qu’ils choisissent, acceptent et expérimentent. Filmé lors d’une séance d’entrainement, le documentaire peint ses étranges corps suspendus dans l’eau.
 
Pas comme des loups
Vincent Pouplard
(2016 - 59' - Les Films du Balibari - France)
Roman et Sifredi ont à peine 20 ans. Ils sont en mouvement, comme leur identité, entre exclusion et marginalité. Dans des lieux secrets, souterrains, squats, lisières de bois, sous des ciels nuageux ou des néons à faible tension, ils inventent leur vie, leur langage et leurs codes.