Sélection

Depuis 2013, la section compétitive des Écrans Documentaires est ouverte aux premières et secondes œuvres. Huit films composent cette sélection 2018. Ils concourent pour le Prix des Écrans Documentaires, le Prix lycéens et le Prix du Moulin d’Andé.
 
Nulle part avant
Emmanuel Falguières
(2018 - 200' - France - Français)
À trois femmes, j’ai demandé : "À quelle heure arrive le vent ?" Et dans leurs mains, chargées comme les rois mages, elles me tendent trois présents. Des films amateurs des années 1940. Un recueil de poèmes. Un morceau de musique. J’ai accepté chaque cadeau et je les ai posés sur ma table. Ils dégageaient une forte odeur de terre et de sel. Alors, je suis retourné voyager dans les racines, à la rencontre de leurs paroles.
 
La Grieta (La Brèche)
Irene Yagüe Herrero et Alberto Garcia Ortiz
(2017 - 76' - Espagne - Espagnol)
La Grieta nous plonge dans le combat de deux femmes pour conserver leurs logements sociaux dans une banlieue ouvrière de Madrid.
En 2013 les fonds d’investissement surgissent attirés par les affaires immobilières mises en place par les gouvernements locaux.
La Brèche révèle la réalité complexe de ces familles, un portrait qui ne se concentre pas seulement sur la lutte pour un toit, mais aussi sur l’identité et le sentiment d’appartenance à une communauté : la merchera (un groupe social traditionnellement nomade et de coutumes en bien d’aspect similaires à celles des gitans).
 
Angkar
Neary Adeline Hay
(2018 - 71' - France - Français)
Khonsaly retrouve ses anciens bourreaux Khmers Rouges, dans l’intimité obscure du village dans lequel ils ont cohabité quatre années durant. Entre passé et présent, les identités se dévoilent, les spectres oubliés ressurgissent et l’histoire, face à l’autre, se racontent enfin.
 
Le Cri est toujours le début d’un chant
Clémence Ancelin
(2018 - 52' - France - Français)
Tourné dans un Centre Éducatif Fermé,«Le cri est toujours le début d’un chant»accompagne neuf garçons dont la loi empêche de montrer le visage.Lorsque ces terribles et dangereux«délinquants» se fabriquent des masques afin de pouvoir prendre la parole dans un film,ils se révèlent doux,drôles,poètes ou philosophes et offrent une réflexion profonde et sensible sur la justice et l’incarcération des mineurs.
 
De Chatila nous partirons
Antoine Laurent
(2018 - 43' - France - Français)
Tarek, Sobhe et Jalal sont réfugiés palestiniens, nés à Chatila dans les années 80, ils y ont créé un centre de soutien scolaire et une maternelle. Durant les cours, lors des projets qu’ils mènent à l’intérieur des camps et aussi dans les gestes du quotidien, les trois amis donnent l’exemple. Ils sont persuadés qu’en attendant de revenir en Palestine, une vie citoyenne est possible, à l’intérieur des camps.
 
Ours Is a Country of Words
Mathijs Poppe
(2017 - 42' - Belgique - Français)
Ce film raconte une histoire qui a commencé en 1948, quand des milliers de Palestiniens quittèrent leur pays, fuyant les massacres. Nous reprenons cette histoire des années plus tard, dans un futur imaginaire. Car ce pays de mots, même inaccessible, est le berceau d’une identité forgée dans l’exil, vivante envers et contre tout.
 
Enfermés mais vivants
Clémence Davigo
(2018 - 66' - France - Français)
Il reste les murs et les souvenirs, tout le reste à changé. Pendant longtemps, Annette et Louis se sont aimés malgré la prison qui les séparait. Tour à tour ils racontent ces longues années et tracent librement des sentiers dans ces lieux où, avant, on décidait pour eux.
 
De cendres et de braises
Manon Ott
(2018 - 72' - France - Français)
Portrait à la fois sensible et politique d’une banlieue ouvrière en pleine mutation.Le film nous emmène à la rencontre de ses habitants:une traversée de la nuit jusqu’au petit matin,où parlant de leurs vies, ils expriment aussi leur révolte et leur quête de liberté.