RED
Réseau d'échange et d'expérimentation
pour la diffusion du cinéma documentaire

ADDOC - Association des cinéastes documentaristes
Fondée en 1992, Addoc est un espace de rencontre et de réflexion ouvert aux cinéastes, aux techniciens et plus largement à toute personne impliquée dans la création documentaire.??

L’association s'est développée autour d'une double vocation. D’une part, elle mène un travail de défense du documentaire de création, d’autre part, elle cherche à construire une pensée vivante du cinéma documentaire en permettant la réflexion et l’échange à partir de la pratique.??

Addoc est engagée dans un travail d’analyse et de propositions dans les débats questionnant la définition de l’œuvre, les mécanismes de soutien, les conditions de création et de diffusion, la télévision publique (etc...) et défend particulièrement l’idée que le cinéaste est à l’initiative de l’œuvre.??
Addoc collabore étroitement avec, entre autres, des associations comme la SRF - Société des réalisateurs de films.

Les activités d’Addoc reposent principalement sur le travail de réflexion mené dans chaque atelier de l’association. Ateliers qui traitent tout autant du pourquoi que du comment de nos films, de l’éthique que de la pratique. Ce travail commun permet l’organisation de tables rondes, de débats et de projections auxquels est convié un public de professionnels, de jeunes cinéastes, mais aussi tous ceux que le documentaire intéresse. Les ateliers sont la vie même de l’association.

Par notre action, nous cherchons à regrouper les créateurs, souvent isolés, et à défendre ainsi avec plus de force la diversité des représentations du réel. Lier questions pratiques, engagements esthétiques et politiques, constitue pour nous un prolongement et un enrichissement de notre métier de cinéaste.??

1994, publication d’un premier Manifeste.
Addoc se mobilise déjà contre la logique marchande du service public et affirme qu’avec elle « est escamotée la question de qui parle, qui regarde, qui écoute. Là où n’est plus à l’œuvre l’engagement d’un auteur, le spectateur n’est plus considéré comme personne et comme citoyen ».

2002, dix années de réflexion et d’échanges autour de nos pratiques ont permis d’élaborer les notions clefs actuelles du travail documentaire. Elles aboutissent à la publication du livre Cinéma documentaire : manières de faire, formes de pensée, devenu ouvrage de référence.
D’autres parutions suivront : Comment peut-on anticiper le réel ? (suivi de "Monsieur contre Madame", scénario de Claudine Bories), Filmer le passé dans le cinéma documentaire (suivi du scénario de Henri-François Imbert "No pasaran! Album souvenir"), La police des images (suivi du scénario "Faux et usage de faux" de Jacques Falck et Jérôme Neutres), Le Style dans le cinéma documentaire.

2004, Addoc organise le premier Salon des Refusés du documentaire, en partenariat avec le Forum des Images. 554 films refusés, censurés ou amputés par les chaînes nationales hertziennes sont présentés au public pendant un mois. L’occasion de débattre de l’audimat, du formatage et d’interpeller le service public sur le sens de sa mission.

2007, Addoc met en place le Tour d’Europe du doc en collaboration avec treize associations de documentaristes et producteurs européens. Cinq jours de projections dans Paris de films européens, en présence des réalisateurs. Cinq jours pour interroger la création documentaire et son économie au niveau européen.
La manifestation s’articule autour de projections de documentaires européens, de tables rondes et de rencontres avec les cinéastes. Elle est organisée en partenariat avec la Maison de l’Europe, les centres culturels et les associations de documentaristes étrangers : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Finlande, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suisse, République Tchèque et Turquie.

2008, Addoc n’organise pas de manifestation « phare ». Toutefois, l’ouverture aux cinéastes européens se poursuit par l’organisation des Lundis du doc, une projection mensuelle au Centre Wallonie Bruxelles, cycle de projections de films européens en présence des réalisateurs.
Ces projections se font en partenariat avec les centres culturels étrangers à Paris, et une nouvelle collaboration se tisse avec Paris-bibliothèques. Ceci renforce la coopération avec les médiathèques, des lieux importants de diffusion du documentaire de création.


Le travail en réseau d’Addoc se densifie notamment depuis la fin de l’année 2007 avec le ROD (Réseau des Organisations du Documentaire) et depuis 2006 avec le RED (Réseau d’Echange et d’Expérimentation pour la Diffusion du cinéma Documentaire).

Le ROD s’est fortement investi dans l’élaboration d’un fonds d’aide à la création pour des projets de films documentaires ne bénéficiant pas du soutien d’un diffuseur. Grâce à une étroite collaboration avec le CNC, le ROD se réjouit d’avoir vu naître en 2008 l’Aide au Développement Renforcé.

Les ateliers actuels de l’association

Atelier Partage d’écriture
L’atelier « Partage d’écriture » renoue avec un des fondements d’Addoc qui est la réflexion basée sur les pratiques des cinéastes. L’atelier a démarré en février 2008, nous nous sommes réunis quasiment tous les quinze jours afin de partager et d’échanger autour des projets de chacun. Cet atelier est un lieu d’entraide et de recherche de soi : les membres s’attachent autant à la lecture critique des projets d’autrui qu’à la présentation de son propre travail.
L’écriture a été envisagée au sens large, comme processus de création. Les réflexions portent principalement sur deux moments particuliers de l’élaboration d’un film : l’écriture avant tournage, celle qui préfigure le film et la réécriture du film au moment du montage. Chaque membre de l’atelier présente un/des projet(s). Certains oralement, d’autres par quelques lignes écrites, d’autres encore avec des projets avancés.
De cette année d’échanges, ressort une tendance. Bien que nous revendiquions la singularité, la diversité, le point de vue d’auteur, la recherche d’une écriture personnelle reste l’enjeu majeur car nous avons tendance à nous «cacher» derrière de l’information, certes intéressante pour exprimer un contexte, mais peu convaincante pour donner l’idée d’un film. Comme si l’écrit nous ramenait au sujet. D’où la proposition de travailler cette question de la problématique du risque du « je », lors du débat qu’Addoc animera, comme chaque année, au Cinéma du Réel.

La Chaîne de projection
La Chaîne de projection associe le plaisir de découvrir un film et son réalisateur à la convivialité d’un repas partagé dans un appartement privé. Sa particularité : à chaque projection, le réalisateur du film invité choisit le film de la séance suivante. Chaque film projeté forme donc un maillon de chaîne.
Le cadre intime dans lequel se déroulent ces soirées très conviviales et le débat qui accompagne le film permettent des échanges privilégiés entre professionnels et avec le public. En 2008, deux soirées ont réuni chacune une quarantaine de personnes.
Depuis sa création en 1996, une cinquantaine de réalisateurs et réalisatrices ont participé à la Chaîne d’Addoc parmi lesquels : Henri François Humbert (premier réalisateur invité), Jacques Kébadian, Dominique Dubost, Denis Gheerbrant, Dominique Cabrera, Luc Leclerc du Sablon, Joseph Morder, Danis Tanovic, Claudio Pazenzia, Boris Lehmann, Marcel Hanoun, José Bersoza, Bernard Gesbert, André S. Labarthe, Guy Girard, Claude Ventura, Michel Fresnel, Mustapha Hasnahoui, Timon Koulmasis, Véronique Aubouy, Isabelle Rèbre, Anne Morin, Arnaud des Palières, Juliette Cahen, Ralph Arlyck, Elizabeth Leuvrey, Marc Petitjean.

Atelier d’Education à l’image
Cet atelier mis en place au cours de l’année 2008 réunit les membres d’Addoc qui ont une expérience dans le domaine de l’éducation à l’image. L’atelier vise à établir la spécificité d’Addoc dans le domaine de l’éducation à l’image et à analyser les difficultés rencontrées sur le terrain.
Nous avons défini des cadres d’intervention propres à Addoc et commencé à rassembler de nombreux outils pédagogiques.
Nous avons le projet de réaliser une collection de DVD qui pourrait avoir comme ligne éditoriale : qu’est-ce que le cinéma documentaire du point de vue des cinéastes ?

Les Lundis du doc déjà présentés dans la chronologie ci-dessus (année 2008).

Atelier temps
La dernière saison intitulée "Le temps qui passe, le temps qui reste" a clôturé quatre années d’atelier pendant lesquels 35 films ont été montrés, la plupart du temps en présence de leur réalisateur. Les débats, animés par les membres de l'atelier ont été systématiquement enregistrés. Un travail est en cours afin de préparer une publication qui rendra compte de la richesse d’une telle expérience où le spectateur travaille aux côtés des cinéastes à l’exploration et au renouvellement de l’outil critique du cinéma documentaire. Cette publication constituera le prochain numéro de la collection Cinéma Documentaire (L’Harmattan), dirigée par François Caillat, membre d’Addoc.

Aujourd’hui plus que jamais, il s’agit de réaffirmer notre volonté de donner du monde des représentations singulières qui nous engagent et engagent le spectateur. Nous considérons que c’est ainsi que notre association a le plus de chances d’enrichir le cinéma documentaire à venir.

Chaque mois, les membres de l’association se réunissent à l’occasion du Conseil d’Administration.

Addoc est soutenu par le CNC et la SCAM.

Coordination - Meryl Moine

Contact
ADDOC - Association des cinéastes documentaristes
14, rue Alexandre-Parodi
75010 Paris
France
Tél. (+33) (0) 1 44 89 99 88
Fax (+33) (0) 1 44 89 89 11
www.addoc.net