RED
Réseau d'échange et d'expérimentation
pour la diffusion du cinéma documentaire

Peuple et Culture Corrèze
Plaisir de partager collectivement des émotions cinématographiques, humaines et politiques, questionnement sur soi et sur le monde...
C’est ce pari que nous avons eu envie de tenir quand nous avons commencé, en octobre 2001, à imaginer et à construire peu à peu un réseau de diffusion du cinéma documentaire (renouant ainsi avec toute une partie de notre propre histoire et de celle du cinéma, quand Alain Resnais, Chris Marker, Joris Ivens, René Vautier, Georges Rouquier, ect … étaient au « programme » des ciné-clubs de Peuple et Culture dans les villages et les usines).

Quatre années après …
L’intuition que nous avions eue que le cinéma documentaire méritait et avait la capacité (de par ses contenus, ses formes) de rencontrer un public large y compris en territoire rural s’est révélée juste et féconde au-delà même de nos espérances
On peut vraiment dire qu’un public s’est constitué et s’élargit peu à peu.

Et en quantité :
Les séances (une cinquantaine par an) rassemblent de trente à une centaine de spectateurs et le réseau de diffusion comprend actuellement six points :
- Tulle (les Mercredis du Doc et les Journées Thématiques)
- St Mexant (Foyer Culturel)
- St Jal (Amicale Laïque, avec la complicité et bien souvent la présence du maire et de plusieurs élus.
- Uzerche (Musicas Dreibidas), avec le soutien de la municipalité qui met le cinéma Le Rex à disposition.
- Gumont (Doc à la Grange chez Yves et Sylvette Lidove).
- Chameyrat (Quand le documentaire donne envie de changer le monde..., au château de Poissac, chez la famille Dreyfus).
Des partenariats réguliers se sont établis avec le cinéma Le Palace à Tulle, , les cinémas Rex à Brive, le Foyer de Jeunes Travailleurs à Tulle, la Confédération Paysanne, ATTAC, le collectif Corrézien pour la sortie du nucléaire ...
Et surtout en qualité :
Assez vite des groupes de spectateurs se sont impliqués dans le choix de films et dans l’organisation des projections. Ce phénomène s’approfondit largement et bien sûr, il est nourri par une pratique de visionnage de films et par la participation d’un nombre non négligeable de personnes (26 participants pour 2004) aux festivals et rencontres documentaires (Lussas, Marseille, Beaubourg, Traces de vie).
Là réside notre spécificité et notre expérience (liée à l’histoire de l’éducation populaire avec laquelle nous n’avons jamais rompu même si à certaines périodes nous avons subi de fortes traversées du désert et beaucoup de condescendance). Cette spécificité, c’est « l’autoformation », c’est apprendre en apprenant aux autres et apprendre d’eux, c’est la possibilité d’autoconstitution d’un public. Non, le modèle institutionnel (des spécialistes, des professionnels de l’art et de la culture « programment » puis « communiquent » pour convaincre « les publics ») n’est pas un modèle unique. En tout cas dans cette expérience naissante, il est bien clair que, même aux fins fonds de la Corrèze, le désir que nous avons tout simplement, de faire partager à d’autres, à l’endroit où nous vivons, les films que nous aimons est un formidable réservoir d’énergie.

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Peuple et Culture Corrèze
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