Lundi 1 novembre 2010, 17h30

lundi 1 novembre 2010 à 17h30

Espace Jean Vilar - salle 1

En conversation avec Pierre Creton

Pierre Creton – 3 :  « La Présence »


La Vie après la mort

La Vie après la mort

Pierre Creton | 2002 | 23’ | France

Portrait post-mortem de Jean Lambert.

« Vattetot-sur-mer, petite commune du pays de Caux. Derrière l’église, la maison de Pierre Creton ne ressemble à aucune autre. À peine franchi le seuil frappe la singulière densité du vide. Tout semble disposé, rangé, pour que rien ne perturbe les lignes, n’encombre l’œil par une complication inutile. Peu de maisons semblent pourtant aussi précisément, rigoureusement habitées. Creton confirme, l’habitation est une de ses préoccupations majeures : « Habiter où, comment, avec qui ? C’est le vide et le plein. Et habiter cette maison, ce fut d’abord habiter chez quelqu’un ». L’histoire de la maison est aussi celle d’un film, La Vie après la mort. », Cyril Neyrat


Le Voyage à Vezelay

Le Voyage à Vézelay

Pierre Creton | 2005 | 30’ | France

À la mort de son père, Pierre accompagné de Marie et Bénaïd ses amis, se rend à Vézelay sur la tombe de Georges Bataille. Là-bas, ils sont reconnus par un prêtre qui semble distinguer les touristes des mystiques, ceux qui viennent pour l’écrivain et ceux qui viennent pour Dieu.


L’Heure du berger

L’Heure du berger

Pierre Creton | 2008 | 40’ | France

« Un certain type de vie quotidienne (heures fixes, mêmes personnes, formes et lieux de piété) amenait des pensées surnaturelles. Sortir de ce schéma et les pensées s’envolent. », Cesare Pavese

« J’avais littéralement organisé ma rencontre avec Jean Lambert. Très vite, je redoutais sa mort. N’avait-il pas tenté de me prévenir : choisir un ami si vieux. La nuit, nous écoutions des javas jusqu’à ce que la peur se dissipe. Nous avions en tous cas bien ri devant la caméra toute seule bêtement en train de nous filmer. »

« En septembre 1999 j’achetais la maison de Jean Lambert, qui venait de mourir, pour tenter de finir le film commencé avec lui deux ans auparavant : La Vie après la mort. Déjà dans ce premier film tout se passait dans sa maison, avec lui, puis sans lui : tentative de filmer son absence. Dans L’heure du Berger c’est sa présence en tant que fantôme que j’ai voulu saisir. C’est un film que je n’ai pas vu venir. Au printemps 2007, alors que cela arrivait régulièrement, Jean est revenu, mais cette fois plus présent. Dans un même mouvement j’ai profité de sa présence et je l’ai nourrie, pour envisager un second film : sept ans après sa mort… toujours dans sa maison. », Pierre Creton