L’Arène du meurtre

Amos Gitaï

  • 1996
  • 60’

« Il n’est pas bon pour l’homme d’être seul. Pourtant, il est seul. Il attend. Et il est seul et lui seul sait. »

Bien que filmant « à chaud », peu après le meurtre d’Itzhak Rabin, la ville d’Haïfa (où il est né en 1950), les paroles de Léa Rabin et d’Aviv Geffen, Ie chanteur rock israélien, Gaza et le Golan, Amos Gitaï « refroidit » toute tentative d’interprétation pressée et clame d’autant plus, une certaine urgence.

Morale du travelling chez Gitaï : voyage nocturne à Gaza, clos de barbelés, où est le dehors, le dedans ? Où est l’enfermement et quelle histoire nous rappelle-t-il ?

Aviv Geffen en concert : « La prochaine catastrophe est à notre porte. Nous sommes responsables ! Et plus tard. Pour Rabin, Pour la Paix ! Assez de Haine… »

Une longue, lente méditation entre temps présent et mémoire, entre la conscience et le désarroi qu’il faudra savoir maîtriser, « nos réactions quand rien ne va plus ». Cet essai introspectif « s’achève » en s’ouvrant sur une litanie essentielle : « un temps pour pleurer, un temps pour rire, un temps pour le deuil, un temps pour étreindre, un temps pour jeter des pierres, un temps pour haïr, un temps pour construire, un temps pour la guerre, un temps pour la paix ».

Le film d’Amos Gitaï a été réalisé avant la victoire du Likoud aux dernières élections israéliennes…

L'Arène du meurtre

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