Dimanche 8 décembre 1996, 14h30

dimanche 8 décembre 1996 à 14h30

Auditorium

À propos de Marseille, autrement…


Graines au vent

Paul Carpita | 1964 | 17'

Suivre la journée d’un « poulbot » marseillais, qui n’ira pas en classe, parti sur la route du soleil comme le plombier zingueur de la fête continue. Graines au vent raconte cette beauté terrible et rebelle, celle du cancre qui lance le cri d’anarchie, dont il n’a pas conscience.

Petit, dégourdi, l’enfant d’un après-midi croise au hasard tout son bonheur à venir, sur le pont des marchandises.

Les pétroliers, en cale sèche, les bateaux pleins de chevaux en partance pour les abattoirs, le jeu des ouvriers s’amusant à apprendre au garçon les gestes du travail des grands.

Dans le premier métier de Carpita, enseignant, ses collègues lui envoyaient les cancres, disant qu’il savait en faire quelque chose. Lui, rappelle que sur du béton, les graines poussent moins bien que sur un peu de terreau.


Marseille sans soleil

Paul Carpita | 1960 | 17'

« Pour mémoire «. Film dans le film est tourné par une petite équipe. Le sujet : parler de Marseille et de l’ami mort à la guerre d’Algérie, celui-là même qui a écrit le scénario.

Paul Carpita se souvient que son père docker lui fit connaître sa ville natale, qu’à Marseille chez les dockers, revenir à la maison la gamelle pleine signifiait, pour le journalier, une journée sans embauche.

Marseille, sans soleil, c’est pour l’auteur, l’absence de maquillage et de clichés.

Si Marius et César sont présents, ils le sont de manière dérisoire. Film tourné à la vitesse d’un jour, qui n’a que vingt-quatre heures, l’histoire rebondit, sans cesse, entre le souhait et la réalité.

Dire l’amour pour un endroit qui a une âme que l’on ne voit pas. Penser rues, ruelles, avenues, boulevards sans s’y attarder,regarder le vieux port et la place aux huiles en 1960 alors que, de l’autre côté de la Méditerranée, c’est la guerre sans nom.