Litsa Boudalika
- 1996
- 30’
- Son et lmage
Pour dire son dû et ses rancœurs, son amour-haine passionnel de sa « belle et étrange patrie » originelle, elle a des allures de lionne outragée. Des silences et l’art pince-sans-rire de la formule « Nous sommes un pays en voie de développement ce qui nous laisse encore un peu d’espoir ». Des rires en cascade confinant à la gaminerie qui succèdent à des airs inspirés.
Fragments, mémoire, source antique ou moderne de la poésie de Sapho au « Nobel » Odysseus Elytis, « dans la poésie, c’est comme dans les rêves, personne ne veille »… Angélique lonatos est depuis un certain nombre d’années, le chantre de la poésie hellène en France qu’elle sait magnifier à travers une musicalisation complexe, exacerbée par les influences de l’Orient et de l’Occident.
Omniprésence de la mer et de l’élément liquide, surimpressions, jeux de miroirs et de transparences : Litsa Boudalika tisse, trame, entrelace autour de la Belle Hellène en effigie. Révélant aussi l’incertain, l’entre-deux des cultures, « le côté apatride » de ľexil : source de nostalgie mais aussi d’ouverture qui « donne envie de demander à l’autre : d’où tu viens et racontes-moi qui tu es ? »
