Dimanche 9 novembre 1997, 14h00

dimanche 9 novembre 1997 à 14h00

Grande salle Hôtel de Ville de Gentilly

Histoires de Famille

« L’histoire continue, je peux maintenant passer à autre chose » médite Ingrid Cogny à la fin de son film. Conclusion que pourrait ne pas renier François Caillat. Même si chacune des deux démarches est singulière et semble diverger sur la forme et l’approche. Même si la pudeur de chacun prend tournure différente. Ce sont bien de deux sagas qu’il s’agit. La première à la manière d’un « je me souviens » replonge dans les archives Super 8 des vacances à La Baule-les-Pins. Archives qui « scénarise » la famille de « milieu bourgeois », confrontée à son « fatum », ses non-dit, ses dispersions. La réalisatrice part de ces images pour interroger la mémoire, la parole et les sentiments de ceux qui veulent bien témoigner. Pour recomposer la photo de famille et son portrait en creux, un « négatif » jamais développé jusqu’alors. François Caillat préfère re-situer le déroulement de la saga dans sa dimension économique, le « rapport à l’argent » (qui est aussi celui du film qui manque de « moyens ») et les questions d’identité chahutées par l’Histoire. « Celui qui vient après » enquête, découvre et s’arrête là où il en a décidé.


Chargée de famille

| 1995 | 83'

« Avoir une famille, c’est une expérience humaine universelle. Même les orphelins savent ce qui leur manque, mesurent le vide de ce qu’ils n’ont pas connu ou perdu trop vite. Qu’est-ce que transmet une famille ? À quoi sert-elle ? Comment pèse-t-elle ?

À travers quatre générations d’hommes et de femmes d’une même famille, par l’addition de portraits successifs entrecoupés d’archives familiales 8 mm et Super 8, j’ai cherché à reconstruire le puzzle d’une famille et approcher cette notion aux mille définitions du dictionnaire.

Comment peut-on être à la fois et aspirer à être “un”, indivisible et faire partir d’un tout auquel on se raccroche et qui est sa famille ? Chargée de famille se veut être cette approche à la fois générale et générique en même temps qu’une démarche très personnelle puisqu’il se trouve que c’est “ma” famille que j’ai choisie de filmer. »


La Quatrième génération

La Quatrième génération

François Caillat | 1997 | 80'

L’histoire d’une famille mosellane liée au commerce du bois : son ascension et son déclin, de 1870 à nos jours. Cette saga familiale est emblématique parce qu’elle reflète l’aventure d’une région et les aléas de sa prospérité. Elle révèle aussi une étrange destinée nationale : celle de tous les lorrains qui, en un siècle ont vécu cinq fois écartelés entre leur identité française et leur annexion à l’Allemagne. La quatrième génération – à laquelle appartient le réalisateur – est celle qui vient « après », lorsque tout est joué, et qu’il ne reste que le souvenir.