Mercredi 4 novembre 1998, 11h00

mercredi 4 novembre 1998 à 11h00

Campus Jussieu, Amphithéâtre 24

Le film d’art

Une intervention « illustrée » de Jacqueline Aubenas et en présence de Boris Lehman et de Claudio Pazienza.


Alechinsky d’après nature

Luc de Heusch | 1970 | 20'

Un film « avec », « autour de », « en complicité » avec l’un des fondateurs du Groupe Cobra. Immersion dans l’univers d’un grand créateur : son bestiaire, sa vie, ses goûts du voyage, de la flûte et du Japon.


Combat de boxe

Combat de boxe

Charles Dekeukeleire | 1927 | 7' | Belgique

Quand Charles Dekeukeleire réalise Combat de boxe, il a vingt-deux ans et est fou de cinéma. Il est également enthousiasmé par Vertov et sa conception du « cinéma-œil ». Un poème de Paul Werrie a servi d’argument à ce film qui fonctionne sur des gros plans et un travail lié au rythme. La violence du combat, la présence du public, la tension entre la foule et le ring, sont portés par un montage fulgurant et chorégraphique.


Love Sonnets

Thierry de Mey | 1994 | 24'

Adaptation cinématographique du spectacle, Sonatas 555 de Michèle-Anne de Mey, variation chorégraphique sur les tours et détours de l’amour.


Muet comme une carpe

Boris Lehman | 1987 | 38'

De l’étang à l’assiette, le trajet et le destin d’une carpe parmi d’autres. Celle-ci sera mangée farcie au cours d’un repas de fête. La carpe farcie « à la polonaise » appelée aussi en yiddish « gefilte fish » est un plat traditionnel chez les juifs ashkénazes. Il est préparé et servi froid au début du repas. La tête du poisson est réservée au chef de famille.

Tourné à Bruxelles au moment du Nouvel An Juif (Roch Hachana), le film s’attache à montrer les préparatifs culinaires, ainsi que le rituel et les prières qui les accompagnent, mettant l’accent sur le sacrifice du poisson et sur la mort concentrationnaire.


Panamarenko, portrait en son absence

Panamarenko, portrait en son absence

Claudio Pazienza | 1997 | 27' | Belgique

A la fois évidente et complexe, ramifiée, multiple, ironique, l’œuvre de l’artiste anversois Panamarenko semble faire – depuis une trentaine d’années – la joie des grands et des petits. Mais qu’on se détrompe : malgré son apparente lisibilité, elle demeure inclassable et joyeusement iconoclaste. Elle ne peut donc se résumer à une illustration du mythe d’Icare ni à la volonté de bricoler appareils et machines capables de se mouvoir – avec ou sans force de l’homme, sur terre comme sous l’eau – pour étonner chameaux et poissons. Non, l’ensemble des objets de Panamarenko posent sans cesse la question des limites, des frontières, des passages. Passages de la contemplation à l’acte, de la matière à la forme, de l’art à la science (et vice versa). Il s’agit d’une perpétuelle invitation à…