Décibled

Malek Bensmaïl

  • 1998
  • 53’
  • France

Bien sûr et nous en sommes, on peut avoir un souvenir ému du premier concert Raï de Bobigny en 1986. La sono était approximative mais la soirée et l’ambiance envoûtante avec Khaled encore émouvant et le couple Chaba Fadela, Cheb Sahraoui détonnant. Aujourd’hui le Raï fait recette, s’installe dans le sirupeux (Faudel), évite avec constance tout propos « politique » ou « engagé ». Il est loin le temps de la « Guerre du Golfe » où toute musique arabe était interdite d’ondes. Le film de Malek Bensmaïl, lui, explore la nouvelle scène musicale algérienne en exil derrière l’arbre Raï qui cache la forêt…

  • Avec Amazigh Kateb et Gnawa Diffusion, influencé par le « blues » gnaoui, le zeste groove des musiques urbaines et des textes engagés et mordants.
  • Djam et Fam, groupe Techno-Raï avec un violon électrique virtuose, celui de Djamel Benyelles et « une voix » exceptionnelle celle de Moumen.
  • Malik, père sahraoui et mère celte, compose une techno perlée d’influences “orientales” et de sonorités alaoui et raï.
  • Markunda, reprend et réinterprète parfois a cappella les chants traditionnels chaoui des Aurès.
  • Le Diwan de Bechar.

Le film n’omet pas de rappeler les premières tentatives de « fusion musicale » des années quatre-vingt, celles de Raina Rai et de Carte de séjour…

Décibled

Diffusion