Samedi 7 novembre 1998, 20h30

samedi 7 novembre 1998 à 20h30

Grande salle Hôtel de Ville de Gentilly

Paris-Bruxelles via Alger


Décibled

Décibled

Malek Bensmaïl | 1998 | 53' | France

Bien sûr et nous en sommes, on peut avoir un souvenir ému du premier concert Raï de Bobigny en 1986. La sono était approximative mais la soirée et l’ambiance envoûtante avec Khaled encore émouvant et le couple Chaba Fadela, Cheb Sahraoui détonnant. Aujourd’hui le Raï fait recette, s’installe dans le sirupeux (Faudel), évite avec constance tout propos « politique » ou « engagé ». Il est loin le temps de la « Guerre du Golfe » où toute musique arabe était interdite d’ondes. Le film de Malek Bensmaïl, lui, explore la nouvelle scène musicale algérienne en exil derrière l’arbre Raï qui cache la forêt…

  • Avec Amazigh Kateb et Gnawa Diffusion, influencé par le « blues » gnaoui, le zeste groove des musiques urbaines et des textes engagés et mordants.
  • Djam et Fam, groupe Techno-Raï avec un violon électrique virtuose, celui de Djamel Benyelles et « une voix » exceptionnelle celle de Moumen.
  • Malik, père sahraoui et mère celte, compose une techno perlée d’influences « orientales » et de sonorités alaoui et raï.
  • Markunda, reprend et réinterprète parfois a cappella les chants traditionnels chaoui des Aurès.
  • Le Diwan de Bechar.

Le film n’omet pas de rappeler les premières tentatives de « fusion musicale » des années quatre-vingt, celles de Raina Rai et de Carte de séjour…


Femmes d’Alger

Kamel Dehane | 1992 | 55'

Dans une société où le regard n’est que masculin, un autre œil est donc là… Le regard féminin, dérangeant, bousculant la pudeur, brisant les tabous, libérant la parole…Il sort de l’ombre : avec Assia Djebar, écrivain-historienne algérienne. Nous allons à la rencontre de femmes de toutes générations pour nous introduire dans leurs vies, dans leurs quotidiennetés, dans ce monde où le regard est interdit. Ces femmes se racontent, imposent leur regard à la caméra pour un voyage dans cette moitié de l’Algérie soumise au silence… à une vie clandestine.