Samedi 7 novembre 1998, 22h30

samedi 7 novembre 1998 à 22h30

Grande salle Hôtel de Ville de Gentilly

Paris-Bruxelles via Alger

Concert de Gaâda, le Diwan de Bechar.

Gaâda, le Diwan de Bechar

  • Abdel Laoufi (chant, bendir),
  • Mohamed Dilmi (chant, banjo),
  • Hamou (chant, tarija),
  • Mohamed Liazid (chant, mandole),
  • Khireddine Medjoubi (chant, derbouka), Tayeb Laoufi (chant, gumbri)

Les musiciens de Bechar qui résident en France depuis vingt ans, ont apporté avec eux une tradition ancestrale dont ils ne sauraient se passer, le diwan.

« Autrefois la société était organisée autour de confréries appelées Zawiyas, centres de culture et de savoir. Éternel point de rencontre des cultures berbères, arabes et africaines, le Sahara garde trace de ce brassage musical.

La soirée du Diwan rassemble dans l’harmonie familiale et le respect mutuel, tous ceux qui viennent y participer, l’esprit humble et le cœur ouvert, jeunes et vieux, hommes et femmes de toutes origines, sont accueillis généreusement autour de la musique et conviés à la danse.

Acte gratuit, le Diwan est une offrande, un partage au travers duquel se révèle le meilleur de chacun. La musique qui résonne jusqu’aux petites heures de la nuit “soigne nos esprits, efface nos maux” disent les maîtres de cérémonie.

Le diwan est l’héritage de traditions populaires et ancestrales originaires du sud algérien. Les chants du Diwan sont traditionnellement accompagnés au son des qarqabous (doubles cymbalettes à mains qui se jouent par paires), du guembri (grand luth à trois cordes), du bendir (large tambour sur cadre) du tbel (sorte de timbale). Aujourd’hui les musiciens de Bechar ouverts aux musiques d’Afrique et d’Amérique y ajoutent les sonorités du banjo, du bendir (large tambour sur cadre) et du djembé.

Dans la cérémonie traditionnelle du Diwan, le Mokadem (maître de cérémonie) dépositaire du répertoire et généralement joueur de gumbri est en charge du déroulement de la soirée. Par la musique, il va guider les participants à un “retour vers l’intérieur”. Chants et rythmes entraînent jusqu’à cette volupté de la danse qui s’épanouit dans la transe. Bien au contraire des connotations “barbares” trop souvent liées à la notion de transe, il faut y voir l’approche de la plénitude et de l’harmonie. Moment privilégié d’échanges entre participants et musiciens, la soirée du diwan permet que se rejoignent sans contrainte le culturel et le spirituel, le païen et le sacré, à travers la magie musicale du Sud Algérien. »

Nadia Zanoun, François Bensignor