Divine carcasse

Dominique Loreau

  • 1998
  • 88’

Le film trace le destin d’une vieille Peugeot qui débarque à Cotonou, au Bénin. Là, elle passe de propriétaire en propriétaire. On accompagne chacun d’eux dans sa vie quotidienne : Simon qui vit dans le monde clos des coopérants, puis son cuisinier, Joseph, qui en fait un taxi clandestin, puis des garagistes, qui tentent de lui redonner souffle chaque fois qu’elle tombe en panne.

Jusqu’au jour où, irréparable, elle finit en carcasse abandonnée dans la rue. C’est alors que Simonnet, forgeron sculpteur en récupère des pièces pour fabriquer une sculpture d’Agbo, dieu vaudou des « gardiens de la nuit », commandée par des sages du village de Ouassa. Après un long voyage en pirogue à travers les lagunes béninoises, la sculpture devient le fétiche protecteur des habitants d’Ouassa. À l’instar de son film précédent, Les noms n’habitent nulle part, (1994) Divine carcasse verse dans la fable anthropologique, « l’ethno-fiction » qui rappelle le travail de Jean Rouch dans les années soixante. Un film fait en complicité avec les Béninois, acteurs de leur propre rôle et dans une forme de récit qui rappelle l’art du griot africain.

Divine carcasse

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