Éditos

Dans le cadre de sa politique culturelle, le Conseil général du Val-de-Marne accorde une attention particulière à l’art, à son expression, à sa confrontation avec le public.

Le festival des écrans documentaires participe de cette démarche et c’est naturellement que le Conseil général est devenu un partenaire actif de cette manifestation avec la ville de Gentilly qui l’a initiée et l’ensemble de ses partenaires.

Le festival est devenu un lieu de défense et de référence du documentaire en même temps qu’un rendez-vous de la jeunesse autour de ce champ artistique.

Le festival a choisi cette année de porter son regard sur l’histoire, les histoires. Outre qu’il qu’il va permettre à chacun d’enrichir ses connaissances, son regard sur le monde, je me réjouis de ce thème, sorte d’hommage au documentaire lui-même dont le propre est bien souvent l’histoire, les histoires qui nourrissent le regard, le rêve et l’imaginaire, et stimulent l’action des hommes sur la réalité.

Je me réjouis de la forte croissance de la création documentaire ces dernières années, grâce au concours des chaînes publiques France 3, Arte, La Cinquième qui en sont les principaux investisseurs. Ce fait souligne le besoin d’un grand service public de l’audiovisuel et de son engagement en faveur du cinéma : celui-ci ne peut être abandonné à la seule industrie cinématographique et audiovisuelle qui ne raisonne pas en terme d’œuvre mais en terme de profits commerciaux.

Notre collectivité, consciente de ces enjeux, conduit une action de soutien et d’aide à la création contemporaine comme elle agit dans un même mouvement pour la défense de ses outils de production de recherche et de mémoire que sont la SFP déjà gravement mise à mal par le licenciement massif de la moitié de ses effectifs, l’Ina menacé par un budget insuffisant et que l’on voudrait confiner aux seules archives en dehors de la recherche et de la formation.

Avec le festival, ses écrans documentaires, je souhaite que chacun puisse affirmer son exigence d’une grande politique en faveur du cinéma et de l’audiovisuel, et plein succès à cette 14ème édition.

Michel Germa, Président du Conseil général du Val-de-Marne


En choisissant ce thème de l’Histoire(s) pour ce 14e festival de Gentilly et du Val-de-Marne, les organisateurs ont voulu marquer cette fin de siècle en offrant aux spectateurs un regard sur la création documentaire sans nostalgie ni complaisance.

Cette démarche, nous sommes heureux qu’elle puisse se dérouler dans un partenariat qui s’élargit au fil du temps.Associé au Département qui poursuit sa politique en faveur de la création et de la diffusion audiovisuelles, on apprécie toujours la collaboration menée avec la DRAC et l’Université de Jussieu, mais aussi l’intérêt porté à notre initiative par de nouvelles villes du Val-de-Marne comme celles d’Arcueil et de Champigny.

Pour autant, nous restons persuadés que, par son origi  nalité et sa qualité, ce festival, qui a déjà une dimension  régionale, devrait pouvoir compter sur un partenariat plus large encore pour mieux intéresser les jeunes des banlieues qui sont si sensibles au monde de l’image et qui ont leur propre production.

Le succès grandissant des différents prix offerts aux compétiteurs du monde entier, la diversité et la qualité des films reçus, renforcent notre sentiment que ce festival correspond bien à une attente et qu’il peut s’ouvrir à un plus large public.

Il revient à chaque participant de ce festival de lui donner le souffle nouveau dont il a besoin pour rentrer dans ce nouveau siècle d’image.

Pour ma part, je continuerai à soutenir toutes les actions qui concourront au succès de cette manifestation dans comme hors de la ville.

Yann Joubert, Maire de Gentilly