samedi 18 novembre 2000 à 22h00
Espace Jean Vilar - salle 2
Sélection Prix du Documentaire court
Programme 3
Arçeolog
Julie Millot | 1999 | 25'
Un chantier de fouilles urbaines est toujours vécu comme un événement particulier par la population. Toute une effervescence, des questionnements, des légendes gravitent autour des découvertes.
Ce film est une enquête sur la perception de l’archéologie et du métier d’archéologue par la population et par les fouilleurs eux-mêmes. Décalage entre l’image mythique d’un Indiana Jones et le quotidien de ces fouilleurs, entre l’archéologie « exotique » présentée à la télévision et l’archéologie de sauvetage telle qu’ils la pratiquent.
Célébrations
Dominique Dubosc | 2000 | 38' | France
Du 16 janvier au 28 février 1991, j’ai vécu la guerre du Golfe (sur mon écran de télévision) comme un interminable cauchemar. J’en suis arrivé à une forme de dépression. C’est dans cet état que je suis parti pour New York, où ma femme travaille et où je voulais rencontrer le poète et cinéaste Jonas Mekas. Le film commence réellement sur l’autoroute, entre l’aéroport et Manhattan : est-ce la grandeur du Triboro bridge, la pluie sur le pare brise du taxi, le souvenir d’autres arrivées semblables ? “Quelque chose” en tout cas m’a ramené dans la vie et j’ai su, avec évidence, que je devais “célébrer” cette vie retrouvée, que c’était la seule réponse que je pouvais faire à la guerre. C’est ainsi qu’avant même de le rencontrer, j’ai rejoint Mekas, qui a toujours opposé dans ses Journaux de simples instants de vie aux images sans vie des média. Au fil du temps j’ai aussi découvert une autre Amérique, consciente de ses responsabilités… jusqu’à ma rencontre finale avec Antigone.
(de) la fenêtre
Jean-Christian Bourcart | 1999 | 26'
« Jusqu’à mon départ pour les États-Unis, j’habitais à Paris sur la pente des Buttes-Chaumont, un appartement au premier étage d’un immeuble moderne, au fond d’une impasse que ferme un tertre abrupt. Pendant trois ans, j’ai filmé ce que je voyais de ma fenêtre, une baie vitrée qui dessinait le paysage comme sur un écran. Lorsque je suis arrivé, la forte dénivellation du terrain était abandonnée à la végétation et aux enfants qui venaient y construire des cabanes. Et puis, les bulldozers sont arrivés, le terrain vague s’est transformé en chantier, et fut harmonieusement replanté d’essences choisies et protégé d’une haute grille acérée. C’est devenu un jardin public, interdit au public… », Jean-Christian Bourcart
« … Je voudrais que le spectateur ait le sentiment à la fois de pénétrer dans une intimité, mais que chemin faisant, il en découvre l’épaisseur et réalise l’impossibilité d’en créer une image cohérente et définitive. »
W.W.W.
Martin Hardouin du Parc | 1999 | 15'
« Avril 1999. Temps de guerre… Treize jours en ligne. Et puis ta lettre est arrivée… »
