samedi 24 novembre 2001 à 18h00
Auditorium
Écrans libres
Heure Exquise !
Heure Exquise ! c’est qui ? Créée en 1975, Heure Exquise ! est une association spécialisée dans la promotion de l’art vidéo et de la vidéo de création.
Née d’un projet essentiellement créatif (réalisation collective de programmes audiovisuels, conception de performances et diffusions spectaculaires), Heure Exquise ! a progressivement mis en place pour ses adhérents les services de distribution, de diffusion, de documentation et de formation autour de la vidéo de création et des arts électroniques, et participe ainsi depuis 1980 au développement national et international de ces formes d’expression artistiques.
Heure exquise ! Distribution – Diffusion, créé en 1983, s’est donné pour missions d’organiser la promotion, la diffusion et l’économie culturelle à partir d’un catalogue des œuvres d’artistes et d’auteurs qui utilisent la vidéo et le multimédia (art vidéo, documentaire de création, vidéo danse, nouvelles images, cédéroms…).
L’équipe d’Heure Exquise ! intervient dans la conception et la mise en œuvre de projets de diffusion (conseil en programmation, présentations publiques, commissariats de manifestations, aide à l’élaboration d’émissions de télévision…).
Heure Exquise ! est associé avec Nuit de Chine !, association spécialisée dans la vente de vidéos de création et de cédéroms d’auteurs.
Les autres c’est les autres
Mounir Fatmi | 1999 | 11' | France
Cette vidéo a été écrite et réalisée dans le cadre d’une résidence d’artiste, à la Cité Internationale des Arts en 1999, et présentée comme partie intégrante de l’installation « Médecine douce » au Couvent des Cordeliers à Paris (Mai-Juillet 1999). Qui sont les autres ? À cette question simple, livrée brutalement aux passants dans les rues de Paris ou de Mantes-la-Jolie, les réponses sont laconiques, fuyantes, tendres, complices… ou philosophiques. Un passant s’empare de la caméra et la tourne vers l’interviewer : « Les autres, c’est lui. »
Kayam al Hurbano (Existant sur ses ruines)
Alon Bosmat, Tirtza Even | 2000 | 35' | Israël
Le matériau de cette œuvre a été tourné sur plusieurs mois à Dheisheh, un camp de réfugiés près de Bethléem, ainsi que dans la banlieue d’Hébron pendant l’été et l’automne 1998. Nous sommes allés interviewer des personnes dont les maisons avaient été démolies ou étaient menacées de démolition par le gouvernement israélien, comme c’est le cas pour beaucoup de réfugiés du camp. Des bribes de leurs histoires et des commentaires se mêlent à nos images, ainsi qu’à un court texte onirique écrit par Bosmat Alon. Celui-ci reflète la complexité de notre position en tant que témoins de la situation – tour à tour indiscrets, distants, étrangers ou coupables. Cependant, ce travail est surtout marqué par le silence pesant d’une attente permanente, d’un moment figé ; une marge de non-manœuvre.
Passing Drama
Angela Melitopoulos | 2000 | 66' | Allemagne, Grèce, France
Passing Drama est basé sur différents témoignages de réfugiés. « Drama » est une petite ville située au nord de la Grèce. « Drama », en grec, peut aussi bien signifier scène, narration ou pièce de théâtre. Drama est habitée par des réfugiés (y compris mes grands parents) qui sont des survivants de la déportation d’Asie Mineure vers la Grèce en 1923. Pendant la deuxième guerre mondiale, leurs enfants ont fui l’occupation bulgare et sont devenus des travailleurs esclaves dans l’Allemagne de Hitler. Les entretiens avec ces réfugiés, liés au récit de mon père lorsqu’il a quitté la Grèce pour Vienne, retracent un parcours diagonal qui traverse l’Europe. Bien que, pour la première fois, les réfugiés aient été considérés comme un phénomène de masse avec le déclin des empires Austro-Hongrois, Ottoman et Russe, l’idée que ces réfugiés étaient sans nationalité n’a jamais été considérée dans l’histoire des États impliqués. Passing drama a été conçu comme une structure hypertexte d’images et de sons visualisant la mémoire et le souvenir grâce à des techniques de montage non linéaire. Le film exprime le point de vue d’une minorité, dont le passé semble avoir été dévoré par les machines industrielles, privilégiant ainsi la majorité.
