Découverte du cinéma documentaire dans un festival
Ce stage organisé pour la quatrième année consécutive au sein du Festival Les Écrans Documentaires propose sur trois jours une approche des écritures et de l’histoire du cinéma documentaire, des rencontres avec des professionnels et des outils et pistes de réflexions que les stagiaires peuvent s’approprier tant pour leur démarche pédagogique que dans le cadre de projets d’action culturelle. Ce stage se déroule pendant le festival afin que les stagiaires puissent profiter de la programmation.
Conférence illustrée
Présentation du stage et du festival par Monique Radochévitch
(Délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle – Rectorat de Créteil) et Didier Husson (délégué général du festival).
Conférence illustrée d’extraits et d’œuvres courtes de l’histoire du cinéma documentaire proposée par Stratis Vouyoucas. Une intervention en deux parties pour évoquer les écoles, les phases de rupture et les évolutions stylistiques du cinéma documentaire depuis les « primitifs » et l’époque fondatrice du montage au temps du muet, jusqu’aux tendances actuelles de la création documentaire.
Ateliers
Deux ateliers de réflexion sur la question du processus de création en documentaire sont proposés en parallèle sur la journée.
Ils ont pour objectif de permettre de réfléchir sur la façon dont se fabrique un film, depuis sa phase initiale (les notes d’intention) jusqu’à sa réalisation (le plan de travail) en mettant l’accent notamment sur les problèmes de diffusion.
Atelier Laurence Petit Jouvet
Réalisatrice, sa filmographie privilégie des thèmes liés aux rapports sociaux et humains, les questions d’identité à l’instar de son dernier film J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau, sélectionné au festival Cinéma du Réel et qui figure également dans le catalogue Repérages 2003 des Écrans Documentaires.
Le film de l’atelier : J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau
Atelier François Christophe
Il a travaillé avec Medhi Charef et a été l’assistant d’Alain Cavalier sur Libera Me, et réalise depuis dix ans ses propres films dont Thierry, portrait d’un absent. Il termine actuellement pour Arte-La Cinquième un des épisodes de Les animaux ont une histoire et prépare une suite à Facteur Toubab avec le même protagoniste : Le Retour.
Le film de l’atelier : Facteur Toubab
Cas pratiques
Un film documentaire, une classe, un projet
Nadine Luc-Peyraud et Béatrice Ricozzi (documentaliste et enseignante de droit-économie), entament cette année, en partenariat avec le festival, un projet de classe à PAC (Projet Artistique et Culturel) avec une classe de première année de BEP Vente Action Marchande, autour de la découverte du cinéma documentaire, des classiques (comme les œuvres de Jean Rouch) à des œuvres très contemporaines.
En présence de leurs élèves et du cinéaste, projection de Une autre vie de Dominique Pernoo.
Xavier Liébard, réalisateur, a mené une expérience de réalisation d’un film documentaire avec une classe de CE2 de Vincennes.
Il présente des extraits de leur film, Une classe au soleil, portant sur la création du spectacle d’Arianne Mnouchkine et sur le théâtre du Soleil.
Films
Facteur toubab
François Christophe | 2003 | 63' | France
Yelli est travailleur clandestin en Italie. Le reste de la famille vit sans moyen au Sénégal. Le réalisateur, qui seul peut voyager librement, est au centre d’un échange de lettres filmées dont il est à la fois l’initiateur et le messager, et ce dispositif apparaît comme l’expression la plus juste de sa place et de son point de vue, car il lui permet d’expérimenter ce qui lui semble essentiel dans l’acte de filmer : relier ce qui est séparé…
J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau
Laurence Petit-Jouvet | 2003 | 53' | France
Dans sa consultation d’ethno-psychanalyse, à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, Marie-Rose Moro reçoit des familles migrantes du monde entier. Là, les patients peuvent exprimer ce qui leur arrive, sans se couper de leurs croyances, de leurs coutumes, ni de leur histoire. Lieu d’invention autant qu’espace clinique d’exception, ce service a pour la première fois accepté qu’une caméra témoigne du travail sensible qui s’y déroule.

