La Star d’ébène

Manu Riche

  • 1997
  • 55’
  • Periscope productions, Auguste Rooincaan

Février 1997. Aéroport de Zaventem. Le jeune footballeur nigérien Indi N’Dbuisi débarque en compagnie de son manager Bart De Bruyne. Il a six mois devant lui pour signer un contrat professionnel avec le club de Alost, ce qui  devrait lui permettre d’obtenir un visa pour la Belgique et un permis de travail. Cette aventure finira par une déception pour le jeune african. Après une longue dépression, le club décide d’engager Indi. Il lui paye mille dollars pour la famille en Afrique. Il devra retourner en Belgique au mois de juillet. Mais immédiatement après le départ de De Bruyne et Indi pour le Nigeria, la presse annonce que le manager aurait essayé d’acheter un match en faveur du club de Alost. Au mois de juillet, Indi ne peut pas revenir car le club n’a pas renvoyé les papiers nécessaires. Selon les toutes dernières nouvelles, Indi ira jouer en France. Bart De Bruyne ne s’occupe plus de ses affaires.

Fabien Barthez aime les hamburgers à crâne rond et lisse. Le « mondial » est un lointain souvenir, fermez le banc. C’est l’heure de tirer les cadavres des placards du foot anthropophage. Grâce à Manu Riche on rentre dans les coulisses de la « nouvelle traite » en suivant Indy, jeune espoir nigérian de dix-sept ans et son « recruteur » matois et patelin. Sec, précis, percutant, le meilleur de l’investigation ironiquement froide « à la belge ».

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