Sur les flots bleus de I’Adriatique (On the waves of the Adriatic)

Brian McKenzie

  • 1990
  • 120’
  • VO (sous-titres français)

Une chronique familiale à huis clos. La maison qui tient lieu de refuge aux membres de la famille est dirigée avec une autorité distante par le père de Graeme, Steven, slovène qui a émigré en Australie à la fin de la seconde guerre mondiale. Graeme et ses deux amis Stephen et Harold, ne sont jamais parvenus à travailler et passent leur temps à récupérer des pièces détachées de véhicules. Pour eux comme pour le reste de la maisonnée, le plus beau des rêves serait de pouvoir conduire une voiture alors même que tous ne savent ni lire ni écrire. Brian McKenzie les rencontre dans une bibliothèque municipale où ils tuent leur ennui…

« J’ai découvert ce film en Australie en septembre 1990 à un moment où nous n’étions pas encore envahis par la médiatisation de la “fracture sociale” et peut-être aujourd’hui ce film aurait-il suscité davantage d’intérêt en France. Pour l’anecdote mais ô combien significative, je venais d’arriver. C’était le premier film que je devais visionner. J’étais encore très peu familiarisée avec l’accent australien, encore moins avec celui, plus difficile, des protagonistes du film, je comprenais un mot sur deux. Je suis restée fascinée pendant deux heures. Et c’est bien la magie du film qui procède de la proximité des personnages et de la complicité qui s’est établie entre Brian le cinéaste, Graeme et ses compères.  C’est un film qui ne s’apitoie pas.  Par la générosité du réalisateur, ce film d’une chronique familiale anodine permet aux personnages de réacquérir la dignité et d’exister avec leurs émois, leurs peines et leurs rêves, même dérisoires. », Suzette Glenadel, déléguée générale de Cinéma du Réel

« Si dans les prochaines années, il doit exister un nouveau cinéma, c’est dans un film comme l’australien On the waves of the Adriatic qu’on en voit les prémices. ll correspond à la définition du genre documentaire mais c’est avant tout un film surprenant et beau devant lequel on se demande souvent comment le réalisateur a pu obtenir cette scène ou cette autre… Les personnages m’ont fait penser aux romans de Steinbeck : des gens qui n’ont que le minimum pour subsister mais qui entretiennent une relation amoureuse avec la vie… », Abbas Kiarostami, auteur de Close-up, Où est la maison de mon ami ?, Au travers des oliviers, membre du jury de Cinéma du Réel 1991. In Libération 19 mars 1991.

 

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