Jeudi 16 novembre 2006, 20h00

jeudi 16 novembre 2006 à 20h00

Espace Jean Vilar - salle 1

Dominique Dubosc

3. connaissance des autres et connaissance de soi


La Lettre jamais écrite

La Lettre jamais écrite

Dominique Dubosc | 1990 | 55’ | France

Toute l’idée de la fameuse série Live se ramène peut-être à cette simple proposition : voyons ce que vous êtes capable de raconter en un plan-séquence d’une heure. Alors je raconte, le plus souvent derrière la caméra, parfois à côté, parfois devant. Je raconte les moments rares où, dans ses dernières années, mon père m’a fait partager son amour du Japon, m’a répété ce qu’il croyait digne d’intérêt, ce qu’il croyait vrai, ce qu’il aurait voulu pour moi. Et m’a finalement laissé partir sur mes propres chemins.

Peu après notre dernière rencontre, un soir d’avril, mon père a décidé de refermer le livre de sa vie, disant à sa femme : de toute façon, je ne refleurirai plus… J’ai peut-être fait ce film pour lui dire que moi aussi, finalement, j’acceptais de le laisser partir.


Réminiscences d’un voyage en Palestine

Réminiscences d’un voyage en Palestine

Dominique Dubosc | 2004 | 38’ | France

En juillet 2002, le dessinateur Daniel Maja est invité en Palestine par le Consulat de France à Jérusalem et le Ministère palestinien de la Culture, pour relancer un projet d’écoles de dessin à Ramallah et à Gaza. Je décide aussitôt de l’accompagner. Mon projet n’est pas de rendre compte de la « mission Maja » (vouée dès le départ à l’échec en raison du couvre-feu imposé aux grandes villes de Cisjordanie et des incursions israéliennes qui ravagent Gaza), mais de construire un film sur la confrontation de nos deux regards.
Le film prend forme lentement, longtemps après le voyage, car Maja, qui ne travaille jamais « sur le motif », a toujours besoin de plusieurs mois pour que ses impressions se fondent dans son imaginaire. Tout au long du printemps 2003, un jour par semaine, il accepte d’improviser sous l’œil de la camera, dessinant des images qui évoquent à la fois la Palestine et un fond plus vaste, peuplé de son bestiaire habituel. De mon côte, je passe plusieurs mois avec mon monteur à retravailler les images tournées sur place : a leur donner une qualité picturale et un fond sonore (en grande partie imaginaire) qui en font des réminiscences plutôt que des « notes de voyage ». Le film qui résulte de ces deux élaborations est la mémoire d’un voyage, ou plutôt, un voyage dans la mémoire des deux voyageurs.