Jeudi 9 décembre 2004, 16h00

Espace Jean Vilar - salle 2

9 décembre 2004

Sélection court


31, boulevard Magenta

Patrice Goasduff | 2004 | 13' | France

Un film d’observation de l’espace urbain en mutation. C’est un point de vue unique sur la transformation d’un parking en gigantesque chantier qui donnera naissance à un bâtiment. Peu à peu le chantier déborde de son périmètre pour modifier les habitudes et les comportements de chacun. Une multitude de petits riens à peine perceptibles apparaissent…


BPM (Barbès Promenade Mouvement)

Denis Connolly et Anne Cleary | 2003 | 17' | France

Début d’hiver, le soir, heure de pointe. Le boulevard Barbès est un grand champ brassé, battu, rythmé. A l’heure où la ville se presse, je déambule. Le rythme du boulevard apparaît sous la forme brute d’un diaporama, déroulé sur la cadence de ma marche : entre 0,603 et 0,578 pas par seconde, soit 99 et 104 Beats Per Minute. Un « clac », un beat – et presque rien d’autre – sera donc la partition de BPM.


Pas à pas, les arpenteurs

Serge Le Squer | 2003 | 25' | France

Beyrouth, Liban. Dans un cinéma détruit et abandonné depuis la guerre, deux arpenteurs prennent des mesures à l’aide d’un décamètre. La ville se reconstruit en effaçant les traces visibles de la guerre, et en faisant ressurgir les ruines de son passé antique pour mieux oublier le passé récent des luttes fratricides. Bâtiments détruits, ruines archéologiques, constructions postmodernes, déchets triés et recyclés, constructions récentes et déjà abandonnées reflètent la lutte entre passé et présent.


Silberhöhe

Clemens von Wedemeyer | 2003 | 10' | Allemagne

Inspirée par le final de L’Eclipse d’Antonioni, une fiction sans personnages dans un quartier de préfabriqués de l’Allemagne de l’Est. La caméra va et vient, en quête d’une intrigue invisible. Et pourtant rien n’arrive et personne n’entre sur la scène. Une maison est détruite, les pierres glissent. La lumière d’un téléviseur illumine l’intérieur d’une maison, avec un bruit de villes lointaines. Le cinéma transforme les marges de la ville en décor pour des films jamais tournés.


Le Silence

Marie-Francine Le Jalu | 2004 | 18' | France

Un terminal de bus en bordure de Paris, à 7 heures du matin en plein hiver. Moment d’immobilité et de silence, dans la délimitation physique et temporelle du petit matin, pour donner à voir et à sentir, à travers les mouvements les plus ténus, ce qui se passe entre, entre les êtres et les choses, entre les corps et la lumière, entre les individus et le monde. Portrait d’un état du monde à l’arrêt de bus.