mardi 3 novembre 1998 à 14h00
Campus Jussieu, Amphithéâtre 24
Magazine Strip-Tease
Du beurre dans les tartines
Manu Bonmariage | 1980 | 79'
L’autopsie acide d’un conflit social dans une petite entreprise paternaliste en crise. Ce second film de Manu Bonmariage auto-consacré « réalisateur » (enfin !) obtint le Sesterce d’Or (Grand Prix) du Festival documentaire de Nyon en Suisse (devenu aujourd’hui sous la houlette de Jean Perret, Visions du réel).
Maryflo
Olivier Lamour | 1997 | 52'
En janvier 1997, un conflit social très dur faisait la une des journaux. Dans une usine de confection du Morbihan, Maryflo, se déroułait une grève d’ouvrières réclamant le départ du directeur de l’usine. Il était accusé par les syndicats de régner avec des méthodes dignes d’un roman de Zola, usant et abusant des injures les plus sexistes. Olivier Lamour pour Strip-Tease avait filmé dans cette entreprise un mois avant le conflit, l’ambiance qui régnait entre les principaux protagonistes, les ouvrières et le directeur. Première partie et premier acte : Maryflo I, La guerre des tranchées.
Quand un mois plus tard, le conflit a éclaté, l’équipe était sur place, slalomant entre les grévistes, les non-grévistes, le directeur et le PDG qui en l’occurrence est une pédégère. Cela donne ce regard multiple, cette approche des protagonistes que tout oppose et qui ne se parlent parfois que par caméra interposée. Deuxième partie et deuxième acte : Maryflo 2, La guerre des tranchées.
Après diverses péripéties dont l’occupation de l’usine, le tribunal de commerce de Lorient a écarté le directeur et nommé un administrateur provisoire. Le travail a repris mais une des chaînes de l’usine a été arrêtée et soixante-quatre ouvrières ont été licenciées. Un recours est en instance de jugement. Mais délaissant la base, « Strip-Tease » s’est attaché aux pas de la pédégère qui pour être une patronne de poigne n’en est pas moins une femme, une vraie. Et c’est la dernière époque : Maryflo 3, Le repos du guerrier…
Épilogue : Si chacun restait à sa place, les ouvrières plus efficaces, les patrons un peu plus coriaces, on éviterait la lutte des classes…
