Mercredi 15 novembre 2006, 14h00

mercredi 15 novembre 2006 à 14h00

Espace Jean Vilar - salle 1

Dominique Dubosc

1 – Cruauté de l'observation et tendresse du regard


Le Documentariste ou le Roman d’enfance

Le Documentariste ou le Roman d’enfance

Dominique Dubosc | 1989 | 42’ | France

Dans un beau salon parisien, un homme raconte à sa mère, en feuilletant l’album de famille, l’histoire merveilleuse et tragique de son enfance. Entre deux épisodes de ce « roman », on voit des extraits de six films documentaires réalisés vingt ans plus tard par l’enfant devenu homme. Le Documentariste ou le roman d’enfance propose ainsi, à la manière de Georges Perec, deux récits indépendants, croisés chapitre par chapitre.

Un documentariste réalise un retour sur images. Celles de sa vie, celles de ses films. Il interroge le cinéaste, « l’objectif » du documentaire. La part de l’intime. Ce qu’il recherche en filmant. Un ciné-journal à rebours qui ne recherche pas la rationalité mais l’immersion dans le sens profond des actes. Dominique Dubosc a notamment réalisé un film sur et avec Jonas Mekas, Visiting Jonas Mekas.

« Le son d’une flûte japonaise / des images documentaires / une photo de bébé en Chine / Une autre d’un jeune homme à côté d’une caméra… La voix dit : Quand je revois aujourd’hui les premiers documentaires que j’ai tournés en Amérique du Sud et en France, si je me demande pourquoi j’ai fait ces films-là, ce qui me vient à l’esprit n’est pas une explication, mais plutôt l’image d’un petit enfant… »


Manojhara ou la léproserie Sainte Isabelle

Manojhara ou la léproserie Sainte Isabelle

Dominique Dubosc | 1969 | 21’ | France

Quand la maladie devient trop visible, la léproserie reste le seul refuge. Beaucoup de lépreux croient alors que « la vie est finie ». En fait, loin du regard (et de la peur) des bien portants, une nouvelle vie commence : dès lors qu’il accepte l’image de lui-même que lui renvoient les autres malades, l’interné peut trouver « une nouvelle manière d’être ».

Dans la léproserie Santa Isabel (Paraguay), les malades se répartissent en deux groupes : ceux du Centre et ceux de la Périphérie. Ceux qui ne sont pas encore trop atteints, qui gardent une certaine autonomie, restent autant qu’ils le peuvent à la périphérie, et s’efforcent de vivre une vie « normale » (généralement en couple) dans de petits ranchos indépendants. Les autres, les solitaires, les vieux, les impotents, boivent, plaisantent et rêvent dans les deux pavillons centraux.

 


Los Dias de nuestra muerte

Los Dias de nuestra muerte

Dominique Dubosc | 1970 | 16’ | France

Choses vues dans les mines d’étain de Bolivie à l’époque du massacre de la Saint-Jean.