samedi 7 décembre 1996 à 14h00
Salle Saint-Éloi
Sélection de la compétition de création documentaire
Folle Patience
Dominique Verrier | 1996 | 21' | France
Dans un foyer, Jacques vit avec Alexandra une histoire d’amour… Jacques parle beaucoup, Alexandra pas du tout. Jacques a cinquante-neuf ans, Alexandra vingt-quatre. Jacques et Alexandra sont tous les deux paralysés.
Inès, ma sœur
Carole Fierz | 1995 | 59'
Inès Bacan est fille, petite-fille, arrière petite-fille de chanteurs. Elle dit en évoquant son adolescence « dans ma famille si tu ne chantais pas bien ou n’étais pas gracieux, personne ne te prêtait la moindre attention. Et moi je n’étais pas gracieuse » ajoute-t-elle « je ne l’ai jamais été ». Un soir, après trente huit années de silence, elle délivre un chant qui laisse toute la famille présente, ahurie et émue…
II semble y avoir mille et une manières d’appréhender l’âme, l’esprit d’une musique et l’expression de la culture d’où elle jaillit. A priori… Le Flamenco ne devrait pouvoir y échapper. Après moult heures de visionnage de films sur les musiques de Méditerranée, l’impression s’impose : l’audace, les possibles se réduisent comme une peau de chagrin. Reste une forme séduisante, celle du périple mosaïque à l’image du Voyage andalou de Jana Bokova, de Latcho Drom de Tony Gatlif.
Inès, ma sœur démontre qu’il en est une autre, plus intimiste et pudique. Avec une caméra confidente sans le miel équivoque de la complicité. Qui ne cherche pas obsessionnellement « authenticité » mais sait insinuer sa présence pertinente. Sans avoir peur des silences, des moments en suspens. Il lui faut du temps. Le temps qu’il faut. De la confiance et de l’échange. Fréquenter, donner, recevoir sans doute, Carole Fierz connaît Pedro Bacan et le clan gitan des Pinini depuis un certain laps de temps. Elle les a fait venir en concert en France. Et puis, elle a fait ce film, en prenant ce temps qu’il faut. Sans ressentir le besoin d’accélérer la sortie de chrysalide pour rendre la chose spectaculaire. Bien sûr, les amateurs de « folklore » n’y trouveront sans doute pas leur compte…
Nord pour mémoire, avant de le perdre
Isabelle Ingold et Vivianne Perelmuter | 1996 | 30' | France
Ce documentaire, composé presque exclusivement d’images d’archives, retrace la mémoire de la mine dans le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais, tout au long de ce siècle. Le passé, plus ou moins lointain, n’y est pas évoqué à la manière de nos manuels d’histoire, mais poursuivi selon un point de vue plus intime, plus quotidien, attentif aux détails, et porté par le récit à la première personne de cinq personnages : l’ingénieur, le porion (contremaître), le galibot (jeune mineur), le délégué mineur et le médecin. Des entretiens réalisés dans le bassin houiller et des archives écrites (rapports, lettres) en ont constitué la trame et le style.
L’Ours et la Petite Mariée
Jean-Claude Taki | 1996 | 11' | France
Que sont devenus les tsiganes en ex-Yougoslavie ? Je ne le sais pas. Alors je me souviens… Demain…
Parole portée
Axel Guyot | 1997 | 22' | France
Parole portée est un documentaire sur l’alchimie de la création. Sans commentaire, le film se concentre autour du geste du sculpteur Nicolas Alquin et des jeux de lumière sur la matière. Pas à pas, il suit l’élaboration d’une sculpture qui représente un corps portant sa tête coupée dans ses bras. Depuis le travail des abeilles sur la cire, matière première de l’artiste, jusqu’à la fonte du bronze, Parole portée est une parole portée jusqu’après la mort.
Sur la plage de Belfast
Henri François Imbert | 1996 | 40' | France
Par un jeu de hasard, le réalisateur s’est trouvé en possession d’un film Super 8 dans une caméra offerte par son amie de retour d’un voyage à Belfast. Il découvre des images d’une famille s’amusant au bord de la plage et décide de se rendre en Irlande du Nord pour la retrouver.
