vendredi 23 novembre 2001 à 14h00
Espace Jean Vilar - salle 1
Prix du Documentaire court
Programme #1
Matrilineal
Caterina Klusemann | 2001 | 30'
« Matrilineal est l’histoire de ma grand-mère, ma mère, ma sœur et moi. Après la mort de mon père nous sommes allées vivre toutes les quatre dans une villa en Toscane. Ma sœur et moi allions à l’école italienne, nos amis étaient italiens. Mais dans notre maison, on parlait une multitude de langues, espagnol, polonais, allemand et ma grand-mère cuisinait d’étranges plats qu’elle appelait borsht et kasha. J’ai étudié les passeports vénézuéliens de ma mère et ma grand-mère et me suis demandé ce que signifiait que ma mère soit née à Lvov en Pologne en 1940, pourquoi était-il indiqué que ma grand-mère s’appelait Toporowska alors qu’on l’appelait Hochmann ? », Caterina Klusemann.
Une vie de déni menace de détruire trois générations de femmes. La cinéaste éprouve la nécessité de se confronter aux forces du passé et de finalement libérer sa famille de l’étreinte de ses secrets.
Monsieur Scié
Dominique Henry et Vincent Detours | 2000 | 26' | Belgique
Avez-vous déjà essayé d’imaginer concrètement quel effet ça fait d’avoir quatre-vingt ans ? Les médias nous montrent des vieillards dynamiques, sportifs et souriants. Il s’agit là d’une fiction rassurante, mais grossièrement inexacte. Le vieillissement, en particulier dans sa phase finale, est un processus pénible physiquement et éprouvant psychologiquement. Le film prend le contre-pied des clichés idylliques en montrant une journée d’un vieillard ordinaire.
Un voyage au Portugal
Pierre Primetens | 2000 | 13'
« Ma mère est morte lorsque j’avais cinq ans. Mon père ne m’a jamais parlé d’elle. L’année dernière, c’est la famille portugaise de ma mère qui m’a retrouvé. Je pars au Portugal, retrouver cette famille que je n’ai pas vue depuis vingt ans. », Pierre Primetens
Une petite cantate
Nicole Zeizig | 2001 | 26'
Un film qui affronte la mort et l’absence. Construit sur le fil du chagrin, ce film se fait dans l’après, là où toute la difficulté d’être consiste à faire « avec », alors qu’il est juste question d’arriver à vivre « sans ». Il raconte le voyage solitaire qu’il faut faire pour accepter de vivre malgré la douleur. Il essaie de rendre visible et audible de quoi sont faits les lendemains, de dire ce qu’il reste de l’autre quand il n’est plus là, ce que cela modifie dans le regard que l’on porte sur le monde, comment on peut tout à la fois se laisser submerger par le chagrin et l’apprivoiser.
Vozar
Milena Bochet | 2001 | 26' | Belgique
Dans l’osada tsigane de Hermanovce, Vozar tient un rôle prépondérant. Non seulement il est respecté pour son vieil âge mais il est également reconnu pour les histoires qu’il raconte et qu’il transmet. Vozar gère également la diffusion des programmes à la télévision. C’est lui qui répare les téléviseurs, c’est encore lui qui vient couper le feuilleton Esmeralda.
Vozar aime brouiller l’écran et la réalité, afin de mieux emporter les siens dans le monde du conte. Soudain dans le feu les acteurs mexicains font place aux esprits, les mères douces et les nains mystérieux chassent les héroïnes, les morts ressuscitent et les vieux rajeunissent. L’imaginaire rejoint la réalité.
