Décoration festival

Thomas Dreyfuss

Thomas Dreyfuss trouve une grande partie de son inspiration dans les signes et symboles du passé (peintures rupestres, masques africains, codes maya, objets d’art populaire comme les marques à beurre, marques à pain, etc,) qu’il intègre dans ses toiles en les faisant se confronter à une imagerie contemporaine (BD, graphisme, graffitis, publicités, signalétiques, etc.).

Ce qui l’intéresse dans le signe ce n’est pas ce à quoi il renvoie, mais c’est l’invitation à le redessiner et à le peindre qu’il porte en lui.

Les tableaux de Thomas Dreyfuss n’ont donc rien d’ésotérique et il n’y a pas de message à décoder puisque les signes sont surtout utilisés pour leurs qualités plastiques et tendent ainsi à créer de nouvelles valeurs signifiantes.

En même temps que l’élaboration de cette nouvelle syntaxe picturale, les œuvres de Thomas Dreyfuss s’échappent progressivement du cadre de la bidimensionnalité. En effet, les superpositions d’affiches utilisées comme supports sont creusées, frottées, arrachées, et laissent apparaître relief et profondeur au cœur de l’espace peint.

Perig Pitrou