Liban-Palestine : 1969/2009

Films


Cent visages pour un seul jour

Cent visages pour un seul jour (Miat wajh li yom wahed)

Christian Ghazi | 1969 | 90' | Liban

Entrelaçant narration dramatique et images documentaires, ce film pionnier montre, caméra au poing, le combat des militants communistes de la cause palestinienne au Liban au début des années soixante-dix. Il s’agit de l’unique œuvre qui a survécu à la destruction de la filmographie de Christian Ghazi.


Éloge de la raison

Éloge de la raison

Waël Noureddine | 2010 | 23' | France

Une topographie de l’univers mental d’un drogué qui fait écho au chaos du monde l’environnant.


Fix Me

Fix me

Raed Andoni | 2010 | 98' | Palestine, France, Suisse

Raed, auteur réalisateur palestinien, a mal à la tête. Au sens propre comme au figuré. Ça l’empêche de travailler. Il décide de se faire soigner et se rend au service de Santé mentale du Croissant Rouge de Ramallah. Le chef de service lui promet de le guérir en vingt séances. La salle de consultation est séparée d’une pièce mitoyenne par un miroir sans tain. Ce dispositif qui sert habituellement à la formation des internes, permettra à Raed de filmer sa thérapie. Et au spectateur de pénétrer la psyché de cet étrange personnage, sorte de cousin palestinien de Woody Allen, et de découvrir son monde.

« Raed Andoni a quarante ans, tout comme l’occupation israélienne de la Cisjordanie, et souffre d’une migraine tenace. De cette céphalée invalidante, il a oeuvré à un film où l’intime entre en résonance avec le destin collectif de son peuple.

Parcourant des paysages éventrés, Raed Andoni mène l’enquête, rassemble ses souvenirs manquants – interroge son thérapeute, ses amis, sa famille –, passe les check-points comme un ressassement. Fix me traite de la perméabilité, de la porosité : il montre comment l’histoire des territoires occupés s’est insidieusement insinuée dans le corps du cinéaste. En usant de la juxtaposition, de l’opposition, de l’enlacement même de certains plans, le film interroge aussi avec finesse, toute la complexité d’une réalité historique.

Par son rythme, sa densité, la beauté des cadres, la musicalité de la bande sonore, le cheminement de sa pensée, Fix me agit comme un antidote à la guerre. Par son humour et son intelligence, il constitue un merveilleux et subtil bras d’honneur aux extrémistes des deux bords. »

Raphaël Mathié et Aurélia Georges, Cinéastes (Africultures)


Time of Breadth

Time of Breadth

Ali El-Darsa | 2009 | 8' | Canada

Time of Breadth met en scène une conversation téléphonique entre l’artiste et sa mère à propos des guerres libanaises. Il en découle un portrait politique à échelle intime qui révèle la vulnérabilité de l’artiste face à un passé douloureux.


Séances

mercredi 3 novembre 2010 à 18h30

Espace Jean Vilar - salle 1

mercredi 3 novembre 2010 à 21h00

Espace Jean Vilar - salle 1
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Avant-première de Fix me

  • Fix me
    Raed Andoni | 2010 | 98’ | Palestine, France, Suisse