Périphérie

Soirée anniversaire pour les 15 ans de… Périphérie

Ľoiseau rare

A l’époque où nous avons fondé …! Périphérie, Jean-Patrick Lebel et moi-même, le cinéma documentaire était un oiseau rare et bien peu d’entre nous croyaient qu’on pouvait raconter une histoire et élaborer une écriture avec ce cinéma-là. Les salles ignoraient totalement cette production. Arte n’existait pas encore. Le vrai cinéma, c’était le baiser sur la bouche en gros plan, et comme disait Samuel Fuller « la haine, l’amour, le sang, la violence ». Le documentaire, c’était filmer des animaux sauvages, des pays inconnus et parfois des ouvriers en grève.

Consacrer l’activité d’un Centre de création cinématographique au cinéma documentaire tenait de la gageure. Mais nous étions tout de même quelques uns à y voir autre chose. À s’y essayer. À le réaliser. À le produire. Nous n’avions pas tout à fait tort.

Les quinze ans de Périphérie que nous fêtons cette année en sont la preuve.

Claudine Bories


Périphérie : Qu’est-ce que c’est ? 

Centre régional de création cinématographique, Périphérie est implanté en Seine-Saint-Denis depuis 1984. Il a pour vocation de promouvoir et soutenir le cinéma indépendant et en particulier le cinéma documentaire selon trois axes principaux : l’aide à la diffusion, l’action éducative et l’aide à la création ; auxquelles il faut ajouter les Rencontres du Cinéma Documentaire dont la 5ème édition a eu lieu du 8 au 17 octobre 1999.

Nous appelons « cinéma indépendant », les œuvres cinématographiques et télévisuelles qui naissent de l’initiative d’un auteur, et qui témoignent d’un regard et d’un engagement singuliers.

Depuis quelques années, le cinéma documentaire est devenu un maillon central de ce cinéma-là.

Produit dans une économie minimale et grâce à des supports légers, il renouvelle les structures du récit cinématographique, il propose des points de vue sur le monde, il nous questionne.

C’est pourquoi, Périphérie a choisi de privilégier ce cinéma documentaire.


Subventionné par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis et la Région Ile-de-France, Périphérie est également soutenu par le CNC – dans le cadre de la convention qui lie le Conseil général au Centre national du cinéma – et par la Procirep pour ses actions de diffusion.


Comment fonctionne l’aide à la création ?

Sont concernés, par l’aide à la création, les projets d’auteurs qu’ils soient destinés au cinéma ou à la télévision, dans la mesure où ils témoignent d’un fort engagement. Il s’agit d’une aide en industrie qui intervient essentiellement au moment de la post-production des films. Par ailleurs, Périphérie peut également fournir aux auteurs des conseils et des moyens techniques afin d’aider au développement en amont d’un projet, en vue de trouver un producteur. Cette intervention concerne tout particulièrement des projets qui nécessitent un travail au long cours ou dont le financement reste précaire voire insuffisant. Périphérie est équipée de trois unités de tournage, deux unités DV et une unité BÊTA, d’une unité de report multiformats (BETA, DV, DVCAM, U-MATIC et VHS), d’une régie de conformation (BETA SP) et de quatre salles de montage (AVID, BVU et U-MATIC). Périphérie entretient des liens privilégiés avec la société de production Périfilms logée sous le même toit.


Filmographie de Marie-Claude Treilhou

  • Simone Barbès ou la vertu (long métrage, fiction, 1981)
  • Une sale histoire de sardines (« Télévision de chambre », Ina, moyen métrage, 1983)
  • Lourdes l’hiver (court métrage, 1984, Prix Jean Vigo)
  • L’âne qui a bu la lune (long métrage, fiction, 1986)
  • Gaby, Artisan charcutier (documentaire, 1990)
  • Le jour des rois (long métrage, fiction, 1992)
  • Paroisse, Paroissiens, Paroissiennes… (documentaire, 1997)

Filmographie de Jean-Paul Andrieu

  • Mme Lenoir (9′, 1978)
  • Jardin du Luxembourg (7′, 1980)
  • Élise (27′, 1989)
  • Portrait de Romain Goupil (14’, 1989)
  • Journal de campagne (documentaire, 78′, 1996)
  • États de service (documentaire, 1999)

Filmographie de Pierre-Yves Moulin

  • C’est simple (8′, 1987)
  • Le butin de la reine (documentaire TV, 26′, 1990)
  • Paysage en hiver (26′, documentaire, 1993)
  • Histoires de sangliers à Poggio Di Nazza (26′, documentaire TV, 1993)
  • Le grand rush (ocumentaire TV, 26′, 1994)
  • A propos d’espoir (documentaire 16 mm, 57’, 1991-94)

Films


Le Fils du pressing

Pierre-Yves Moulin | 1998 | 54'

Pour sauver de la faillite le pressing de ses parents, Imad interrompt ses études de psychologie. Implanté au cœur d’une cité populaire, le commerce avait perdu une grande partie de sa clientèle, de plus en plus touchée par la crise économique. Pour ce jeune homme d’origine tunisienne, il n’est pas acceptable de perdre un patrimoine familial, symbole d’une ascension sociale réussie. Face à la crise, Imad fait preuve d’une énergie et d’une imagination exemplaires, inventant une politique de prix adaptée : « le tout à quinze francs »…


Il était une fois la télé

Il était une fois la télé

Marie-Claude Treilhou | 1988 | 52'

À la Bastide en Val dans les années quatre-vingt, on regarde la télé, on l’aime, on la charrie, on l’envie, on en parle. Même le curé dans son sermon évoque la séduction et les dangers de « la petite image ». À travers ces personnages à l’accent rocailleux que la réalisatrice connaît bien, nous découvrons une télévision chaleureuse et humaine.


La Traversée de la France à pied

Jean-Paul Andrieu | 1993 | 55'

Un homme à pied, avec une caméra, seul, pendant un an, traverse la France, de Paris à la Méditerranée. Il fuit les grandes villes, les grandes routes, les endroits fréquentés. Il cherche des paysages secrets, des lieux inattendus, et surtout des gens – ces « petites gens », toujours là, même si personne n’en parle. Et à travers ces rencontres, se filme et se construit une image de la France.


Séances

vendredi 29 octobre 1999 à 14h00

Espace Jean Vilar

Séance fictive.