Vendredi 10 décembre 2004, 19h00

vendredi 10 décembre 2004 à 19h00

Espace Jean Vilar - salle 1

Jean Rouch inédit

Regards comparés


Moi, un noir

Moi, un noir

Jean Rouch | 1958 | 80’

La vie et les espoirs de jeunes Nigériens venus a Treichville, faubourg d’Abidjan, pour « faire fortune ». « Nous vous montrerons ce que c’est que la vie de Treichville, ce que c’est que Treichville en personnel » dit Robinson. Le travail qu’il faut chercher quotidiennement au port, le dancing Espérance, la plage, la boxe, les filles, la prison : le quotidien de ces immigrés dans une « fiction » improvisée où les personnages ont « le droit de tout faire et de tout dire ».
« Dans Moi un noir j’ai essayé de donner la parole à un Noir d’une certaine manière : j’ai écrit sous la dictée, j’ai servi de porte-plume. Mon but est de montrer la vie, non de la reconstituer. »


Bronx Barbès

Bronx Barbès

Eliane de Latour | 2000 | 110’ | France

À la lisière d’une grande ville, dans l’Afrique contemporaine, deux amis sans le sou, Toussaint et Nixon, passent leur temps à errer en quête d’un larcin à commettre. Responsables d’un meurtre accidentel, ils se réfugient dans le ghetto du Bronx et entrent dans les gangs, une société très codée : les « vieux pères » sont les chefs et les « fistons », qui font office de lieutenants, doivent encore faire leurs preuves. Dans cette quête initiatique, des acteurs professionnels interprètent les petits rôles, mais on a confié les rôles principaux à des gens de la rue. Le scénario a reçu l’aval de trois vieux pères, qui ont repris des scènes d’action, ajoutant des détails, suggérant des dialogues, dans la langue des ghettos, truffée d’anglicismes, le nouchi. Le documentaire a fini par surgir du dispositif fictionnel, soutenu par une longue enquête sociologique. Il s’agissait de « trouver une forme de justesse qui rende hommage à ce qu’ils sont sans abolir mon regard sur eux. »