samedi 23 novembre 2002 à 19h00
Espace Jean Vilar - salle 2
Sélections Films Courts
La Tribu des Baïach
Andras Solymos | 2002 | 30’ | Hongrie
En 1975, le cinéaste filmait les clans Kanalas et Linguara, Roms de Hongrie. II revient dans ces familles qui se revendiquent toujours « Baïach », ce qui dans leur langue en déshérence et seulement parlée par les anciens, signifie « creuseurs de bois ». Andras Solymos les confronte à une vision en miroir et en noir et blanc, de ce qu’était leur vie âpre, violente et libre. Ce quart de siècle d’écart semble des années lumière, mêlant pourtant figures disparues, témoins vivants et nouvelles générations imprégnées de cette culture mais porteuses d’autres rêves. Le dernier « creuseur de bois », en faisant voler les copeaux, semble effeuiller comme des strates de temps que rien ne saurait mesurer et un devenir difficilement déchiffrable. D. H.
Volver
Alfred Ryft Triangeli | 2002 | 40’ | Belgique
Oser la vie « autrement » pour ne pas glisser dans la pire des nostalgies, « celle du regret de ce qui n’a jamais existé ». Marie-Anne à l’approche de la cinquantaine décide de quitter Bruxelles pour Buenos Aires. Alfred, le cinéaste l’accompagne dans quelques unes des étapes cruciales de ce « Retour » où elle cherche à inscrire ses rêves dans le réel, aimer, sentir, ressentir, écrire. Au bord du doute, dans le chassé croisé des bonheurs et des pleurs, avec des projets et « le monde autour de soi ». Un film portrait, un film parcours, en complicité sensible où s’évoque l’enfance, l’image du père, les rencontres, sur un rythme tango. D. H.
Ces jours d’exil
Julien Feder | 2001 | 40’ | France
Un couloir aux néons blafards pour cour de récré. Des visages fermés d’Afghans, d’Angolais, de Kurdes, de Rwandais, de Tchétchènes. Les guerres racontées. Sur une télé, des images de Kaboul détruite. Une jeune ado, comme une évidence : « Si on a des papiers, c’est sûr que je serai heureuse. » Le français qu’on apprend. L’attente. À nouveau le couloir aux néons blafards. Étrangement des cris de joie résonnent. Chantal, une Africaine, vient de recevoir une réponse positive à sa demande d’asile. Elle et sa famille vont enfin pouvoir quitter le centre d’accueil pour réfugiés de Lannemezan (Hautes-Pyrénées). M. D.
