samedi 7 décembre 1996 à 14h30
Point J
Jeune vidéos, vidéo Jeunes
L’Arche de Noé de Maman Tata
Marie-Christine Carle | 1993 | 25'
Bambins de toutes races, animaux de tous poils, plantes vertes, tas d’objets et de jouets, telle est, dans moins de quarante mètres carrés l’arche de Noé de Maman Tata, concierge à Belleville. « La maman du 20e » a même adopté des papis mamies du quartier pour que ses gamins aient une vraie famille.
Chéops et le secret des chambres de Thot
Edwige Kertès | 1991 | 14' | France
L’orgueilleux Chéops, roi de l’ancien empire égyptien, rêvait de connaître le secret des chambres de Thot, dieu de l’écriture et de la magie, afin d’achever la construction de sa pyramide, une des merveilles du monde. Il voulait aussi briser la prophétie qui annonçait la chute de sa dynastie au profit de celle des fils de Rê, le dieu soleil. Dans ce dessein, il fit appel au magicien Djédi, mais…
Schéhérazade
Florence Miailhe | 1995 | 17'
Schéhérazade raconte la légende inaugurale des Mille et une Nuits.
Ayant découvert l’infidélité de ses épouses, le sultan Schahriar sombre dans la démence. Ni le massacre des amants dans les jardins du palais, ni la rencontre d’un génie plus infortuné que lui, ne comblent sa soif de vengeance. Il décide d’épouser chaque nuit une jeune fille et, pour qu’elle lui reste fidèle, de la tuer au matin. Seule Schéhérazade, aidée de sa petite sœur Dinarzade, saura apaiser cette folie destructrice.
Dans ce récit se mêlent des sentiments avec lesquels il ne fait pas bon vivre, la tyrannie, la jalousie et la fureur, mais aussi le désir, la jouissance et l’apaisement. La légende de Schéhérazade autorise toutes les lectures mais aucune interprétation ne l’épuise.
Schéhérazade n’est pas une courtisane, encore moins une victime. C’est une toute jeune fille déterminée à épouser le tyran pour sauver son pays du désastre. Son mariage est un défi, un acte de résistance. Armée de toutes les histoires qu’elle connaît, celles qu’elle a apprises et celles qu’elle invente, elle se moque de la mort. Elle la pulvérise. C’est cela la splendeur : une femme qui parle contre la mort.
Dans ce film, l’image mène le jeu. La peinture animée, au pastel sec sur papier, crée le rythme où viennent s’enchâsser la musique, le texte et la voix de la conteuse. Ces trois univers constituent les lignes d’une même partition. Chacun, dans son domaine, s’inscrit dans la matière et la couleur même de l’image, le mouvement qui se dessine, l’histoire qui se raconte. Schéhérazade est empreint de l’univers magique et troublant des contes orientaux. Florence Miailhe se laisse porter par cet Orient mythique qui nourrit depuis des siècles l’imaginaire des artistes occidentaux.
Les Soleils de Sadia
Edouard Mills-Affif | 1992 | 17'
Portrait d’une femme maghrébine vivant seule avec ses quatre enfants dans une cité de la banlieue parisienne.
