vendredi 6 décembre 1996 à 15h30
Salle Saint-Éloi
Sélection de la compétition de création documentaire
Chère Grand-mère
Patrice Dubosc | 1995 | 18' | France
Des films 8 mm tournés par une mère disparue, une grand-mère polonaise inconnue, un « voyage de retour », une femme aimée : des fragments à partir desquels il s’agit, pour le héros, de renouer les fils rompus de la vie.
Le Dossier Melbouci
Angelo Caperna | 1996 | 21'
Monsieur Melbouci se présente à l’association pour le Droit à l’initiative économique (ADIE) pour demander un prêt de trente mille francs. Les étapes pour l’établissement d’un dossier ressemble à une course d’obstacle.
Moments tibétains
Ariadne Breton-Hourcq | 1995 | 30'
Un regard lent scrute la vie aux abords de grands lieux de culte tibétains. Une tension sourde s’étire et aplatit sans répit les hommes sur les murs dans le braiment des ânes. L’œil fouille, défait les formes, assiste à la défiguration des êtres dans la lumière, participe à la beauté d’un monde et à son sommeil de chien, transforme le rire d’un jour en un énorme chant d’espoir.
Le Pacte fragile
Alain Dufau | 1996 | 34' | France
C’est un portrait du photographe Jacques Windenberger, membre de l’Agence Rapho, qui, depuis trente-cinq ans, dresse la chronique des gens et de leur cadre de vie. Avec eux, il engage une réflexion sur l’utilisation de l’image dans notre société.
Le tournage s’est effectué à Marseille, dans les quartiers nord et le centre ville, et dans les collèges où les photographies donnèrent lieu à un travail d’expression. Mais aussi à Sarcelles où le photographe engagea son métier, à Cap d’Aïl dans un foyer pour travailleurs immigrés, à Carros dans une ville nouvelle, à Niolon dans des cabanons…
Un film dont la simple ambition est de partager le désir de rencontre comme source du travail d’image.
Le film trouve son origine dans le travail photographique Images de Marseille, question de fraternité, publié aux éditions Alternatives.
Qui je suis
Bertrand Bonello | 1996 | 41' | France
En 1966, atteint d’un grave ulcère, Pasolini revient sur sa vie et son œuvre. Il rédige alors un long poème autobiographique, en prose, qu’il remanie avant de le délaisser. Trente ans après sa mort, Bertrand Bonello décide d’en faire un film, en hommage à cet artiste survolté.
Un automne en Pologne
Julien Donada | 1996 | 15' | France
« Un peu avant l’hiver, le jour de la Toussaint, j’arrivais en Pologne avec un ami. Mais qu’est-ce que la Pologne ? La Pologne, c’est le pays où l’on va chercher ses origines. Mais pour moi, rien de près ou de loin ne me liait avec ce pays. Aucune origine polonaise, aucun juif dans ma famille, aucun déporté. Rien. Rien ou presque. Cet ami qui m’accompagne a une grand-mère, une grand-mère juive polonaise, elle est tellement discrète là-dessus qu’on l’oublierait presque. La Pologne, c’est le pays où l’on va chercher ses origines, si on n’en a pas, on va chercher celles des autres, et puis aussi, on regarde. »
