Samedi 20 novembre 1999, 20h30

samedi 20 novembre 1999 à 20h30

Médiathèque Jean-Jacques Rousseau

Périphériques

Soirée spéciale courts.


Cathédrale

Xavier Baudouin | 1998 | 27' | France

À Mejorada, tout près de Madrid et son aéroport, Justo a entrepris, voici trente ans, de construire tout seul la dernière cathédrale d’Espagne. Une « forteresse romane, en moins massif », qu’il bâtit sans plans préalables, avec des matériaux de récupération et le renfort de deux garçons du village, Sergio et Antonio. Touristes et voisins en visite défilent sur le  chantier immense, tandis que le maître d’œuvre et ses apprentis, indifférents aux regards, s’activent sous la coupole  inachevée. « On accepte les dons pour finir les travaux. »


Diego

Frédéric Goldbronn | 1999 | 39' | France

La guerre civile espagnole (1936-1939) fut aussi une tentative inédite de révolution libertaire. Diego Camacho est l’un des derniers témoins de cette expérience, qui a marqué toute sa vie. Je lui ai proposé de commenter une sélection de photos de l’époque, dont certaines s’attachent à des souvenirs directement vécus, tandis que d’autres renvoient aux scènes de son « roman familial », le film sera monté comme s’il s’agissait d’une seule nuit, et se déroulera entièrement dans un vieux café de Barcelone. C’est un film sur le travail de la mémoire, qui repose sur un double dispositif : il prend appui sur une iconographie originale de la guerre d’Espagne pour interroger la mémoire de l’un de ses derniers survivants et en même temps se sert de la mémoire vivante pour questionner la mémoire photographique.


Là-bas où le diable vous souhaite bonne nuit

Là-bas où le diable vous souhaite bonne nuit

Edyta et Vincent Sorrel | 1999 | 34' | France

Le bout du monde. La Pologne et son monde paysan vivent une rupture. La grand-mère se meurt et avec elle la ferme. Ce n’est plus possible de vivre de si peu (pour si peu). Son fils, l’homme du bout du rang, ne restera pas seul au milieu de cette forêt. Quel en est le sens ? Il se souvient de cette période où il travaillait « en ville », il y a quinze ans. Il n’arrive pas à regretter et pourtant il sait bien qu’il ne peut pas rester sur ce sable. À Varsovie, les bouleversements économiques sont ce qu’ils sont. On ressent un vide insupportable. Cette mort devant puissante devant laquelle on reste les bras ballants. Alors, il va partir, on ne voit pas ce qu’il peut faire d’autre. Nous ne savons pas ce qui l’attend.

Une photographie de l’instant. Un essai documentaire, à travers une simple histoire, sur les événements humains et économiques qui se déroulent en ce moment en Pologne.

Encore une image de la vie traditionnelle paysanne qui disparaît sous nos yeux, bouleversée par une évolution des sociétés qui, dans les pays occidentaux, a mis quarante ans à se réaliser.


La Mémoire de mon père

La Mémoire de mon père

Patrick Zachmann | 1998 | 30' | France

Le film d’un fils à son père, avec son père. Le photographe de l’agence Magnum prend la caméra pour tenter de rompre le silence qui s’est installé entre lui et ce père qui arrive au terme de sa vie. Un film sur la mémoire, la transmission intime, la filiation. Mémoire de la déportation des grands-parents, mémoire du camp de prisonniers où le père tente de cacher ses origines juives… À la faveur de ce dialogue renoué, Patrick Zachmann va plus loin, il essaie de comprendre ses propres interrogations. Pourquoi est-il devenu photographe ? Que signifie véritablement être juif ?… Les réponses sont au-delà des souvenirs douloureux que ce père livre à son fils comme un dernier cadeau. Bien plus qu’un travail de mémoire, c’est une transmission qui s’opère et c’est en cela que ce film personnel atteint une dimension universelle.


Tête de file

Luc Decaster | 1998 | 2'

Visages de tous les continents. Comme la Terre, ils tournent. Des regards interrogent, bousculent. Des mots évoquent quelques bribes d’Histoire… Et l’espoir des Sans-Papiers.