L’Autre Côté

Suite japonaise

Suite japonaise (2ème partie)

Journal filmé d’un premier voyage au Japon, qui s’intéresse autant aux araignées qu’aux trains, aux femmes qu’aux onnagatas, à Tôkyô qu’à Ôsaka et à l’île de Shikoku, aux petits poissons qu’aux vieilles dames, aux éperviers qu’à tout ce qui est Japonais.

J’ai rêvé d’une grande étendue d’eau

J'ai rêvé d'une grande étendue d'eau

Dans sa consultation d’ethno-psychanalyse, à l’Hôpital Avicenne de Bobigny, Marie-Rose Moro reçoit des familles migrantes du monde entier. Là, les patients peuvent exprimer ce qui leur arrive, sans se couper de leurs croyances, de leurs coutumes, ni de leur histoire. Lieu d’invention autant qu’espace clinique d’exception, ce service a pour la première fois accepté qu’une caméra témoigne du travail sensible qui s’y déroule.

Un Mondo diverso è possible !

« Nous avons fait un film pour raconter ce qui s’est produit d’extraordinaire à Gênes pendant les journées du G8. Nous étions avant tout animés du désir de contribuer à donner un visage et une voix à ceux qui représentent des milliards d’êtres humains à qui l’on refuse le droit de participer aux décisions considérables dont dépend leur avenir, l’avenir du monde. Et aussi du désir de comprendre ce mouvement nouveau (ceux que l’on appelle le “peuple Seattle”) qui est multiple et complexe. Tous, nous sommes allés à Gênes pour connaître, comprendre et raconter ce nouveau sujet social, culturel et politique. Notre désir était (est) de connaître et de faire connaître ces grandes masses de jeunes qui jugent le système capitaliste, tel que nous le connaissons, incapable d’assurer ce “passage de civilisation” dans l’histoire de l’homme […] », Déclaration collective des auteurs

Amour humain, amour divin

Élise et Bruno vivent ensemble depuis neuf ans, leur histoire d’amour a commencé en même temps qu’une démarche spirituelle commune. Ils expérimentent l’amour au quotidien à travers leur relation et l’amour spirituel à partir d’un travail intérieur. Peut-on concilier ces deux formes d’amour ?

On va encore parler d’amour

J’ai souvent envie de partir ailleurs pour faire semblant de chercher des réponses sur l’amour. Cette fois-ci, je suis allé voir d’où je viens. Trois femmes de ma famille, ma grand-mère, ma mère et ma sœur aînée ont accepté de m’aider en me parlant d’elles, de leur regard sur l’amour.

Que du bonheur ?

Quelques jours auprès de ma grand-mère à évoquer mon grand-père qui fut son mari, son patron, son amant, pendant soixante années. Un tête à tête ou je m’entête à apprendre les secrets de l’amour qui lia si longtemps ces deux êtres. En apprendre la recette ? Comment vivre ensemble et être heureux si longtemps ? Que du bonheur ? Vraiment ?

Passing Drama

Passing Drama

Passing Drama est basé sur différents témoignages de réfugiés. « Drama » est une petite ville située au nord de la Grèce. « Drama », en grec, peut aussi bien signifier scène, narration ou pièce de théâtre. Drama est habitée par des réfugiés (y compris mes grands parents) qui sont des survivants de la déportation d’Asie Mineure vers la Grèce en 1923. Pendant la deuxième guerre mondiale, leurs enfants ont fui l’occupation bulgare et sont devenus des travailleurs esclaves dans l’Allemagne de Hitler. Les entretiens avec ces réfugiés, liés au récit de mon père lorsqu’il a quitté la Grèce pour Vienne, retracent un parcours diagonal qui traverse l’Europe. Bien que, pour la première fois, les réfugiés aient été considérés comme un phénomène de masse avec le déclin des empires Austro-Hongrois, Ottoman et Russe, l’idée que ces réfugiés étaient sans nationalité n’a jamais été considérée dans l’histoire des États impliqués. Passing drama a été conçu comme une structure hypertexte d’images et de sons visualisant la mémoire et le souvenir grâce à des techniques de montage non linéaire. Le film exprime le point de vue d’une minorité, dont le passé semble avoir été dévoré par les machines industrielles, privilégiant ainsi la majorité.

Kayam al Hurbano

Le matériau de cette œuvre a été tourné sur plusieurs mois à Dheisheh, un camp de réfugiés près de Bethléem, ainsi que dans la banlieue d’Hébron pendant l’été et l’automne 1998. Nous sommes allés interviewer des personnes dont les maisons avaient été démolies ou étaient menacées de démolition par le gouvernement  israélien, comme c’est le cas pour beaucoup de réfugiés du camp. Des bribes de leurs histoires et des commentaires se mêlent à nos images, ainsi qu’à un court texte onirique écrit par Bosmat Alon. Celui-ci reflète la complexité de notre position en tant que témoins de la situation – tour à tour indiscrets, distants, étrangers ou coupables. Cependant, ce travail est surtout marqué par le silence pesant d’une attente permanente, d’un moment figé ; une marge de non-manœuvre.